‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 85 sur 308 · PERTE · texte numérisé non relu

PERTE

L*ALLIAGË U'aHGKNT

PAU COl'PKLLATION

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Les pertes en aident sont en réalité un peu plus fortes que celles qui sont indiquées dans ce tableau, car le bouton obtenu par coupellation n'est pas de largent tout à fait pur, il contient environ 1/1000 de son poids de plomb et des traces impondérables de cuivre.

152. Essai d*im alliage d^or et d'argent. — La coupellation d'un alliage d'or et de plomb s'effectue de la même manière que celle du plomb argentifère. Lorsque le plomb coupelle contenait à la fois de l'or et de l'argenti le bouton que

PLOMB, ARGENT, CUIVRE, ETC. i39

l*on obtient est uu alliage de ces deux métaux. Dans ce cas, en traitant l'alliage par Tacide nitrique, Targent seul est dissous, et l'or reste pour résidu. Mais, pour que l'on puisse doser rigoureusement l'or par cette méthode, il faut que i'ailiage contienne approximativement 3 parties d'argent pour i partie d'or; s'il est plus riche en or, l'acide nitrique ne dissout pas tout l'argent. Quand, au contraire, la quantité de ce dernier métal dépasse la proportion indiquée, l'or se sépare en poudre, et il devient difficile de le recueillir sans être exposé à des pertes. Pour séparer rigoureusement Fargent d'avec Tor, pour faire le départ y il est donc nécessaire de déterminer approximativement par un essai préliminaire les proportions relatives des deux métaux.

Cette estimation peut être faite par voie humide ou au moyen de la pierre de totube. Dans ce but,- on frotte l'alliage à essayer sur une pierre quartzeuse bien polie. On obtient ainsi une trace dont la couleur el l'action qu'exerce sur elle l'eau régale permettent de juger approximativement du titre. L'eau régale dont on se sert est composée de 98 parties d acide nitrique, de 1,34 de densité et de 2 parties d'acide cblorhydrique. Pour faire cette estimation aussi exactement que possible, on a soin de comparer la trace laissée par l'alliage à celles que fournissent des alliages d'un titre par^ laitement déterminé. Ces alliages types, fixés aux extrémités des rayons d'une étoile, constituent ce que l'on nomme le

iouchau.

Lorsque la composition de l'alliage s'écarte notablement de celle de 3 parties d'argent pour 4 partie d'or, il faut l'amener ace titre en le faisant fondre dans une coupelle avec i parties de plomb et avec la quantité d'argent fin ou d'or fm nécessaire pour que les deux métaux soient dans le rap-

itiO ANALYSE MINÉRALE.

port voulu. Cette opération se nomme inquariation (1). Le bouton ihquarté est alors aplati sur l'enclume, recuit au rouge pour être adouci, puis transformé par le laminoir en une lame dont Tépaisseur ne doit pas dépasser un tiers de millimètre. On recuit de nouveau cette lame, et on en fait une spirale ou un cornet en la roulant autour d'un tuyau de plume. Cette spirale est introduite dans un petit matras et traitée à plusieurs reprises par de l'acide nitrique chaud d'une densité de l,20à20''. Quand tout l'argent est dissous, on lave à l'eau par décantation, puis on fait glisser la spirale dans un creuset et on la dessèche. La spirale d'or est alors très-fragile et d'un rouge mat; mais, si on la chauffe dans le moufle, sans la faire fondre, elle éprouve beaucoup de retrait, acquiert l'éclat métallique et une solidité suffisante pour qu'on puisse la manier sans être exposé à la briser; on en détermine alors le poids à une balance d'essai.

153. Essai des alliages manélaires par la con>pellaiion, — La coupellation exige, romme condition indispensable, que l'oxydation du métal allié à l'argent ou à l'or s'effectue facilement, et que l'oxyde produit ail la faculté de fondre et de s'imbiber dans la coupelle. Le plomb et le bismuth sont les seuls métaux qui remplissent ces conditions; mais à la faveur de ces métaux (et dans les coupellations c'est toujours le plomb que l'on emploie), plusieurs oxydes, qui isolément ne seraient pas absorbés, peuvent être entraînés dans la

(1) L'inquartation est encore généralement usitée pour la détermination (le l'or en présence de l'argent. Cependant, des expériences directes ont démontré que le rapport de 1 à 3 entre Tor et l'argent n'est pas le plus convenable, et que le départ s'effectue plus rigoureusement quand l'alliage ne contient que 2 parties d'argent pour une partie d'or.

l. Pettemkofer.)

matière de la coupelle. L'oxyde de cuivre est précisément dans ce cas.

La coupellation des alliages de cuivre et d'argent, et de cuivre et d'or, s'elTectue rigoureusement et sans diflicuUé en présence d'une quantité de plomb suffisante. La proportion de plomb nécessaire pour entraîner la totalité du cuivre varie suivant la richesse des alliages.

L'or et l'argent s'T)pposent en effet à l'oxydation du cuivre, aussi faut-il d'autant plus de plomb pour une même quantité de cuivre, que la proportion des métaux précieux est plus considérable. Les alliages d'or et de cuivre exigent en* virondeux fois autant de plomb que les alliages d'argent au même titre. Quand le plomb ajouté est en quantité trop faible, les oxydes de plomb et de cuivre, qui se forment simultanémenty n'ont pas une fluidité suffisante pour être absorbés par la coupelle ; ils recouvrent alors le métal et empêchent l'oxydation. Dans ce cas, on dit que l'essai est noyé. L'essai par coupi' ation se faitordinairementsurl gramme d'alliage; les quantii ^ de plomb qu'il faut ajouter suivant le titre de l'alliage (que l'on détermine approximativement par un essai préliminaire) sont indiques dans le tableau suivant :

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