Chlorures et snliares
i** Pour séparer l'acide chlorhydrique et l'acide suif hydrique, libres ou combinés, on peut traiter la liqueur par une solution de nitrate de cuivre ou d*acide arsénieux additionnée d'un peu d'acide nitrique. Par là, le soufre est complètement précipité à l'état de sulfure insoluble, tandis que
l'acide chlorhydrique reste dissous. Toutefois, cette manière d'opérer donne souvent des résultats fautifs, car une partie du chlorure est facilement entraînée par le précipité de sulfure. Le procédé suivant doit être préféré.
2° On précipite simultanément les deux corps par un excès de nitrate d'argent; on recueille le mélange de sulfure et de chlorure d'argent sur un filtre taré, et, après l'avoir lavé et desséché à 100 degrés, on le pèse. On détermine ensuite la quantité de soufre contenue dans un poids déterminé du précipité, en opérant comme il a été dit pour le dosage du soufre des sulfures (315).
3° Quand le chlorure à doser est dans une liqueur acide qui contient en môme temps de l'hydrogène sulfuré, le mieux est de détruire ce dernier à l'aide d'une solution de «Ailfate de sesquioxyde de fer, comme il a été dit précédemment (346, 1°). Dans une autre portion de la liqueur prirnilivc, on peut doser l'hydrogène sulfuré par les liqueurs lilrtoi?.
.ii)2 ANALYSE MINÉRALE.
ACIDE BROMHYDRIQUE.
BrH = 81.
DOSAGE
351. Le brome présente dans toutes ses combinaisons la plus grande analogie avec le chlore. On les dose sous forme de bromure d'argent, AgBr, ou par les liqueurs filtrées.
1° Dosage A Tétat de bromare d'Argent. — On détermine Tacide bromhydrique que contient une solution, en le précipitant par un excès de nitrate d'argent. On opère d'ailleurs exactement comme pour le dosage de l'acide chlorhydrique (346, 1°). Le poids du bromure d'argent, multiplié par 0,4308, fait connaître la quantité d'acide bromhydrique, et par 0,4255 celle du brome correspondant.
^'^ Dosage par les liqueurs titrées. — Ce procédé,
Irès-expéditif, est fondé sur le principe suivant : quand on njoute de l'eau de chlore à la solution d'un bromure, \e chlore se substitue au brome, qui devient libre, et colore la liqueur en jaune. Si l'on chauffe cette liqueur, elle laisse dégager le brome et se décolore complètement. Dans cet état, une nouvelle addition de chlore déterminera encore une coloration jaune, et ce phénomène se reproduira jusqu'à ce que tout le brome soit expulsé ; la liqueur froide reste alors tout à fait incolore quand on >y ajoute quelques gouttes d'eau de chlore, en sorte qu'il est toujours facile de saisir la fin de Topéralion.
AGIDë BROMHYDRIQU.E. i93
L'eau de chlore doit être titrée au moment d'en faire usage. Dans ce but, on en remplit une burette graduée qu'on entoure d'un papier noir et qu'on ferme incomplètement avec un bouchon de liége, puis on la verse, par petites portions, dans un matras contenant un poids déterminé de bromure de potassium dissous dans l'eau et acidifié par quelques gouttes d'acide chlorhydrique. Après avoir chauffé le ballon jusqu'à décoloration complète du liquide, on le laisse refroidir pendant quelques minutes, puis on ajoute encore un peu d'eau de chlore. On recommence cette opération jusqu'à ce que le liquide ne se colore plus par une nouvelle addition de chlore. On connaît ainsi approximativement la quantité de brome que représente un volume déterminé d'eau de chlore ; une seconde expérience permet d'établir ce titre avec exactitude.
S'agit-il d'appliquer ce procédé à la détermination du brome dans une eau minérale, on la concentre d'abord, puis on l'introduit dans un petit ballon avec quelques gouttes d'acide chlorhydrique, et l'on détermine le volume d'eau de chlore consommé pour que liquide ne donne plus aucune trace de coloration jaune. Lorsque le bromure se trouve en présence de sels de fer et de manganèse, on évapore à sec le liquide à analyser, et on reprend le résidu par l'eau distillée (M. Figuier).