ANALYSE DES TERRES ARABLES. 67U
siuiïi et de sodium. On pèse d'abord ensemble ces deux sels, et on les sépare ensuite en opérant comme à Tordinaire (246, 3% et 249).
c. Détermination des substances insolubles dans Tean, mais solubles
dans les acides dilués.
469. On pèse 100 grammes du résidu insoluble de l'opération bf on le calcine au contact de Tair [usqu'à destruction complète des matières organiques, puis on le tiélaye dans l'eau distillée et on y ajoute peu à peu de l'acide chlorhydrique, aussi longtemps qu'il se produit une effervescence.
n faut alors chauffer le mélange, le remuer fréquemment, le filtrer ensuite et épuiser le résidu par Feau bouillante. La liqueur ainsi obtenue et préalablement concentrée sert aux déterminations suivantes :
V silice. — On la détermine, comme dans l'opération à, sur une portion mesurée de la liqueur acide.
2^ Aeide •uiinriqBe. — On le précipite par le chlorure de baryum dans une partie du liquide filtré dont on a séparé la silice.
3® Alcalis. — Une autre portion du liquide séparé de la silice est traitée comme ci-dessus {b, l'') pour le dosage de la potasse et de la soude.
4® Fer, Slaiigiuièae, Almnliic» Chsiax, Magiiésie et
Acide piioephorique* — Pour déterminer toutes ces substances, on soumet le liquide séparé de la silice au traitement précédemment décrit pour l'analyse des cendres (462). 5® Acide cariioBiqne. — On dose cet acide, à part, sur une portion du résidu insoluble de l'opération &,à l'aide du procédé décrit dans la deuxième partie (334, 2°).
f)^ Dans une portion de la liqueur acide, on peut recbercher, par Fhydrogëne sulfuré, la présence du cuivre et de Tarsenic que Ton rencontre en très-faible quantité dans certaines terres. S'il se forme un précipité, on le soumet aux réactions qui servent à caractériser ces métaux.
ti. Délermination des substances insolubles dans les acides dilués.
470. On «chauffe 10 grammes du résidu insoluble de l'opération b avec de Tacidesulfurique concentré dont on évapore peu à peu la majeure partie; parla on décompose complètement l'argile. Quand la matière est à peu près sèche, on laisse refroidir, on reprend par de l'acide chlorhydrique étendu, puis on filtre et Ton dose dans le liquide filtré toutes les substances déterminées dans l'opération c, à l'exception
de la silice.
Le résidu insoluble dans l'acide chlorhydrique est traité
à l'ébullition par une solution concentrée de carbonate de
soude. On dissout ainsi toute la silice gélatineuse qui a été déplacée par l'acide sulfurique. On filtre la solution alcaline,
on la sursature par l'acide chlorhydrique, puis on l'évaporé H sec, pour déterminer la silice comme à l'ordinaire.
Les matières qui résistent au carbonate de soude sont principalement formées de sable, de feldspath et de plusieurs autres substances que ne décompose pas l'acide sulfurique; un cherche, par quelques essais, à en déterminer la nature minéralogique.
471. Dans Tanalyse quantitative, on ne dose presque jamais les corps sous la forme sous laquelle ils se trouvent en -combinaison : il faut donc, par le calcul, ramener les résultats de l'analyse à la forme voulue. On y arrive par de simples proportions, quelquefois par des équations, et à l'aide des formules qui expriment la composition des combinaisons sous la forme desquelles on a pesé les corps.
Ces formules ont été indiquées dans le corps de Touvrage. Pour les faire servir au calcul, on substitue aux symboles la valeur numérique que donne la table des équivalents ou des nombres proportionnels placée à la fm du volume. A
Taide de cette table,, on calcule les analyses indirectes, ainsi ^ue les formules des composés chimiques définis.
ANALYSES DIRECTES
472. On a toujours soin, quand on fait un dosage, de calculer le résultat en ceatièmes, afin de le rendre comparable avec d'autres résultats à obtenir ultérieurement, ^ous
avons déjà indiqué, dans la troisième partie, comment on déduit la composition centésimale des substances ethniques des données fournies par l'analyse élémentaire (429, 430 et 434); nous compléterons ces détails par un exemple emprunté à la chimie minérale.
Supposons que dans un dosage d*acrde phosphorique on ait obtenu les résultats suivants :
28^,316 de matière ont donné
08',40d de pyrophosphate de magnésie.
Il fajt trouver combien d'acide phosphorique, P0% renferment 100 parties de la matière.
La formule du pyrophosphate de magnésie étant :
P05,2MgO,
si Ton substitue à chaque symbole sa valeur numérique, prise dans la table des équivalents, on aura :
^3 ^ I ensemble 71.
Mg2........'. .. U
Ensemble.. 111
La formule précédente fait voir que PO%MgO renferme P0% c'est-à-dire que 111 de pyrophosphate de magnésie contiennent 71 d'acide phosphorique. On a donc les deux proportions suivantes :
V Si 28',346 de matière donnent 0«',403 de pyrophosphate de magnésie, 100 de matière en donneront x :
d'où
ANALYSES DIRECTES. 677
0,403 xlOO ,o u V, é A A-
^ = -^ — s-^ttt; = 17, 18 pyrophosphale de magnésie.
2"* Si 111 de pyrophosphate de magnésie contiennent 71 d*acide phosphorique, 17,18, trouvés à Taaalyse, en contiendront X :
d'où
X = 777-^ — = 10,99 d*acide phosphorique.
Par conséquent 100 parties de matière analysée contiennent 10,99 pour 100 d'acide phosphorique.
Il est évident que le même dosage indique aussi combien la matière analysée renferme de phosphore. Pour le trouver il suffit d'énoncer autrement la seconde proportion, et (le dire, d'après la formule du phosphate de magnésie : si 111 de pyrophosphate de magnésie contiennent 31 de phosphore, 17,18, trouvés à l'analyse, en renfermeront x.
Cet exemple suffît pour indiquer la marche à suivre dans tous les cas qui peuvent se présenter. On conçoit d'ailleurs lue dans la pratique il n'est pas nécessaire d'avoir recours à ces règles de trois. Au lieu de poser une proportion pour chaque cas particulier, il est bien plus simple de calculer une fois pour toutes la quantité du corps cherché que coatient l'unité de poids du corps trouvé dans l'analyse. Ainsi, la quantité d'acide phosphorique, P0% contenue dans 1 partie de phosphate de magnésie, est donnée par la proportion :