CUIVRE
pour empêcher qu'une partie du cuivre ne soit entraînée par les eaux de lavage, car le sulfure de cuivre se sulfalise au contact de l'air avec une extrême rapidité. Quand le sulfure de cuivre est sec, on le calcine à plusieurs reprises avec un peu de soufre dans un petit creuset de porcelaine muni de son couvercle. Par là, le précipité est converti en protosulfure cristallin, Cu^S, dont on détermine le poids après le refroidissement. Il est à remarquer que ce protosulfure représente exactement le poids de l'oxyde.
3^ HoMige da enivre A Vétmt de •nlloeyannre. — Ce
procédé, qui convient particulièrement pour l'analyse des bronzes et des autres alliages de cuivre, est fondé sur Tinsolubilité du sulfocyanure de cuivre, Cu^CyS*, et la grande solubilité des sulfocyanures de tous les autres métaux dans une liqueur acide. Il comprend les trois opérations suivantes :
a. Effectuer la dissolution chlorhydrique de tous les métaux contenus dana la substance proposée, en évitant les agents oxydants ;
6. Ramener, par un réduclîf (l'acide hypophosphoreux ou l'acide sulfureux), le sel de cuivre au minimum, et verser une dissolution étendue de sulfocyanure de potassium, qui précipite immédiatement et complètement le cuivre seul ;
c. Doser le métal, en desséchant le sulfocyanure ainsi obtenu, Cu'CyS', à une température ménagée. Vérifier le dosage en transformant le sulfocyanure en sulfure Cu-S, par fusion avec un peu de soufre, à l'abri du contact de l'air dans un creuset de porcelaine taré (M. Rivot).
4° Héthode indirecte. — Le procédé suivant, qui est très-exact, peut être employé toutes les fois que la liqueur
âOi ANALYSE MIN EU AIE.
ne contient pas de métal précipitable par le cuivre métallique. On introduit la solution cuivrique dans un flacon à large goulot pouvant boucher à Témeri, et on ajoute de Tammoniaque en excès suffisant pour que le liquide soit parfaitement limpide et coloré en beau bleu céleste. On introduit dans ce liquide une lamé de cuivré bien décapée et exactement pesée, on achève de remplir le flacon avec de Teau bouillie, puis on le bouche et on Tabandonne au repos. Le cuivre niétallique transforme peu à peu le bioxyde de cuivre CuO en protoxyde Cu*0. A la température ordinaire, cette réaction exige trois ou quatre jours ; elle est achevée lorsque la liqueur est entièrement décolorée. On relire alors la lame de cuivre, on la lave, et, après l'avoir desséchée, on la pèse : la perte de poids qu'elle a éprouvée représente le poids du cuivre qui se trouvait dans la solution. Ce procédé exige beaucoup moins de temps quand on chaufl'e la liqueur ; mais les résultats ne sont pas aussi exacts; généralement ils sont sensiblement trop élevés.
(M. Levol).
ô*" IloMig« par les llqsenrs Utrées. — Le procédé suivant, qui permet de doser le cuivre rapidement et avec beaucoup d'exactitude, est fondé l"" sur la propriété que possèdent les sels de cuivre de se dissoudre dans l'ammoniaque, en formant une liqueur d'une coiileur bleue trèsintense; "^ sur la précipitation de cette liqueur ammoniacale par les sulfures solubles, et sa décoloration complète lorsqu'il ne reste plus de cuivre en dissolution.
La liqueur titrée dont on fait us<age est une solution de sulfure de sodium. Pour[doser le cuivre par cette méthode, on opère de la manière suivante : on pèse 1 gramme de la substance proposée, et on le dissout dans un excès d'acide
CUIVKE. tOÔ
iiilrique ou d'eau régale, s'il est nécessaire (minerais de cuivre). Quand l'attaque esl terminée et que la plus grande partie de l'acide a été chassée par la chaleur, on laisse refroidir pendant quelques instants le matras, et l'on ajoute un excès considérable d'ammoniaque. On chauffe alors le tnatras de façon à déterminer une douce ébullition, et l'on y verse peu à peu la liqueur titrée de sulfure de sodium, préalablement mesurée dansuneburelte divisée en dixièmes de centimètre cube. Le cuivre se dépose à l'état d'oxysulfure CuO,5CuS. Il est facile de saisir la fm de l'o- . pération; il suffit de laisser le précipité se déposer el de laver les parois du ballon avec une fiole à jet remplie d'ammoniaque. Aussitôt que le liquide est décoloré, on cesse d'ajouter la solution de sulfure de sodium, et on lit sur la burette le nombre de centimètres cubes employés. Ce volume de liqueur titrée , consommé pour la décoloration, fait connaître la quantité de cuivre qui se trouvait en dissolution.
Avant chaque série d'essais, il est nécessaire de titrer rigoureusement la solution de sulfure de sodium. Dans ce but, on pèse 1 gramme de cuivre pur, on le dissout dans 3 ou 6 grammes d'acide nitrique, on ajoute à la liqueur 40 ou «50 centimètres cubes d'ammoniaque concentrée; puis on détermine, en opérant comme il vient d'être dit, le nombre de centimètres cubes de la solution de sulfure alcalin qui est nécessaire pour produire la décoloration.
Cette méthode est applicable lors même que la solution de la matière renferme du fer au maximum, du cadmium, du plomb, de l'étain ou de l'antimoine; mais elle ne peut pas s'employer, si elle contient du cobalt, du nickel, du mercure ou de l'argent (M. Pelouze).
SÉPARATIONS
l!23. Ctiivre ci Plomb.
1'' On ajoute de Tacide sulfurique en excès à la solution des deux métaux dans Tacide nitrique; on évapore jusqu'à ce que Tacide sulfurique commence à se volatiliser, puis on laisse refroidir. Le résidu est repris par l'eau qui dissout le sulfate de cuivre. Le sulfate de plomb insoluble est recueilli sur un filtre. On le lave d'abord avec de Teau aiguisée d'à* cide sulfurique, et ensuite avec de Talcool, et, après l'avoir desséché, on le calcine dans un creuset de porcelaine et on le pèse (101, 1**). Le cuivre est précipité du liquide filtré, par la potasse ou par Thydrogène sulfuré.
â" On mélange avec un excès d'acide chlorhydrique la solution nitrique des deux métaux, on évapore au bain* marie, puis on ajoute une grande quantité d'alcool et un peu d'éther pour précipiter complètement le chlorure de plomb, que l'on recueille et dose d'après le procédé décrit (104). On chauffe la liqueur pour expulser l'alcool, et on dose le cuivre d'après l'une des méthodes indiquées.
i^i. Les oxydes de plomb et de cuivre ne peuvent pas être directement .séparés par la potasse. Car, bien que l'oxyde de plomb soit très-soluble dans ce réactif, Toxyde de cuivre précipité en retiendra une quantité notable, quel que soit d'ailleurs l'excès de réactif employé. Ce mode de séparation ne doit pas être tenté, môme lorsqu'on ne cher** che que des résultats approchés.
125. Cuivre et Arfient. (Alliages monétaires, argent du commerce, etc.)