ALLIAGES D'OR
PLOMB NÊCESSAIRR
plosb nécessaire
TITRE DE l'alliage.
à r.ifilnago
TITilE DE l'alliage.
ù r^ifTinagc
do 1 gram. d'alliage.
de 1 gram. d'alliage
4 gram.
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8 grain.
GOO — 350
m ANALYSE MINÉRALE.
La coupcllation s'exécute d*ailleurs sans difficulté : la coupelle étant chauffée au rouge, on y fait fondre la quantité de plomb convenable; et, quand le bain métallique est découvert, on introduit dans la coupelle, à l'aide d'une pincette légère et élastique, Talliage exactement pesé (1 gramme) et plié dans un petit morceau de papier ou dans une feuille de plomb.
154. Essai des galènes et, des minerais d* or et d^ argent. — Pour faire par la voie sèche Tessai d'une galène, on la pulvérise et on en prend 40 grammes que Ton mélange avec 20 grammes de carbonate de soude et avec 3 ou 3 grammes de fil de fer coupé en petits morceaux. On introduit ce mélange dans un creuset en terre réfractaire, que Ton a soin de choisir d*une grandeur telle qu'il ne soit rempli qu'aux deux tiers; puis on le chauffe au rouge et on le maintient en fusion pendant une demi-heure environ. Tout le soufre de la galène passe dans les scories h l'état de sulfure de fer et de sulfure alcalin, et le plomb, réduit à Tétat métallique, se réunit en culot au fond du creuset. Après le refroidissement, on casse le creuset, on détache le culot métallique de la scorie, on l'aplatit sur l'enclume pour le, débarrasser plus facilement des fragments de fil de 1er qui pourraient y être implantés, et on le pèse. On détermine ensuite l'argent par la coupellation du plomb obtenu.
La détermination de l'argent est très-exacte par ce procédé ; mais celle du plomb est trop faible à cause de la vola* tilité du sulfure. On peut réduire cette perte à 2,5 centièmes en fondant la galène avec son poids de cyanure jUune sec et la moitié de son poids de cyanure blanc.
(M. Le VOL.)
155. Lorsqu'on n'a en vue, dans Tessai d'une galène, que la détermination de l'argent, il est plus commode d'opérer là désuiruration de la matière plombeuse avec un mélange de carbonate de soude et de nitre. Ou mêle 10 grammes de galène pulvérisée avec 20 grammes de carbonate de soude et 3 à 4 grammes de nitrate de potasse, et Ton fait fondre ce mélange dans un creuset réfractaire. La fusion a lieu facilement, et la matière ne se boursoufle pas ; les scories sont très-liquides et ne retiennent pas de grenailles. Le nitre agit sur le soufre de la galène, et le transforme en acide sulfurique avant d'oxyder le plomb, qui se sépare à l'état métallique. Comme il est difficile de déterminer la quantité de nitre strictement nécessaire pour transformer la totalité du soufre en acide sulfurique, sans oxyder en même temps une partie du métal, il en résulte que les quantités de plomb fournies par ce procédé sont très-variables. Mais cette perte de plomb est sans inconvénient pour le dosage de l'argent, qui se trouve toujours en totalité dans le culot.
156. Lorsque les galènes argentifères sont assez pures, elles peuvent être directement soumises à la coupellation. La galène à essayer est réduite en poudre très-fine dans le mortier d'agate, et coupellée avec une fois et demie à deux fois son poids de plomb pauvre.
Toutes les fois que l'on fait une coupellation avec addition de plomb métallique, il faut déterminer directement l'argent contenu dans ce métal et en tenir compte. On peut aussi coupeller une quantité de plomb égale à celle qui a été ajoutée à la matière dont on fait l'essai, et placer le petit grain d'argent, que l'on appelle le témoin, dans le plateau de la balance avec les poids.
U\ ANALYSE MINÉUALE.
157. Lorsque la substance argentifère ou aurifère contient le plomb à l'état d'oxyde, comme cela a Heu pour les minerais carbonates et phosphatés, pour les scories, les fonds de coupelle, les litharges, etc., on obtient un culot de plomb contenant tout le métal précieux, en faisant fondre la matière avec un flux réducteur, tel que le flux noir (1), par exemple. Pour 10 grammes de la substance à essayer, on prend ordinairement 20 à 30 grammes de flux noir.
158. Les matières d'or et d'argent, qui ne contiennent pas de plomb, ni d'autre métal réductible, sont mélangées avec une ou deux fois leurs poids de litharge et fondues avec du flux noir. Lé plomb provenant de la réduction de la litharge contient tout l'or et tout l'argent qui étaient disséminés dans la masse en fusion.
159. Une autre classe de minerais, souvent très-riches en or et en argent, comprend les pyrites de fer, les pyrites de cuivre, le cuivre gris, l'argent gris, divers sulfures, arsénio-sulfures, etc. Les matières de cette catégorie sont essayées par le procédé suivant, qui est très-commode et très-expéditif. On mêle intimement 10 grammes du minerai pulvérisé avec 300 ou 500 grammes de litharge; on inlro-
(t) Le flux noir est un mélange inlime de carbonate de potasse et do charbon dans un état de division extrême. Pour le préparer, on fait un mélange de 2 parties de crème de tartre et de 1 partie de nitrate de potasse. On introduit ce mélange dans un vase de fer, on y met le feu avec un charbon et on le laisse brûler tranquillement. Quand la com« bustion est terminée, on pulvérise la matière encore chaude, et on la passe au lamis. Elle doit être conservée, à Tabri de l'humiditc, dans des flacons bien bouchés.
duit ce mélange dans un creuset, et on le recouvre d'une couche mince de litharge pure. Le creusel esl alors rapi* dément porté au rouge et retiré du fourneau aussitôt que la matière est devenue parfaitement liquide, car Taction trop prolongée de la litharge ne tarderait pas à le perforer. La litharge en fusion attaque le minerai et oxyde tous ses éléments, à l'exception de Tor el de l'argent; le plomb réduit par ces substances oxydables se réunit au fond du creuset, entraînant avec lui la totalité des métaux précieux. Le culot ainsi obtenu ne contient ordinairement que trèspeu de métaux étrangers, si ce n'est du cuivre, et peut toujours être immédiatement soumis à la coupellation. — Le seul inconvénient de ce procédé, c'est que la quantité de plomb qu'il fournit est souvent très-grande, ce qui rend la coupellation embarrassante. Le poids du culot de plomb peut s'élever à 80 ou 85 grammes pour les pyrites, à 70 grammes pour le cuivre pyrileux, à 60 grammes environ pour le cuivre gris, etc. Il faut dans ce cas faire un nouvel essai, et ajouter au mélange du minerai avec la litharge une certaine quantité de nilre. Ou obtient alors une quantité de plomb d'autant moins grande que l'on a ajouté plus de nitre, car ce n'est qu'après que ce sel a produit son action que la litharge agit à son tour sur le reste des substances oxydables. Par l'addition d'une quantité convenable de nitre, on pourra extraire tout l'or et tout l'argent du minerai et les condenser dans une proportion de plomb aussi petite qu'on le désire. L'expérience a démontré que, pour empêcher la réduction de 4 parties de plomb, il faut environ 1 partie de nitre : c'est d'après cette donnée que l'on calcule la quantité de ce sel qu'il est nécessaire d'employer. On peut également faire l'essai du minerai, en le faisant
âi6 ANALYSE MliNÉRALE.
fondre avec une quantité de nitre un peu plus grande que celle qui est nécessaire pour tout oxyder. Quand le mélange est bien fondu, on y introduit, à plusieurs reprises, du plomb réduit en feuilles minces et assez larges pour couvrir out le bain. Le plomb ast ainsi tamisé à travers les matières fondues, et réunit en alliage Tor et l'argent qui s'y trouvent disséminés.
Lorsqu'un essai est fait spécialement en vue de la détermination de l'or, on est dans l'usage d'opérer sur ib grammes de minerai, parce que les matières aurifères sont en général très-pauvres. Pour les essais d'argent, 10 grammes suffisent ordinairement. Toutes les fois que, dans le cours d'un essai, on aura fait intervenir de la litharge ou du plomb, il ne faut jamais négliger de déterminer par une expérience directe la quantité d'argent que contiennent ces substances, et la défalquer du poids du bouton obtenu à la coupellation.