‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 124 sur 308 · CUIVRE ET ZINC · texte numérisé non relu

CUIVRE ET ZINC

gouttes de sulfhydrate d'ammoniaque; on recueille sur un filtre ce précipité de sulfures, et Ton détermine la quantité de cuivre qu'il contient (123, 1°).

g. La liqueur, concentrée par l'évaporation, ne contient plus que le zinc mêlé à une grande quantité de^sels ammoniacaux. Après ravoir neutralisé par l'ammoniaque, on précipite le zinc par un léger excès de sulfhydrate d'ammoniaque.

Pour transformer en oxyde ce précipité de sulfure de zinc, on le dessèche, puis on l'attaque dans un creuset de porcelaine avec quelques gouttes d'acide nitrique. On évapore avec précaution et on calcine ensuite au rouge blanc, en ayant soin d'incliner le creuset pour favoriser l'accès de l'air; on détruit la petite quantité de sulfate de zinc qui a pu se former en intAduisant dans le creuset un peu de carbonate d'ammoniaque et calcinant de nouveau. Le résidu est alors de l'oxyde de zinc pur, que l'on pèse après le refroidissement; ce poids sert à calculer celui du zinc métallique (ZnO X 0,8037 = Zn).

La précipitation du zinc par le sulfhydrate d'ammoniaque permet d'éviter l'évaporation à siccité et la calcination fort longue pour l'élimination des sels ammoniacaux qu'exigerait l'emploi du carbonate de soude ; d'ailleurs, le lavage du sulfure de zinc est bien plus certain et bien plus rapide que celui du carbonate.

h. Le cuivre obtenu dans l'opération d étant desséché, on le met dans une nacelle de porcelaine tarée que l'on introduit dans un tube horizontal dans lequel on fait passer un courant d'hydrogène : on chauffe pendant quelque temps au rouge naissant, puis on laisse refroidir, et l'on pèse.

t. On redissout ensuite le cuivre dans l'acide nitrique.

et Ton sursature la solution par l'ammoniaque pour y rechercher les traces de plomb qu'elle peut contenir.

A l'aide de ce procédé on arrive promptement à déterminer la composition d'un alliage quelconque de cuivre et de zinc à un demi-millième près, car toutes ces opérations, dont Texposition est assez longue, sont en réalité très-simples et d'une exécution facile.

3^ Procédé de MM. Rivot et Bouquet. — La solution des deux métaux dans l'acide nitrique ou dans l'acide chlorhydrique est étendue avec de l'eau et saturée par l'ammoniaque. On ajoute de la potasse caustique solide en léger excès et on chauffe le mélange au bain de sable jusqu'à ce que la liqueur se soit décolorée et n'exhale plus d'odeur ammoniacale. Le précipité d'oxyde de cuivre doit être lavé à l'eau bouillante (12!^, l'').La liqueur alcaline contenant le zinc est acidifiée par l'acide chlorhydrique, puis précipitée par le carbonate de soude (169, l"").

Af* Les alliages de cuivre et de zinc peuvent encore être analysés comme il suit. On fait passer pendant trois quarts d'heure un courant rapide d'hydrogène sur l'alliage chauffé au rouge vif. Tout le zinc est volatilisé, le cuivre reste pour résidu. (M. Bobierre.)

309» Cadmlntti, Klekel» SEln« et Manganèse.

On ajoute du carbonate de baryte à la solution de ces métaux et on laisse digérer à froid. L'oxyde de cadmium est précipité d'une manière complète, les autres métaux restent en dissolution. On opère d'ailleurs comme s'il s'agissait de précipiter par le carbonate de baryte l'alumine ou les oxydes de fer et de chrome. (Voy. 196,1a description du procédé.)

BARYUM. m

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