PO
Phosphate double Phosphate Phosphate
de cobalt de cobalt Iriba- d'ammoniaque
ot d*ainmomaquc. sique. tribaeique. ,
L^expérience démontre que le tiers de Tacide phosphoiique passe ainsi dans la liqueur; par le refroidissement, la réaction inverse s*effectue peu à peu, et le sel rose finit par se régénérer en totalité, si Taction de la chaleur n'a pas été assez prolongée pour avoir déterminé l'expulsion partielle de l'ammoniaque : on sait, en effet, que le phosphate neutre de cette base a une grande tendance à se convertir en sel acide. Du reste, ces métamorphoses n'appartiennent pas exclusivement au sel de cobalt ; eUes se produisent tout aussi facilement, et avec une égale netteté, sur les autres phosphates ammoniacaux du groupe magnésien, seulement elles ne sont pas accompagnées de ces changements de coloration qui rendent les transformations du sel de cobalt si apparentes et permettent à l'œil d'en suivre toutes les phases. Dans les déterminations analytiques, on doit donc être constamment en garde contre ce dédoublement, qui, s'il se produisait, occasionnerait de. graves erreurs ; il est d'ailleurs facile de le prévenir, car il suffira d'opérer constamment à la température ordinaire et de n'employer pour le lavage du sel double que de leau tout à fait froide (1).
Le nickel se comporte identiquement comme le cobalt : eu présence du chlorhydrate d'ammoniaque, le phosphate de nickel tribasique se transforme rapidement en un sel cristallin, dense, coloré en vert clair, qui n'est autre chose que du phosphate double d'ammoniaque et de nickel. Ce nouveau composé est isomorphe avec les sels correspondants que donnent le cobalt et la magnésie, et renferme, comme ces derniers, 1 2 atomes d'eau de cristallisation. Le sel double de nickel est tout aussi insoluble que celui de cobalt; la calcination le transforme en pyrophosphat^ do nickel de couleur jaune foncé.
(1) Le phosphate ammoniaco-magnésien réclame ces précautions tout aussi impérieusement que les autres phosphates doubles. Je me suis assuré, en effet, que, par le lavage à Teau ammoniacale chaude, ce sel devient gélatineux et perd le tiers de son acide j^hosphorique, qui se dissont à Tétat de phosphate d'ammoniaque. Dans ces circonstances, on aurait un résultat nécessairement inexact, puisque le résidu de la calcination serait du phosphate trimagnésique, auquel on attribuerait, ^ns le calcul, la composition du p}Tophosphatc.
APPENDICE. /ir»
496. Dosage. — Le procétlé de dosage du nickel ou du cobalt, fondé sur les réactions qui précédent, se compose des opérations suivantes :
On commence par neutraliser la solution aussi exactement que possible avec du carbonate de soude ; on ajoute du chlorhydrate d'ammoniaque, en ayant soin de n'en pas mettre un trop grand €xcés (1 partie de sel ammoniac sec suflii pour 1 partie de cobalt ou de nickel métalliques que Ton suppose exister dans la liqueur), puis on précipite par un excès de phosphate de soude tribasique.
Lorsque, par suite d'une digestion suffisamment prolongée à froid, le précipité s'est bien rassemblé, qu'il est devenu dense et entièrement cristallin, on décante la liqueur limpide sur un filtre, on recueille le précipité, et on le lave avec soin à l'eau froide.
Gela fait, il faut dessécher le précipité, l'enlever de dessus le filtre, inoinérer celui-ci à part, puis calciner le sel double au rouge vif, dans un creuset de platine, pour le transformer en pyTophosphate. Le poids du pyrophosphate obtenu, multiplié par 0,5137, fait connaître la quantité d'oxyde de cobalt ou de nickel que contient la substance soumise à l'analyse.