ACIDE SULFHYDRIQUE
HS = 17.
DOSAGE
344. L'hydrogène sulfuré libre, en dissolution aqueuse, peut être dosé à l'état de sulfure d'arsenic, AsS% ou par les liqueurs titrées.
l*" lloMi«e il rétet ét> mmUwure 4*aiMiiAe. — On introduit la liqueur sulfhydrique dans un flacon bouché à i'émeri, et on la mélange avec un excès d'une solution d'acide
ACIDE SULFHYDRIQUE. 4i9
arséiiieux pur dans Tacide chlorhydrique. Quand le précipité s'est bien rassemblé, on le recueille sur un filtre taré, on le lave à Teau froide, et, après dessiccation complète à 100 degrés, on le pèse. On aura la quantité d'hydrogène sulfuré HS, en multipliant par 0,4140 le poids obtenu de sulfure d'arsenic.
Pour doser, par ce procédé, Thydrogène sulfuré gazeux, on reçoit le gaz dans une solution d'acide arsénieux dans la potasse caustique en excès. Quant l'absorption est terminée, on ajoute de l'acide chlorhydrique en quantité suffisante pour rendre la liqueur acide, puis on traite le précipité comme il vient d'être dit. Lorsque l'hydrogène sulfuré doit être éliminé sous forme de gaz d'une substance solide, on introduit celle-ci, après l'avoir pesée, dans un ballon A (fig. 76) communiquant avec les deux fioles B et C, dans lesquelles se trouve la solution alcaline d'acide arsénieux. On verse peu à pon, par le ivàe t, de l'acide chlorhydrique sur la matière, jvqu'à ce qvfil ne se dégage plus de gaz. Afin d'expulser le gaz resté dans l'appareil, il faut alors chauffer légèrement le ballon, et verser ensuite par le tube/ une solution concentrée de bicarbonate d'ammoniaque (M. Fresenius).
2^ Dosage par les Ilqnenrs titrées (sulfhydromélrie).
— La sulfliydrométrie repose sur la décomposition de l'hydrogène sulfuré par l'iode :
SH + I = Ht -h s ;
aussitôt que la réaction est achevée, la plus légère trace d'iode ajoutée en excès peut être accusée par la coloration bleue qu'il communique à l'empois d'amidon. Toutefois, pour que la réaction soit complète, la solution à analyser
.W'I ASALVSE MINÉRALE.
ne doit pas contenir plus de 0,01 d'hydrogène sulfuré; s'il en est aulrement, elle doit préalable m en l être t-tendue avec une quantité suffisante d'eau bouillie.
Fig. 70.
La liqueur titrée d'iode se prépare en dissolvant dans de l'iodure de potassium TFjiOS d'iode, et en ajoutant ensuite la quantité d'eau nécessaire pour que la solution occupe rigoureusement i litre. De celle manière, chaque centimètre cube de ialiijueurtitréeexprimera Ok',001 d'hydrogène sulfuré, lis.
Le mode d'opérer est fort simple : on prend un volume déterminé de la solution sulfuriquc, on l'introduit dans un grand ballon, et, après l'avoir étendue, s'il est nécessaire, avec de l'eau bouillie, on ajoute une petite quantité d'em-
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pois d'amidon. A Taide d'une burette graduée, on verse alors peu à peu la solution titrée d'iode, en ayant soin d'imprimer sans cesse un mouvement de rotation au ballon. Une seule goutte de la solution d'iode, ajoutée en excès, suffit . pour communiquer à la liqueur une coloration bleue permanente (M. DuPASQuiER, M. Bunsen).
Le procédé de dosage qui vient d'être décrit convient également très-* bien pour la détermination de V acide sulfureux et pour l'essai de Yhyposulfile de soude.
SEPARATION
Séparation d'avec les métaux.
;i45. Le soufre des sulfures se dose :
a. A l'état de sulfate de baryle, après avoir converti le soufre en acide sulfurique, en l'oxydant soit avec de l'acide nitrique fumant ou de l'eau régale, soit avec un mélange d'acide chlorhydrique et de chlorate de potasse, soit enfin par voie sèche, avec un mélange de carbonate de soude et de salpêtre.
b. A l'état de soufre : on recueille sur un filtre taré le soufre qui se sépare fréquemment dans le traitement des sulfures par l'acide nitrique.
c. Lorsque les sulfures sont formés par des métaux dont les chlorures ne sont pas volatils, on peut les décomposer en y faisant passer à chaud un courant de chlore, et peser ensuite le résidu de chlorure.
P Attaque des suirures par voie humide. — A l'cxcep-
tion des sulfures de plomb, de baryum, de strontium et de calcium, dont les sulfates correspondants sont insolubles ou
peu soiubles, tous les sulfures métalliques peuvent être oxydés par l'acide nitrique fumant. Dans ce but, on réduit le sulfure en poudre fine, on en pèse une certaine quantité que l'on introduit dans un grand ballon, et Ton y verse, avec précaution, une petite quantité d'acide nitrique fumant, qui doit être entièrement exempt d'acide sulfurique. Il se manifeste d'abord uneaclion extrêmement vive; lorsqu'elle s'est calmée, on ajoute, par petites portions, la quantité d'acide nécessaire pour décomposer complètement le sulfure, on chauffe ensuite, puis on étend le tout avec beaucoup d'eau.
Cependant, en opérant de cette manière, il est rare d'arriver à uneoxydation complète d u soufre, il s'en sépare presque toujours une certaine quantité lorsque le sulfure ne se trouve pas immédiatement en présence d'un grand excès d'acide nitrique. Four éviter autant que possible cet inconvénient, il vaut mieux peser la substance à analyser dans un petit tube de verre fermé par un bout, que l'on jette dans un flacon à large goulot, bouché à l'émeri, et contenant dé jà l'acide nitrique en quantité plus que sufïisante pour décomposer tout le sulfure. Il est nécessaire que le flacon dont on fait usage soit d'une assez grande capacité et à parois très-résistantes; il doit être fermé immédiatement après l'introduction du sulfure. Lorsque la réaction, qui est d'abord très-vive, s'est calmée, on remue le flacon à plusieurs reprises, jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de gaz; on maintient ensuite le bouchon soulevé et l'on chauffe légèrement.
Si tout le soufre est oxydé, on aura alors une liqueur parfaitement claire qu'il sufJQra d'étendre de beaucoup d'âau et de mélanger ensuite avec du chlorure de baryum en excès pour précipiter Tacide sulfurique formé à l'état de sulfate