‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 204 sur 308 · AG1D£ SULFHYDRIQUE · texte numérisé non relu

AG1D£ SULFHYDRIQUE

(ie baryte. Ce précipité doit être recueilli sur un filtre et lavé rapidement avec de l'eau bouillante jusqu'à ce que le liquide filtré ne soit plus troublé parracidesulfurique. La quantité cherchée de soufre s'obtiendra en multipliant par 0,137:2 le poids obtenu de sulfa(e de baryte.

On peut aussi commencer le lavage du précipité par décantation; de cette manière, on le débarrasse plus complètetement du nitrate de baryte qu'il retient avec beaucoup de force et qui tend à rendre les eaux de lavage laiteuses.

Malgré les précautions qui viennent d'être indiquées, il arrive fréquemment que l'oxydation n'est pas complète, et qu'une quantité plus ou moins considérable de soufre indissous nage dans la liqueur atide. Dans ce cas, on peut, lorsque la substance ne contient pas de bismuth, projeter par petites portions du chlorure de potasse dans l'acide, et laisser digérer au bain-marie jusqu'à ce que tout le soufre soit dissous ; on ajoute ensuite de l'eau^ et on traite la solution commeil vient d'être dit. Mais, en présence du bismuth, il ne convient pas de terminer l'oxydation à l'aide du chlorate de potasse ; il faut alors ajouter beaucoup d'eau à l'acide tenant le soufre en suspension, recueillir celui-ci sur un filtre taré, le laver très-complètement avec de l'acide acétique dilué, puis le desséchera 100 degrés, et lepeser. Après avoir séparé de la liqueur filtrée le bismuth à l'état de sulfure (128, 2""), on ajoute de l'acide chlorhydrique, et l'on précipite l'acide^sulfurique par le chlorure de baryum en excès. Le poids du soufre obtenu directement doit être ajouté à celui que l'on déduit du sulfate de baryte.

La liqueur séparée du précipité de sulfate de baryte contient, en présence de l'excès de chlorure de baryum ajouté, lottsles métaux qui étaient primitivement combinés au soufre ;

48i ANALYSE MINÉRALE.

on les dose parles procédés ordinaires après que le baryum a été éliminé par un excès d*acide sulfurique.

Pour éviter la présence de Facide nitrique, qui complique toujours le dosage du sulfate de baryte, on peut, dans bien des cas, effectuer l'oxydation du sulfure à l'aide d'un mélange d'acide chlorbydrique et de chlorate de potasse. On verse de l'acide chlorhydrique pur et concentré sur la substance à analyser, on chauffe, et l'on ajoute ensuite du chlorate de potasse par petites portions, jusqu'à ce que le soufre qui se sépare ait pris une couleur jaune pure. Après avoir expulsé parla chaleur tout Teîftédant de chlore, on étend de beaucoup d'eau, on recueille le soufre libre sur un filtre taré, puis on précipite, comme ci-dessus, l'acide sulfurique par le chlorure de baryum.

2'' Attaque des sidinres par voie sèehe. — Lorsque le

sulfure à analyser ne perd pas de soufre par la calcination, on le réduit en poudre fine, on en prend un poids déterminé, que l'on môle avec 3 parties de carbonate de soudeanhydre et 3 parties de nitrate de potasse.

Si, au contraire, le sulfure perd du soufre quand on le chauffe, il faut le mêler avec 4 parties de carbonate de soude, 8 parties de nitrate de potasse et IG parties de chlorure de sodium parfaitement sec. Dans l'un et l'autre cas, on rend le mélange aussi intime que possible en le remuant avec une bagueltede verre arrondie àsonextrémilé, qu'on nettoie ensuite avec du carbonate de soude. On place ce mélange dans un creuset de porcelaine et on le chauffe lentement et graduellement jusqu'à ce qu'il soit en parfaite fusion. Après l'avoir maintenu pendant quelque temps en cet état, on le laisse refroidir, puis on épuise la matière par l'eau bouillante et l'on isole, au moyen du filtre, le résidu insoluble de la

ACIDE GULORUYDIUQUE. 485

partie dissoute. L'acide sulfijriqueprovenantderoxydation du soufre se trouve dans la liqueur filtrée à l'état de sulfate alcalin ; on le dose comme à Tordinaire en acidifiant par l'acide clilorhydriquc et en précipitant ensuite par le chlorure de baryum.

-^ Le métal primitivement combiné au soufre est à doser dans le résidu insoluble ; il peut s'y trouver soit à l'état métallique, soit sous la forme d'oxyde ou de carbonate.

Voyez, pour l'attaque des sulfures par le chlore gazeux, le procécfé décrit pour l'analyse des sulfures multiples (148, page 2-2G).

ACIDE GIILORHYDRIQUE.

HCl = 36,5.

346. L'acide chlorhydrique se dose toujours à l'état de chlorure d'argent, AgCl, dont on détermine le poids par la pesée directe ou par les liqueurs titrées.

1^ Dosage h l'élat de eblorure d'argent. — On ajoute à la

liqueur un excès de nitrate d'argent, et, après l'avoir agitée avec force pour réunir le précipité, on l'abandonne dans un endroit chaud jusqu'à ce qu'elle soit tout à fait limpide. Cet effet ne tarde pas à se produire, car le chlorure d'argent se dépose beaucoup mieux en présence de nitrate d'argent ou d'acide nitrique libre, que lorsqu'il a été obtenu en précipitant un sel d'argent par un excès d acide chlorhydrique. Une fois rassemblé, on recueille et l'on traite ce précipité comme il a été dit au dosage de l'argent (lOG, 1°).

Il airive quelquefois que Tacide chlorhydrique à doser se trouve en présence d*hydrogène sulfuré, dont on a sursaturé la liqueur pour en précipiter certains métaux. On doit alors ne verser le nitrate d'argent qu'après avoir détruit l'excédant d'hydrogène sulfuré, sans quoi le précipité serait un mélange de chlorure et de sulfure d'argent. On y parvient au moyen d'une solution de sulfate de sesquioxyde de fer, préparée à l'avance, que l'on ajoute en quantité suffisante au liquide à analyser. Parla, tout l'hydrogène sulfuré se décompose en réduisant le sel de fer au minimum d'oxydation ; après avoir séparé le dépôt de soufre, on traite le liquide filtré par le nitrate d'argent, en procédant comme il vient d'être dit. On ne peut avoir recours à la chaleur pour éliminer l'hydrogène sulfuré, parce qu'on s'exposerait à perdre une partie du gaz chlorhydrique. La précipitation de l'hydrogène sulfuré par l'acide arsénieux ou par un sel de cuivre est également à éviter; car dans ce cas les sulfures d'arsenic ou de cuivre entraînent toujours une petite quantité de chlorure.

Le chlorure d'argent étant multiplié par 0,2544 donne le poids de l'acide chlorhydrique, et par 0,2474 celui du chlore correspondant.

i" Dosage par les ligueurs Utréoi. — On peut doser

très-exactement le chlore au moyen d'une solution titrée de nitrate d'argent. Pour saisir facilement la fin de l'opération, on ajoute à la solution un peu de phosphate de soude qui ne donne, avec le nitrate d'argent, un précipité jaune persistant par l'agitation que lorsque tout le chlore est éliminé. La liqueur titrée dont on fait usage contient, par centimètre cube, *\0o milligrammes d'argent, quantité qui représente 10 milligrammes de chlore. Voici comment on opère :

AGIDË GULORHYDRIQUË. . iSl

On dissout 1 gramme du sel à analyser dans 50 centimètres cubes d'eau distillée, on y ajoute 5 centimètres cubes d'une solution de phosphate de soude pur saturée à froid, et, si la liqueur est acide, on )a sature par le carbonate de soude. On y verse ensuite, au moyen d'une burette divisée en dixièmes de centimètre cube, la solution de nitrate d'argent, jusqu'à ce que le précipité se maintienne légèrement jaune par l'agitation. Le volume consommé de liqueur d'argent, fait immédiatement connaître la proportion centésimale de chlore contenue dans la substance (M. Levol).

Au phosphate de soude, on peut avantageusement substituer le chromate neutre de potasse, car le chromate d'argent, étant coloré en rouge très-foncé, permet de saisir encore plus facilement le moment où le chlore est entièrement précipité (M. Mour.)

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