SÉPARATION DE L*AGIDE PHOSPHORIQUE
et de potasse, ou avec du carbonate de soude seul, si elle contient du manganèse. La matière doit être maintenue pendant longtemps en parfaite fusion : après le refroidissement, on la traite par l'eau bouillante. Ona ainsiune solution contenant l'excès des carbonates alcalins, et tout l'acide phosphorique combiné à la soude; elle doit être traitée d'après les procédés décrits plus bas (304).
Le résidu insoluble des oxydes métalliques retient une certaine quantité d'alcali que les lavages ne peuvent enlever; il faut le dissoudre dans un acide et déterminer directement les métaux par les procédés ordinaires.
Quand le manganèse fait partie de la substance à analyser, laliqueur alcaline.peut contenir des traces de permanganate; on les détruit facilement avec un peu d'hydrogène sulfuré.
â^'Le procédé suivant est ordinairement employé poucséparer l'acide phosphorique d'avec le fer, le manganèse et le cobalt. On dissout la substance dans l'acide chlorhydrique, on sursature la solution par l'ammoniaque, puis on ajoute un excès desulfhydrate d'ammoniaque, on bouche le ballon et on laisse digérer pendant vingt-quatre heures dans un endroit chaud. Parla, les oxydes précipités se transforment cooiplétement en sulfures insolubles, tandis que l'acide phosphorique se combine à l'ammoniaque et passe dans la solution (1). Quand toute teinte verte a disparu, et que le liquide est seulement coloré en jaune par l'excédant du réactif, on recueille le précipité sur un filtre et on le lave immédiatement et sans interruption avec de l'eau chaude additionnée d'un peu de sulfliydrate d'ammoniaque. Comme le sulfure
(1; La solution à analyser ne doit pas contenir des terres alcalines (baryle, chaux), car elles resteraient dans le précipité sous forme de phosphates.
de fer a une grande tendance à passer dans les eaux de lavage, qui se colorent alors en vert, il faut éviter, autant que possible, le contact de l'air et couvrir pendant la filtration Tentonnoir avec une plaque de verre«
Les sulfures niét<illiques sont traités par les méthudes ordinaires. Pour déterminer Tacide phospfaorique, on ajoute direclement au liquide filtré un excès de sulfate de magnésie; la décomposition préalable du sulfhydrate d^ammoniaque, par un acide, n'est pas nécessaire. Le pyrophosphate de magnésie obtenu dans ces circonstances contient toujours des traces de fer.
Ce procédé ne convient pas pour la séparation du nickel, ce métal n'étant pas précipité d'une nunière complète par le sulfhydrate d'ammoniaque.