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VO (1 + 0,00367 . 0 = V

d'où Ton tire pour le volume V ramené à 0* :

On abrège beaucoup ces calculs en les effectuant avec les logarithmes (435), et en se servant d'une table qui contient les valeurs de (1 + 0,00367 t), pour chaque degré du thermomètre centigrade (1).

(1) Voyez los tables placées à la fin de Tou^Tagc.

i** CorrcctloB relative * la pvenloB. — On sait que,

toutes choses égales d'ailleurs, les volumes des gaz sont en raison inverse des pressions qu'ils supportent (loi de Mariette). Si y représente le volume du gaz mesuré sous la pression H, et Yp le volume inconnu qu'occuperait ce gaz sous la pression normale, il faut donc poser la proportion

760 ; H :: V : Vp

qui donne

vx H

Lorsqu'on mesure un gaz, il ne faut jamais perdre de vue que la hauteur barométrique ne représente la pression qu'il supporte qu'autant que le liquide qui emprisonne le gaz est exactement au même niveau à l'intérieur et à l'extérieur (le l'éprouvetle graduée. S'il en est autrement, on doit prendre avec soin la hauteur h de la colonne de mercure soulevée dans le tube mesureur et la retrancher de la pression FI qu'indique le baromètre au moment de l'observation. C'est, en effet, cette différence H — A qui mesure la force élastique du gaz, car la colonne mercurielle soulevée dans le tube agit précisément en sens inverse de la pression atmosphérique.

Quand on opère sur l'eau, on mesure également la colonne soulevée A' et l'on cherche la hauteur h de mercure qui lui correspond : on a évidemment

puisque les hauteurs des colonnes de liquide qui se font «équilibre sont en raison inverse des densités.

3^ Correction relative à la teneloa de la wapear

d*eov. — Dans le mélange des gaz et des vapeurs les forces élastiques s'ajoutent. Il résulte de là que si le gaz est satun* d*buinidité (19), la pression atmosphérique au moment de Texpérience représente la somme des forces élastiques du gaz et de la vapeur d*eau. On aura donc là pression correspondante au gaz supposé sec en retranchant de la hauteur barométrique H la tension f de là vapeur d'eau pour la température observée. On trouvera dans une table placée à la fm de l'ouvrage les valeurs de f exprimées en millimètres de mercure pour chaque degré du thermomètre centigrade.

444. Les corrections dont il vient d'être question peuvent se faire simultanément à l'aide de la formule suivante, qui les réunit toutes :

Dans cette formule, V représente le volume mesuré, H la pression barométrique observée, h la hauteur de la colonne de mercure soulevée dans le tube mesureur, t la température du gaz, f la tension de la vapeur d'eau en millimètres de mercure pour la température /, et Yfi le volume cherché du gaz supposé sec, à la température et sous la pression normales. Le poids p du gaz mesuré est alors, si Ton repn''sente par P le poids du litre de ce gaz (1) :

{{) Voyez y à la fin de l'ouvrage, le tableau donnant la densité f^l I*' poids du litre des principaux gaz.

COMBUSTION EUDIOMÉTRIQUE.

445. La combuslion des gaz par Vintermédiaire de Fétincelle électrique, s'effectue dans des tubes particuliers connus sous le nom à*eudiomètres.

Parmi ces appareils, le plus simple et le p\\xs usité dans les laboratoires est Veudiomèlre à mercure représenté en coupe dans la figure 100. Il consiste en un tube de verre très-résistant, dont Textrémîté supérieure est hermétiquement fermée par une monture en fer solidement mastiquée dans l'épaisseur de la paroi. Dans une autre ouverture, qui est pratiquée latéralement, se trouve fixé un gros ûl de fer, recourbé en crochet à l'extérieur, et arrivant dans l'intérieur du tube à une petite distance de la monture. L'eudioinètre étant rempli de mercure, on y introduit le gaz combustible exactement mesuré et mêlé avec un volume déterminé d'oxygène. On adapte ensuite à l'ouverture de l'instrument un bouchon à soupape, on fixe au crochet extérieur une chaîne métallique qu'on laisse flotter sur le mercure de la cuve, puis on approche du bouton de la monture une petite bouteille de Leyde ou un électrophore chargé ; l'étincelle que l'on produit ainsi traverse le mélange gazeux et détermine la combustion. A l'instant du passage de l'étincelle, la soupape se ferme d'abord, par suite de la

dilatation brusque qui se produit, et empêche les gaz d'être

Fig. 100.

6U ANALYSE ORGAMQll::.

projetés au dehors; mais, la pression diminuant aussilAi, elle se soulève et laisse rentrer le mercure dans l'appareil. La combustion effectuée, on transvase le gaz, on le mesure de nouveau, puis on détermine le volume de l'acide caitonique.

Pour mesurer les gaz, avant et après la combustion, on se sert d'un tube divisé en capacités égales, dont on a vériQé avec soin la graduation. Ce tube (rig. 101) est maintenu

dans une position bien verticale par un support qui permet de l'enfoncer à volonté dans une éprouvette en verre remplie de mercure. A l'aide de cette disposition, il est aisé de faire coïncider exactement les niveaux du liquide tntercepteur.

et de lire le volume occupé par le gaz. Le (ransvasement des i^az s'opËre avec facililé au moyen d'une pipette parliculiËre, représentée dans la figure iOi; la manière de faire usage de ces pipettes à gaz a été décrite dans le premier volume de cet ouvrage {Anal, quai., 2° édit., 4(7, p. 535).

On évite entièrement le transvasement du gaz en effectuant la combustion dans l'eudiom itre gradué de M. Bunsen. Cet instrument (fig. 103) consiste en un simple tube de cristal bien cylindrique, d'une longueur de 50 à 60 centimètres et d'un diamètre intérieur de 2 centimètres environ ; l'épaisseur du verre ne dépasse pas .2 millimètres. A l'extrémité supérieure et fermée de ce lube, sont solidement scellés, (in regard l'un de l'autre, deux fds de platine qui pénètrent dans l'intérieur de manière â s'appliquer exactement sur les parois du verre; les pointes de ces (ils se trouvent & la distance de 1 ou 2 millimètres, qui peut être aisément franchie par l'étincelle électrique. A l'extérieur de t'eudiomètre, l'exlrcinité des Tils est roulée en forme d'œîllet.

Ce lube eudiomélrique est calibre avec le plus grandsoin et porte dans toute sa longueur une échelle, gravée à, l'acide fluorhydrique, dont les divisions correspondent à des capacités égales. Onpeutégalemenlmettre sur l'inslrument une simple graduation en millimètres, et inscrire

Pig. 108.

616 ANALYSE ORCANIQCE.

dans une table la capacité correspoiidintË à chaque division.

L'usage de cet eudiométre est fort simple : après qu'on l'a bien nettojé, on le remplit de mercure au moyen d'un entonnoir muni d'une longue brancbe qui descend jusqu'au fond de l'inslrument. On le renverse ensuite sur la cuve el l'on j introduit le gaa à analyser, La cuve à mercure la plus convenable pour les mesures eudiométriques est représentée dans ta figure 104. Elle se compose d'un bloc en bois de

Fig. m.

poirier dans lequel ou a pratiqué une excavation, ionguo d'environ 0",'^^ et large de O^.OS, dont deux fortes glaces « et 6 forment les parois latérales. Celte cuve repose sur une plancbec, qui porte un montant d muni d'une rigole n*. dans laquelle on couche l'eudiomètre. Pour maintenir l'instrument fermé au moment de la combustion, on en presse avec force l'ouverture contre un disque de liège recouvert de caoutchouc vulcanisé. Il est nécessaire d'humecter préalablement le caoutchouc avec une solution étendue de su<

blimé corrosif, afm que le mercure y adhère d'une manière parfaite. Sans cette précaution, il retiendrait des bulles d'air, qui pourraient s'introduire dans l'eudiomèlre.

Il nous reste à mentionner l'appareil eudiométrique, si ingénieux, que l'on doit à M. Regnault. Il consiste en un manomètre particulier, où l'on mesure les forces élastiques des gaz soumis à l'analyse, après les avoir ramenés à un volume constant; les rapports des forces élastiques font connaître les rapports des volumes. Quand on est familiarisé avec l'usage de cet eudiomètre, on obtient,'dans un temps très-court, des résultats d'une grande précision (1).

446. Sous l'influence de l'étincelle électrique, 2 volumes d'hydrogène se combinent rigoureusement avec i volume d'oxygène pour former de l'eau qui se condense. La détermination quantitative de l'un ou de l'autre de ces gaz est donc facile quand l'eau est le seul produit de la combustion. Il suffît alors de mesurer exactemlent la diminution de volume, ou. contradioriy produite par le passage de l'étincelle électrique ; les deux tiers de la contraction expriment le volume de l'hydrogène, et le tiers représente celui de l'oxygène. Ainsi, on détermine l'hydrogène libre en le brûlant dans l'eudiomèlre par un excès d'oxygène; s'agit-il, au contraire, de- doser de l'oxygène, on fait détoner le gaz avec un excès d'hydrogène. Cette double détermination se présente fréquemment dans les analyses eudiométriques.

Lorsqu'on fait détoner un gaz carboné avec un excès d'oxygène, tout le carbone est converti en acide carbonique qu'il est facile d'absorber par la potasse caustique après la

(1) Voy. Regnault, Cours élémentaire de chimie, 3« édit., IV, p. 75.

combustion. La diminution de volume indique alors la quantité d'acide carbonique, et, par suite, celle du carbone ; on sait, en effet, que dans un volume d'acide carbonique, il y a un demi-volume de vapeur de carbone.

447. Voxygène et Yhydrogène employés dans les analyses eudiométriques doivent être d'une parfaite pureté. On prépare l'oxygène, par le chlorate de potasse, dans de petites cornues de 6 à 10 centimètres cubes de capacité, que l'on peut souffler à la lampe d'émailleur à l'extrémité d'un tube de verre. Après que tout l'air atmosphérique a été expulsé, on recueille directement l'oxygène dégagé dans l'eudiomètre. Il faut ajouter au moins le double de l'oxygène qu'exige la combustion complète, mais ne pas dépasser non plus trois à quatre fois le volume de l'hydrogène à doser.

L'hydrogène nécessaire pour la détermination de l'oxygène s'obtient en faisant agir, dans un petit ballon, fie l'acide sulfuriquc étendu sur du zinc chimiquement pur. On le débarrasse de toutes traces d'acide carbonique, d'hydrogène sulfuré et d'acide sulfurique mécaniquement entraîné, en lui faisant traverser un très-petit tube rempli de fragments de potasse caustique. Après un dégagement de dix minutes, tout l'air est chassé de l'appareil, et l'on peut recevoir le gaz dans Teudiomètre. Pour un volume d'oxygène à doser, on doit employer, suivant les cas, de trois à dix volumes au plus d'hydrogène ; si l'on dépassait ce dernier rapport, la combustion n'aurait plus lieu ou serait incomplète. •

448. Dans toute combustion eudiométrique on doit se tenir en garde contre plusieurs causes d'erreur. Il faut d'abord

mêler les gaz dans les limites de la combustibilité parfaite, et attendre, avant d'y faire {)asser Tétincelle électrique, qu^ils soient uniformément répartis dans le mélange.

Quand le mélange à analyser contient beaucoup d'azote relativement aux gaz combustibles, il peut arriver que Félincelle électrique ne l'enflamme pas, ou, ce qui est encore plus grave, que la combustion soit incomplète. On obvie à cet inconvénient en ajoutant au mélange une certaine quantité de gaz détonant (2 vol. d'hydrogène et 1 d'exygène) que l'on se procure facilement en décomposant l'eau par la pile.

L'appareil qui sert à préparer le gaz de la pile consiste

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