‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 123 sur 308 · Colvre et Ztne (laiton · texte numérisé non relu

Colvre et Ztne (laiton

1** Cette séparation peut être effectuée par l'hydrogène sulfuré, pourvu que la solution contienne environ le quart de son volume d'acide chlorhydrique de 1,13 de densité, sans

quoi une quantité notable de zinc serait également précipitée. Après avoir déterminé le poids de l'oxyde de cuivre, il faut toujours examiner s'il ne contient pas de zinc. Dans ce but, on le réduit par l'hydrogène dans un creuset de porcelaine à l'aide de l'appareil décrit au dosage du cobalt (fig. GO,

GUiVR£ £T ZINC. 323

p. 338). Quand la réduction est terminée, on laisse refroidir dans l'hydrogène, on fait digérer à chaud le résidu avec de i*acide chlorhydrique (rès-étendu, et on filtre. La liqueur filtrée doit être traitée par Thydrogène sulfuré pour séparer le peu de cuivre qu'elle pourrait contenir, puis par le carbonate de soude pour précipiter le zinc.

2"^ Méthode de M. Hautefeuille. — Cette méthode, aussi sûre qu'expéditive, permet de séparer et de doser ri^ goureusement le cuivre et le zinc dans toutes les substances qui contiennent ces métaux, et convient particulièrement pour l'analyse des* laitons, des monnaies, des battitures, des bronzes, du cuivre natif du Chili, des métaux blancs, etc. Elle se compose des opérations suivantes :

a. On pèse exactement 3 grammes de l'alliage et on Tatlaque par l'acide nitrique de 1,18 de densité (22''B.). Si la substance contient de l'antimoine, de l'étain, du soufre, de la silice, on sépare par le filtre le résidu insoluble et on Texamine à parti.

b. On igoute à la solution de l'ammoniaque en excès ; par là, le plomb et le fer se précipitent et entraînent l'arsenic quand la substance en contient. Si la liqueur est arsenicale, mais ne renferme ni plomb ni fer, il faut ajou« ter une quantité connue de plomb qui entraînera tout l'arsenic ; l'excès du poids du précipité sur le poids cal^ culé de l'oxyde de plomb fait connaître la quantité d acide arsénique et par suite celle de l'arsenic. Le plomb convient particulièrement pour cet objet; car on peut, avec de l'acide sulfurique, décomposer immédiatement l'arséniate de plomb, mettre l'acide arsénique en liberté et en constater les propriétés par un sel d'argent, sans passer par le sulfure.

dt>4 ANALYSE MINÉRALE.

c. La liqueur ammoniacale filtrée est réduite à un pelit volume * par évaporation, puis mélangée avec un excès d'acide acétique; on y introduit ensuite une lame de plomb pur^ et on la maintient jusqu'à la décoloration à une température voisine de Tébullition. Tout le cuivre est alors précipité à rétat métallique; mais si la liqueur était étendue, on obtiendrait un mélange de cuivre et de protoxyde orangé. Dans ce cas, il faut laisser réduire, et le cuivre se trouve finalement en belles lames métalliques que Ton recueille comme il sera dit ci-après.

d. On décante la liqueur incolore dans une autre capsule, on verse de l'eau sur le résidu, on la décante à pari et on la remplace par de nouvelle eau. On filtre ensuite chacune de ces liqueurs en ayant soin de les recueillir séparément, puis ou réunit tout le cuivre sur le filtre, on achève de le laver et on le laisse sécher.

Cette manière d'opérer a pour but de séparer, aussi rapidement que possible, le métal très-divisé de la liqueur acide, qui sans cela prendrait bientôt au contact de l'air une teinte verdâlre par suite de l'oxydation d'une petite quantité de cuivre.

e. A la première liqueur filtrée on ajoute 20 à 25 grammes d'acide sulfurique étendu pour précipiter le plomb qui s'est dissous à la place du cuivre. Après avoir décanté le liquide, on lave le précipité, toujours par décantation, avec la seconde, puis avec la troisième eau provenant de l'opération précédente. Enfin, on achève sur un filtre le lavage du sulfate de plomb, que l'on jette ensuite.

f. Toutes ces eaux, réunies dans une capsule, contiennent encore des traces de plomb et de cuivre. Comme la liqueur est très-acide, on peut procipilcr ces mélaux par quelques

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