DESSICCATION DES CORPS
35. Beaucoup de corps jouissent de la propriété de coudenser de la vapeur d'eau à leur surface. La quantité d*eau ainsi absorbée n'est pas toujours la mêmCy elle varie selon rétat hygrométrique de l'atmosphère et selon le degré de division des corps. Toutes choses égales d'ailleurs, la quantité d'eau condensée est d'autant plus grande que le corps est en poudre plus fine. Pour que les résultats d'une analyse soient comparables, il est nécessaire de commencer par dessécher la substance afin de la débarrasser de cette eau accidentelle.
Il est superflu de faire observer qu'il n'est question ici que de l'eau hygroscopique, et non pas de l'eau de cristallisation que contiennent un grand nombre de corps. Celleci est toujours en proportion définie et fait partie de leur constitution.
Tous les corps ne se dessèchent pas avec une égale facilité; il en est qui retiennent l'eau avec beaucoup de force et exigent une température élevée, tandis que d'autres l'abandonnent à la température ordinaire dans une atmosphère sèche. Quand les corps sont très-faumides, on commence par les presser à plusieurs reprises entre des doubles de papier buvard, jusqu'à ce que le papier ne soit plus mouillé. Quelquefois il faut se borner à ce mode de dessiccation, surtout quand on a affaire à des substances qui
liurclé inégale. Dans ce cas, il est indispensable de soumellre à la lévigalion loute la masse porphyrisée et de réunir toutes les portions.