ARSENIC ET ANTIMOINE
on l'arrose avec de Tacide chlorhydrique dans lequel on a fait dissoudre, à l'aide d'une douce chaleur, une petite quantité de chlorate de potasse, puis on chauffe légère* ment et on ajoute de nouvelles quantités de chlorate de potasse, jusqu'à ce que le soufre libre se soit séparé, et apparaisse avec une couleur jaune franche. On ajoute alors de l'acide tartrique, on étend avec de l'eau et on détermine le poids du soufre libre, que l'on recueille sur un fillre taré et desséché. L'acide sulfurique qui se trouve dans la liqueur filtrée est précipité par le chlorure de baryum, et le poids du soufre, déduit de celui du sulfate de baryte ainsi obtenu , est ajouté à celui du soufre libre déjà déterminé.
Une autre portion du précipité de sulfures est pesée dans un tube à boule et chauffé dans un courant de gaz hydrogène sec. De cette manière, le soufre et l'arsenic sont volatilisés en totalité, et l'antimoine seul reste à l'état métallique. Après avoir chassé par la chaleur, et à la faveur du courant de gaz hydrogène, la portion du sublimé qui s*est déposée sur les parois du tube, ou pèse le résidu d'antimoine. L'arsenic est déterminé par difTérence. Les résultats ainsi obtenus sont ensuite rapportés, par le calcul, au précipité total des sulfures.
7" Une quantité déterminée des sulfures parfaitement desséchés est mélangée ii^mement avec douze fois son poids d'un mélange contenant trois parties de carbonate de soude sec pour une partie de cyanure de potassium. On introduit le tout dans, un tube de verre et on le chauffe dans un courant très-lent de gaz carbonique desséché. L'arsenic est réduit, et se dépose sur les parois froides du tube, où il forme un anneau métallique miroitant; l'anti-
moine reste en totalité dans le résidu, si la chaleur n'a pas été trop élevée ni le courant de gaz trop rapide. . 8° Enfin, le procédé de séparation de l'arsenic d'avec rétain, par l'intermédiaire du bisulfite de potasse (97), s'applique sans restriction à celle de l'arsenic d'avec Tanlimoine. Seulement le sulfure d'antimoine pouvant sans difficulté être lavé avec de Teau, il est inutile d'avoir recours à une solution de sel marin. Après le lavage on dessèche le sulfure d'antimoine, on le débarrasse du soufre libre qu'il peut contenir en le traitant par le sulfure de carbone, puis on le convertit en oxyde, par Tune des méthodes décrites plus haut (p. 142), et on le pèse sous cette forme (Bunsen).