‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 268 sur 308 · VA · texte numérisé non relu

VA

Fig. .105.

en une éprouvette À (fig. 105) remplie d'eau distillée, aiguisée d'un dixième d'acide sulfurique pur. Celte éprouvette

est fermée par un bouchon portant au centre le tube à déf^agement d, et latéralement deux fils de platine ff, soudés dans des tubes capillaires. Aux extrémités des fils sont fixées des lames de platine /( qui plongent entièrement dans Teau de Téprouvelte. On produit un dégagement régulier de gaz en faisant communiquer les fils avec une pile composée de trois ou quatre éléments de Bunsen. Le tube abducteur est muni de plusieurs renflements r contenant de Tacide sulfurique concentré, qui sert à laver le gaz. Il n'est pas nécessaire de mesurer exactement le volume du gaz ainsi préparé, car il disparait par la combustion sans laisser aucun résidu (M. Bunsen).

Le cas inverse se présente également. Airtsi, on peut avoir des mélanges très-riches en gaz combustibles et ne contenant que peu d'azote. Dans ces circonstances, la combustion est complète, en présence d'un excès d'oxygène; mais, indépendamment de l'eau et de l'acide carbonique qui devraient seuls prendre naissance, il se forme aussi de l'acide nitrique par suite d'une température trop élevée. On ferait donc une fausse estimation de l'oxygène consommé par les gaz combustibles, puisqu'une partie aurait servi à l'oxydation de l'azote. On évite celte seconde cause d'erreur en étendant le mélange détonant de la quantité d'air atmosphérique nécessaire pour qu'il ne renferme pas plus de 1/5 à 2/5 de son volume de gaz combustibles. Par là, on abaisse suffisamment la température qui se développe au moment de la combustion, pour empêcher la volatilisation du mercure et rendre impossible la combinaison directe de l'azote avec l'oxygène (M. Kolbe).

Quand on n'a pas de donnée sur la nature d'un mélange explosif, on est obligé d'en déterminer approximativement

la composition par un essai préliminaire. On fait ensuite l'analyse définitive, après avoir établi un rapport convenable entre les gaz inertes et les gaz combustibles.

Une addition d'air est également nécessaire, quand on fait détoner des gaz, tels que le bicarbure d'hydrogène, Téthyle, etc., dont les éléments combustibles sont trèscondensés. Sans cette précaution, la violence de l'explosion est telle, que le tube eudiométrique en est brisé. Lorsque le mode de condensation d'un hydrogène carboné est inconnu, on peut l'analyser très-exactement et sans danger, en le faisant détoner avec environ 20 fois son volume d'air sec privé d'acide carbonique, et une quantité suffisante d'oxygène. S'il arrivait que le mélange ne s'enflammât pas, on ajouterait peu à peu du gaz de la pile, et l'on ferait détoner de nouveau, jusqu'à ce que la combustion fût complète.

Pour ne pas s'exposer à être blessé, dans ces sorte3 d'expériences, l'opérateur doit envelopper d'un linge la portion extérieure de l'instrument et tenir dans la main la partie qui plonge dans le mercure.

Page 1