Demlccatlon h la ieiiipér«««>e ordinaire. — Ce
mode de dessiccation convient dans un très-grand nombre de cas; il consiste à abandonner pendant quelques heures la substance dans un espace clos en présence d'acide suU furique concentré. L'appareil dont on se sert le plus fréquemment est représenté dans l'appareil cicontre : a est une large plaque en verre dépoli (fig. i6)y sur laquelle s'appliquent exactement les bords, usés à l'émeri et enduits de suif, de la cloche b; c est un vase rempli d'acide sulfurique concentré et portant un petit triangle métallique e sur lequel on place la capsule d contenant la matière à dessécher.
On peut également bien se servir de l'appareil indiqué dans la figure 17. Il consiste en un large vase à précipités a, dont les bords sont usés à l'émeri, et qui est rempli au quart, ou au tiers, d'acide sulfurique concentré. Ce vase se ferme à l'aide d'un disque en verre dépoli b, percé au centre d'une ouverture circulaire dans laquelle s'engage le bouchon d.
Une espèce de nacelle c en fil métallique, fixée au bouchon, est destinée à supporter la capsule «dans laquelle so trouve
Fig. 17.
64 INSTRUMENTS, APPAREILS ET OPÉRATIONS, la.maliëre à desséelier. On graisse légèrement les liords du vase avanl d'y appliquer le couvercle.
La dessiccation est complète quand le poids du corps resic constant.
On lii\te beaucoup la dessiccation d'une substance en présence de l'acide sulfurique, en opérant dans le vide de la machine pneumatique. Il faut y avoir recours qu;ind le contact de l'air altère la matière à dessécher.
;]7. BcMleeMlsB * l'éMM. — Lorsque les moyeiis précédents sont insufTisants et que la substance à itusséclier se décompose nu rouge, on la chauffe au baîn-ninrie ou dans une étuve portée à une température plus élevi'e.
38. Elure de Oay-Lussac. — Cette étuve est d'un usage Irès-commodc. Elle consisle en une boîte en cuivre à double Tond sur cinq Tiices. La cavité c (fig. iS) n'a aucune communication avec la double enveloppe de; elle se ferme, en avant, par une porte percée de deux ouvertures g, g qui Fervent à renouveler l'air. L'espace ■■'If- '"- vide, formé par les doubles
parois de l'appareil, est rempli aux trois quarts d'huile que l'on introduit par l'ouverlure a. L'autre ouverture b traverse le double fond et met la cavilé e en communication avec l'atmosphiire. La température de Téluve est indiquée par un therniomëlre plongeant dans l'huile ; on le fixe dans Touverlure n avec
DESSICCATION DES COHPS. C5
un bouchon qui ferme imparfailement. On clmuiTe celle ëtuve en la plaçant sur un fourneau contenant quelques charbons incandescents; la tempéralure est Irës-facile à régler. Les substances à dessécher sont mises dans la ca- TÎlé c, où on les laisse jusqu'à ce que leur poids ne diminue plus (1).
Lorsqu'on a intérêt à ne pas dépasser la tempéralure de iOO degrés pendant la dessiccation, on se sert d'une étuve semblable à la précédente, mais dans laquelle on remplace l'huile par de l'eau maintenue en éhullition. On
peut également faire usage de l'étuve de d'Arcet cliniilTée au moyen d'une lampe modérateur.