RÉPARATION DES MÉTAUX DU TROISIÈME GROUPE
SépArailon des métovx dn troisième groupe d*avec les métaux dn premier et dn deiuclèmc groupe.
197. Le procédé général^ à l'aide duquel on sépare les métaux du troisième groupe d'avec tous les métaux des deux premiers groupes, consiste à faire passer jusqu'à refus et très-lentement un courant d'hydrogène sulfuré dans la solution acidifiée par un acide minéral (acide chlorhydrique ou nitrique). La séparation est effectuée quand la liqueur ne précipite plus et qu'elle exhale une forte odeur d'hydrogène sulfuré. On recueille alors, en une seule fois, le précipité sur un filtre et on le lave immédiatement et sans interruption avec de l'eau chargée d'hydrogène sulfuré. Il est utile, pendant la fiUration, de couvrir l'entonnoir avec une plaque de verre. Ces précautions sont surtout nécessaires en présence du cuivre dont le sulfure s'oxyde avec une extrême rapidité et passe facilement dans les eaux de lavage. La solution filtrée contient tous les métaux du troisième groupe; on les sépare d'après les procédés décrits plus haut. Le précipité formé par les sulfures des métaux des deux premiers groupes est soumis au traitement indiqué pour la séparation des métaux du premier groupe d'avec ceux du deuxième (135 et suiv.).
Ce mode de séparation, quoique très-simple, exige dans plusieurs cas une extrême attention. Il faut se rappeler que le sulfure de cuivre se dissout en petite quantité dans le sulfhydrate d'ammoniaque. On évite cet inconvénient
;H8 analyse MINÉRALE.
par remploi du sulfure de sodium ; cependant on ne peut en faire usage qu'autant que la solution ne contient pas de mercure dont les sulfures se dissolvent dans ce réactif. Quand la solution contient de Tétain au minimum, il est nécessaire d'ajouter au sulfure alcalin une quantité de soufre en poudre suffisante pour transformer le protosulfure en bisulfure.
La présence des métaux du troisième groupe rend en général la précipitation par Tbydrogène sulfuré très^ifTH cile, car le zinc et même le nickel et le cobalt sont aisément précipités avec les métaux des deux premiers groupes, quand la solution ne contient pas, à Tétat de liberté, une quantité notable d'un acide minéral. La séparation du cuivre d'avec le zinc, par exemple, ne s'effectue complètement que dans une liqueur renfermant le quart de son volume d'acide chlorhydrique de 1,13 de densité. Il convient toujours, dans ce cas, de rechercher la présence du zinc dans le précipité des métaux du deuxième groupe. Le zinc est toujours précipité en présence de l'acide arsénique, quel que soit d'ailleurs l'état de la liqueur; il se fait alors une combinaison insoluble de sulfure de zinc et de persulfure d'arsenic, ZnS,ÂsS^. Il faut, avant de traiter une telle solution par l'hydrogène sulfuré, transformer au moyen de l'acide sulfureux l'acide arsénique en acide arsénieux. 11 y a lieu de noter encore que l'hydrogène sulfuré ne précipite complètement les métaux du deuxième groupe que dans une solution acidifiée suffisamment étendue.
B- — HÉTHODES SPÉCIALES
198. Il existe pour plusieurs métaux des trois premiers groupes des moyens de séparation qui doivent, dans certains