‹ Précis d'anatomie à l'usage des artistes [electronic resource]Chapitre 12 sur 17 · E. SALLE S · texte numérisé non relu

E. SALLE S

Muscles de la face antérieure de la cuisse droite. — i , muscle iliaque ; — 2, muscle psoas ; — 3, tenseur du 5, couturier; — 6, droit antérieur vaste interne; — 9, grêle ou 1 1, pectiné.

du condyle interne du fémur (fig. 6i), en décrivant une courbe à concavité antérieure, pour, après avoir ainsi contourné ce condyle, se terminer à la partie toute supérieure de la face interne de la jambe par un tendon aplati (19 et 20, fig. 61), qui s^attache au tibia en formant la couche la plus superficielle de la patte d'oie (expansion tendineuse à laquelle prennent encore part le droit interne et le demi-tendineux; voy. ci-après).

Le couturier a pour action de fléchir la cuisse sur le bassin et la jambe sur la cuisse, c^est-à-dire de donner au membre inférieur une position telle que la réalisent les tailleurs accroupis; c^est de là qu^est venu le nom de ce muscle [couturier ; sartorius^ en latin). Au point de vue des formes, ce muscle se révèle à Pextérieur d'une manière toute particulière: lorsqu'il se contracte, son extrémité toute supérieure traduit seule son gonflement par un relief extérieur; dans le reste de son étendue, ce muscle, reposant sur d'épaisses couches charnues compressibles (les adducteurs), les déprime, s'enfonce un peu en elles, comme le ferait une corde enroulée fortement autour d'un corps malléable, et, par suite, traduit sa présence par un sillon large et peu profond, sensible surtout vers la face interne de la cuisse, à la jonction de ses deux tiers supérieurs avec son tiers inférieur.

Triceps crural (6, 7, 8, fig. 5/). — Le triceps crural appartient aussi bien aux régions interne et externe de la cuisse qu'à sa région antérieure; mais sa portion la plus importante au point de vue des formes, le muscle droit antérieur, est située en avant. Le triceps, en effet, comme son nom l'indique, est composé, ainsi que son homologue du bras, de trois portions, l'une moyenne

VINGT ET UNIÈME LEÇON. 25s

dite long chef ou droit antérieur, et deux latérales, le muscle vaste interne et le vaste externe.

Le droit antérieur (24, fig. 5o; et 6, tig. 57) est allongé, fusiforme, c^est-à-dire plus volumineux à sa partie moyenne qu^à ses extrémités; son extrémité supérieure, la plus effilée, s^attache par un court tendon à répine iliaque antérieure et inférieure, à laquelle il arrive en passant entre le tenseur du fascia lata et le couturier. Le droit antérieur émerge donc de Pespace triangulaire qui sépare ces deux muscles (fig. S/), descend verticalement sur la face antérieure de la cuisse, et, à environ 10 centimètres au-dessus de la rotule, se transforme en un large tendon triangulaire (iig. 57 et 5 9) dont les bords donnent attache aux muscles vaste interne et vaste externe, et dont la base s''insère au bord supérieur de la rotule. Comme de la partie inférieure de la rotule part un large ligament (voy. ci-dessus, p. 144) qui va s^attacher à la tubérosité du tibia, on voit qu^en définitive, par Pintermédiaire de ce ligament ou tendon rotulien, le triceps va s^attacherau tibia (fig. 33, p. 139).

Le muscle vaste iitterne (8, fig. Sj] est une énorme masse charnue qui entoure tout le fémur, car, partant de la lèvre interne de la ligne âpre du fémur, il recouvre la face interne, la face antérieure et même la face externe du fémur, formant un corps charnu qui se porte verticalement en bas pour aller s^attacher par ses faisceaux antéro-externes à la face profonde, par les autres sur le bord interne du tendon triangulaire susrotulien; ces derniers faisceaux (internes), bien visibles sur Pécorché, sont obliquement dirigés et forment une masse charnue qui descend jusqu^au niveau de la rotule (8, fig. 57; et

17, fig. 6t) ; de plus, la ligne selon laquelle ils s'insèrent au tendon susrotulien est verticale, se continuant par un coude presque à angle droit avec le bord inférieur du muscle, horizontalement dirigea partir du niveau de la rotule; ce sont là des détails de la plus haute importance au point de vue du modelé de la région susrotulienne, détails d'autant plus sensibles qu'ils font contraste, comme nous allons le voir, avecladisposition présentéeàce même niveau par la partie inférieure du muscle vaste externe.

Le vaste externe (7, fig. 57), dont le nom est mieux justifié que celui du muscle précédent, recouvre la partie externe du vaste interne, et s'étend verticalement de la base du grand trochanter au bord externe du tendon triangulaire susrotulien; mais la ligne selon laquelle se font ses insertions à ce tendon décrit une courbe dont la convexité regarde l'angle supéro-externe de la rotule, dont elle reste séparée par un intervalle considérable (fig. 57 et 60). lien résulte que, sur le modelé extérieur, le méplat qui .correspond au tendon susrotulien forme une sorte de triangle à bords très différents, l'interne étant vertical, Texterne oblique, courbe, situé très haut; la base de ce triangle correspond à la rotule et aux parties latérales de la capsule du genou; son sommet tronqué correspond à l'extrémité inférieure du corps charnu du droit antérieur; les bords de ce méplat, formés parles parties musculaires du triceps, deviennent très saillants lorsque ce muscle se contracte, c'est-à-dire lorsque la jambe est portée avec force en extension sur la cuisse. Il est en effet à peine besoin d'indiquer, ainsi qu'il ressort assez des dispositions anatomiques, que le triceps, allant, par la rotule et le ligament rotulien, jusqu'à la tubérosité antérieure

du tibia, est essentiellement le muscle extenseur de la jambe.

Masse des muscles adducteurs. — On désigne sous le nom de masse des adducteurs les muscles nombreux qui sont disposés à la partie interne de la cuisse et qui, allant du pubis et de Pischion à toute la longueur du fémur, remplissent Tespace triangulaire que présente le squelette entre la face interne d\in fémur et la base de la moitié correspondante du bassin. Quelques-uns des muscles de cette masse prennent plus spécialement le nom d'adducteurs. Nous étudierons successivement trois muscles assez nettement visibles sur Técorché, savoir: le pectine, le premier ou moyen adducteur et le grêle interne; puis nous accorderons une très courte mention aux muscles presque entièrement cachés par les précédents, savoir : le second ou petit adducteur et le troisième ou grand adducteur.

Le muscle pectine {22^ fig. 5o;et i i,fig. 57), le premier et le plus court des muscles de cette région, représente une large bande charnue qui s'étend de la branche horizontale du pubis à la partie la plus supérieure du corps du fémur (ligne rugueuse allant de la ligne âpre au petit trochanter). La partie inférieure de ce muscle est cachée sur récorché par le couturier; sa partie supérieure elle-même ne se dessine que très vaguement à travers la peau toujours plus ou moins chargée de graisse dans cette région. — Le pectiné et la partie supérieure du couturier limitent un espace triangulaire à sommet inférieur, connu en anatomie chirurgicale sous le nom de triangle de Scarpa, et dans lequel vient se terminer un muscle volumineux, dont le corps charnu est situé pour sa plus grande partie

dans la cavité du bassin et de Fabdomen ; c'est le muscle psoas iliaque (i et 2, fig. S/), qui vient des parties latérales de la colonne lombaire [psoas] et de la fosse iliaque interne [iliaque]^ passe sous Parcade crurale (voy. p. 108) et arrive ainsi dans la profondeur de Pespace triangulaire susindiqué, pour aller s'attacher au petit trochanter. Il va sans dire que ce muscle n'est pas visible sur le modelé extérieur; l'espace triangulaire dont il forme le fond est en effet rempli par des vaisseaux sanguins et par des ganglions lymphatiques qui donnent à cette région un modelé irrégulier très variable selon les sujets (fig. 5i).

hQpremier ou moyen adducteur [premier dans l'ordre de superposition, moyen comme taille) est triangulaire (10, fig. 57); son sommet tendineux part de l'épine du pubis, et sa base, voilée par le couturier, s'attache à la partie moyenne de la ligne âpre du fémur.

Le droit interne, dit aussi grêle interne, est visible sur l'écorché dans toute la longueur de la face interne de la cuisse (9, fig. Sj] ; il forme en effet une longue et mince lanière charnue, large en haut, étroite en bas; son insertion supérieure se fait au bord interne de la branche descendante du pubis; de là il descend verticalement; un peu au-dessus du condyle interne du fémur, il est remplacé par un tendon étroit (i5, fig. 58) qui passe en arrière de ce condyle, en décrivant une légère courbe à concavité antérieure, comme le couturier, et vient, comme le tendon de ce dernier muscle, former la patte d'oie (voy. p. 254 et 260), c'est-à-dire s'attacher à la partie la plus supérieure de la tace interne du tibia (22, fig. 61).

Cachés par les muscles précédents, sont plus profondément placés les muscles petit et grand adducteur, qui

remplissent Tespace entre le droit interne et le fémur. Le second ou petit adducteur s'étend du pubis à la partie supérieure de la ligne âpre; le troisième ou grand adduc- ^ez^r est un muscle très volumineux, qui, parti de la tubérosité et de la branche ascendante de rischion,va s'attacher à toute la longueur de la ligne âpre du fémur, c'està-dire qu'il présente des faisceaux supérieurs horizontaux et des faisceaux inférieurs à peu près verticaux; parmi ces derniers, le plus interne, dit longue portion du grand adducteur, présente en bas un tendon distinct qui fait saillie au-dessus de la face interne du genou, en allant s'attacher à un tubercule qui surmonte le condyle interne du fémur.

Tous les muscles que nous venons de passer en revue, depuis le pectiné, ont pour action d'amener la cuisse en dedans, vers l'axe du corps; ils rapprochent donc les genoux l'un de l'autre, c'est pourquoi ils sont dits adducteurs de la cuisse.

Muscles postérieurs de la cuisse. — Ces muscles, au nombre de trois, partent tous de la tubérosité de l'ischion, c'est-à-dire que leurs extrémités toutes supérieures sont cachées sous le muscle grand fessier. Ils émergent sous le bord inférieur de ce muscle et descendent alors verticalement; puis, au-dessus de la face postérieure du genou, ils se séparent en deux masses, l'une, externe, formée par un seul muscle, le biceps crural; l'autre, interne, formée par deux muscles superposés, le demi-tendineux et le demi-membraneux.

Le biceps crural (12, fig. 58) est ainsi nommé parce que, comme le biceps brachial, il est supérieurement formé par deux chefs^ un long chef qui part de la tubérosité de

Fischion, et un court chef, plus profondément placé, qui part de la moitié inférieure de la ligne âpre du fémur. Ces deux chefs se réunissent sur un tendon (12, fig. 58) que les fibres musculaires accompagnent longtemps encore et qui, s^inclinant vers la partie latérale externe du genou, va, sous la forme d'une forte corde (ig, fig. 60), s'attacher au sommet de l'extrémité supérieure ou tête du péroné. Ce muscle est fléchisseur de la jambe sur la cuisse, et quand il accomplit cette action, son tendon devient très saillant, formant la limite externe du creux du jarret au creux poplité.

Le demi-tendineux (i 3, fig. 58), visible dans toute son étendue (excepté sous le grand fessier), a été ainsi nommé parce que, sur une grande longueur, presque équivalente à sa moitié inférieure, il est représenté uniquement par son tendon. Son corps charnu s'attache au haut à l'ischion et descend parallèlement à la longue portion du biceps en dedans de laquelle il est placé; vers la jonction du tiers moyen avec le tiers inférieur de la face postérieure de la cuisse, ce corps charnu se rétrécit et est aussitôt remplacé par le tendon (i3,fig. 58) qui s'incline en dedans, passe derrière le condyle interne du fémur en décrivant une légère courbe à concavité antérieure, comme les tendons des musclescouturier et droit interne, avec lesquels (voy. p. 254 et 258) il va former la patte d'oie, c'est-à-dire s'insérer à la partie supérieure de la face interne du tibia (24, fig. 61). Ce muscle est fléchisseur de la jambe et dessine, dans ce mouvement, le relief de son tendon comme limite interne du creux du jarret.

Le demi-membraneux, situé au-dessous du précédent qu'il déborde en bas de tous côtés, a été ainsi nommé

parce que sa moitié supérieure est "TU .. formé par un large tendon membraniforme partant de la tubérosité de Fischion. Ce n'est qu'au-dessous de la partie moyenne de la cuisse que commencent les fibres musculaires, qui alors forment un gros corps charnu, épais, large et court, auquel succède bientôt un fort tendon (14, fig. 58) allant s'attacher à la face postérieure de la tubérosité interne du tibia. — Le corps charnu de ce muscle déborde de chaque côté le tendon du demi-tendineux, et, allant jusqu'à la ligne médiane de la face postérieure de la cuisse et du genou, forme à ce niveau une grosse saillie musculaire. Lorsque la jambe se fléchit sur la cuisse, les tendons du biceps et du demi- ijin ^/i^

tendineux , devenant saillants , limitent un creux profond (creux du jarret ou creux poplité) correspondant à la partie supérieure de la face postérieure du genou, et la saillie charnue du demi-membra- ^•

Région poplitée et face postérieure de la jambe droite. — i, jumeau interne; — 2, jumeau externe; — 3, interstice des jumeaux; — 4, 5, tendon d'Achille; — 6, 7, 7, plantaire grêle et son tendon ; — 8, tendons des muscles profonds (fléchisseur commun et jambier postérieur); — 9, long péronier latéral; — 10, court péronier latéral; — II, muscle soléaire; — 12, biceps crural; — 13, demi-tendineux; —14, demi-membitaneux ; — 15, droit interne ; — 16, couturier.

PRÉCIS D'AN ATOMIE.

neux reste cachée dans le fond de ce creux; mais lorsque la jambe est étendue sur la cuisse , il n^ a plus de creux poplité, la face postérieure du genou présentant au contraire une forme saillante , produite dans la partie supérieure par la masse charnue du demi-membraneux, et dans la partie inférieure par les masses médianes des jumeaux, ainsi que nous allons le voir dans un instant.

LEÇON

Sommaire. — Muscles de la jambe. — Dispositions générales de ces muscles par rapport au squelette. — Muscles antérieurs de la jambe (jambier antérieur et extenseurs). — Muscles externes ou péroniers latéraux; rapports du long péronier avec la plante du pied; son influence sur la forme du pied, — Muscles postérieurs; muscles jumeaux (détails de leur compositign et de leur modelé); muscle soléaire; plantaire s,vè\e; tendon d'Achille. — Muscles du pied: i^dos du pied (muscle pédieux); 2° muscles de la plante du pied.

Muscles de la jambe. — La disposition du squelette de la jambe (tibia et péroné) est telle qu'on pourrait s'attendre à priori à y trouver quatre masses musculaires, une sur chacune des faces de ce squelette; mais la face interne du tibia est sous-cutanée (2, fig. 59), c'est-à-dire qu'elle n'est recouverte par aucun muscle, et que, débordée par les masses charnues postérieures et antérieures, elle forme un long méplat, légèrement excavé en gouttière, allant depuis la face interne du genou jusqu'à la malléole interne. La jambe nous présente donc à étudier seulement trois groupes musculaires : la région antérieure ou antéro-externe, la région externe ou péronière, et la région postérieure.

Muscles antérieurs (fig. 59). — Disposés dans l'espace qui sépare le péroné du tibia, ils sont au nombre de trois , qui sont, en allant du tibia au péroné: \q jambier anté-

26 IMVrCIS D'AN A TO MIE.

7'iciir, r extenseur propre du ^l'os orteil et l'extenseur commun dcsorieils.

Lq jambier antérieur (ou tibial antérieur, 3, fig. 56) s'attache sur la face externe du tibia à partir de la tubérosité dite du jambier anlcrieur (voy. p. 137) et descend en s'inclinant un peu obliquement en dedans sous la forme d'un corps charnu prismatique ou fusiforme, dont Textrémité inférieure s'ertile graduellement, pour être, au commencement du tiers inférieur de la jambe, remplacée par un fort tendon. Celui-ci, s'inclinant de plus en plus en dedans (2, fig. 61), passe obliquement sur la lace antérieure du libia, arrive au devant de la malléole interne où il glisse sous le ligament annulaire antérieur, et atteint ainsi la partie interne du dos du pied (3, hg. 6 i) où il va s'insérer au premier cunéiforme et à la base du premier métatarsien. Fléchisseur du pied, dont il rapproche la face dorsale de la face antérieure de la jambe, en même temps qu'il porte la pointe du pied en dedans et relève un peu son bord interne, ce muscle, lors de sa contraction, dessine à l'extérieur tous les détails de son niodelé, c'est-à-dire au niveau de la jambe un corps charnu qui déborde un peu la crête antérieure du tibia, et au cou-de-pied une corde oblique marquant très nettement la direction du tendon.

V extenseur propre du gros orteil (5, fig. 59) est caché, quant à son corps charnu, entre le muscle précédent et le muscle suivant; son tendon seul, accompagné encore de quelques fibres musculaires, apparaît (2, fig. 60) au tiers inférieur de la face antérieure de la jambe, en dehors du tendon du janibier; il se dirige comme celui-ci, mais un peu moins obliquement, passe sous le ligament annulaire du cou-de-pied, et longe la partie interne de la face

\ INGT-l)l.L XI KM E LEÇON.

dorsale da pied 4, tig. 61) pour aller jusqu'à la base de la seconde phalange du gros orteil ou il s'attache. Lorsqu'on porte fortement le gros orteil en haut, dans l'extension. ce tendon se dessine nettement dans tout son trajet.

L'extenseur commun des orteils 4, fig. 59) s'attache tout en haut sur la tubcrositc externe du tibia, en dehors du tubercule du jambier antérieur, puis aux trois quarts supérieurs de la face interne du péroné ; il descend verticalement et présente en bas un tendon subdivisé en plusieurs bandelettes, qui restent accolées (3, fig. 60) pour passer sous le ligament annulaire; aussitôt après ces bandelettes divergent en éventail (4, fig. 60) sous forme de cinq tendons, dont les quatre premiers se rendent aux orteils (depuis le second jusqu'au cinquième orteil), aux dernières phalanges desquels ils s'attachent, tandis que le dernier (6, fig. 60 , plus court, descendant obliquement sur le bord externe du pied, va s'attacher à la base du cinquième métatarsien. (Ce dernier tendon et la partie musculaire qui

Fig. 59,

Muscles de la région antérieure de la jambe. — i, tendon du droit antérieur de U cuisse ; — 2, tibia ; — }, muscle jjmbier antérieur; — 4, m. extenseur commun des orteils; — 5, ta. extenseur propre du gros orteil; — 6, faisceau dit péronier antérieur ;

— 7 et S, les muscles péroniers latéraux; — 9, le jumeau externe; — 10, le jumeau interne; — II, muscle pédieui;

— 12, ligament annulaire supérieur au dorsal du tar^e.

FiG

Muscles de la jambe :

jambier antérieur; -

extenseur commun des orteils, avec ses tendons (4 latéral et son tendon (8) ; jumeau externe; — 12, i:

'lui donneplus spécialement naissance (6, fig. 59 ; et 5, fig. 60) ont été par quelques auteurs décrits comme un muscle à part sous le nom dQ péî^onier antérieur. Son existence n'est du reste pas constante.) Comme le jambier antérieur, Pextenseur commun des orteils , fléchit le pied sur la jambe, en même temps qu'il étend les orteils sur le pied; dans cette action, il dessine à la fois la saillie de soncorps charnu, surtout à la partie moyenne de la jambe, et les saillies, en cordes divergentes, de ses tendons sur le dos du pied; le tendon qui va au cinquième métatarsien élève le bord interne du pied, et c'est alors seulement que sa saillie se dessine sous la peau, en général d'une manière peu prononcée.

Mscles externes (fig. 60). — Ils sont au nombre de deux, placés sur la face latérale externe du péroné, dits pour cela mus-

face externe. — 1,1?

- 2, 2, tendon de l'extenseur propre du gros orteil 5 et 6); — 7

long péronier

- 9, court péronier latéral et son tendon (10); — 11, soléaire; — 13, tendon d'Achille; — 14, pédieux; —

15, abducteur du petit orteil, — 16, droit antérieur de la cuisse; — 17 et 18, vaste externe — 19, tendon du biceps fémora ; --20, ligament latéral externe du genou.

VINGT-DEUXIEM E L EÇON. 267

des péroniers latéraux et distingués en long et court péronier. — Le long- péronier latéral est formé par un corps charnu qui commence à la tête du péroné et qui, relativement large et épais, descend jusque vers la partie moyenne de la jambe, où apparaît un tendon que les fibres musculaires accompagnent encore sur une longue étendue. A ce niveau précisément, c'est-à-dire sur le tiers moyen de la face externe du péroné (en 7, fig. 60)^ prend naissance le muscle court péronier latéral, qui est ainsi placé au-dessous du tendon du précédent, de sorte qu^au point de vue des formes, ces deux muscles se confondent en un long corps charnu occupant les trois quarts supérieurs de la face externe du péroné. Leurs deux tendons descendent, également confondus en une seulemasse, et s^inclinent obliquement de la face externe du péroné sur sa face postérieure (8, 9, fig. 60), de manière à aller passer derrière la malléole externe (9, 10, fig. 58), sur laquelle ils se réfléchissent comme sur une poulie en se dirigeant §ur le bord externe du pied: c'est alors seulement que les deux tendons s'écartent. Fun de Fautre, pour aller s'attacher à deux points diamétralement opposés du pied. En effet Fun d'eux (celui du court péronier latéral) se dirige horizontalement d'arrière en avant, sur le bord externe du pied (10, fig. 60), pour aller s'attacher à la base ou extrémité postérieure du cinquième métatarsien ; l'autre, au contraire, celui du long péronier latéral, se dirige obliquement en avant et en bas, de façon à atteindre la plante du pied, sous laquelle il s'engage, en se plaçant dans la gouttière de l'oscuboïde; il traverse alors obliquement la plante du pied, du bord externe vers le bord interne, très profondément caché

par les muscles et ligaments plantaires, et arrive jusqu^à Textrémité postérieure du premier métatarsien sur lequel il s'attache.

Ces deux muscles, mais surtout le court péronier latéral, ont pour action d'étendre le pied, dont ils portent la pointe en dehors, en même temps qu'ils élèvent son bord externe; on voit qu'en somme cette action est l'opposé de celle du jambier antérieur. Mais le long péronier latéral a encore une action plus importante et qui nous explique pourquoi le relief de ce muscle devient plus saillant toutes les fois que le pied est le siège d'un effort particulier, comme par exemple s'il est porté en avant dans la danse ou l'action d'imprimer un mouvement à un objet; c'est que ce muscle, vu la disposition de son tendon qui passe comme la corde d'un arc dans la concavité de la plante, a pour action d'augmenter cette concavité, c'est-à-dire de rendre plus creuse la voûte plantaire, ce qui se traduit à la face dorsale par une exagération de la cambrure du pied.

Muscles postérieurs (fig. 58). — La région postérieure de la jambe est très charnue, et formée de muscles nombreux et puissants, qu'on distingue en deux masses : la masse superficielle, que nous allons décrire en détail, et la masse profonde pour laquelle il suffira de quelques indications. La masse superficielle est formée par les deux muscles jumeaux, par le plantaire grêle et par le soléaire

Les jnuscles jumeaux ou gastro-cnémiens (-yadTYio, ventre; xvr^ar;, jambe), qui forment essentiellement la saillie du mollet, sont au nombre de deux, un de chaque côté de la ligne médiane du mollet, et distingués (par

rapport à Taxe du corps) en jumeau interne et jumeau externe.

Le jumeau interne (i, fig. 58) part n de la partie supérieure du condyle 18 interne du fémur; le jumeau externe (2, fig. 58) part de même du condyle externe. Tous deux descendent, formant chacun un corps charnu ovoïde , très allongé :

d^abord séparés par un très petit espace triangulaire, ces deux corps arrivent presque aussitôt au contact Pun de Pautre et ne sont plus séparés que par un interstice linéaire trèsétroitet vertical (3, fig. 58). Enfin ils se terminent chacun par un bord inférieur arrondi, à convexité inférieure, indiquant Pinsertiondu muscle sur le tendon d'Achille, dont Pétude sera faite après celle du muscle soléaire qui vient également s'y attacher. Sauf quelques rares exceptions, le jumeau interne descend un peu plus bas que le jumeau externe (fig. 58).

Muscles de la jambe (face interne), — i, jambier antérieur; —2 et 3, son tendon; — 4, tendon de Pextenseur propre de gros orteils; — set 6, jumeau interne; —7, soléaire; — 8, tendon d'Achille; — 9, son attache au calcanéum ; — 10, tendon du muscle plantaire grêle; — 11 et 12, tendon du jambier postérieur; — 13 et 14, tendon du long fléchisseur commun

des orteils; — 15, tendon du long fléchisseur propre du gros orteil; 16, i6,

abducteur du gros orteil ; — 17, vaste interne de la cuisse; — 18, 19, 20, couturier'; — 21, 22, droit interne; — 23, demi-membraneux; — 24, demi-tendineux.

Ces deux muscles sont extenseurs du pied sur la jambe, c^est-à-dire qu'ils agissent (par le tendon d'Achille) sur le calcanéum ou os du talon, de manière à élever le talon et faire que le sujet, s'il est debout, repose sur la pointe du pied (sur les orteils) et non plus sur la plante. Or la constitution de ces muscles est telle que leur modelé extérieur est tout à fait différent lorsqu'ils sont en repos et lorsqu'ils sont en contraction.— En effet, chaque muscle jumeau présente à sa partie supérieure un tendon qui s'épanouit sur sa moitié externe (par rapport à l'axe de la jambe), qu'il voile, laissant entièrement libre la moitié interne (celle qui est juxtaposée de chaque côté de la ligne médiane du creux poplité et du mollet; voy. fig. 58). A l'état de repos, ces deux moitiés de chaque muscle se confondent en un seul et même modelé arrondi et saillant, c'est-à-dire que rien ne fait distinguer la partie recouverte par l'expansion aponévrotique du tendon et la partie formée de fibres musculaires libres. "Mais lorsque le sujet se soulève sur la pointe des pieds, ou dans tout autre mouvement produit par une contraction énergique des jumeaux, on voit sur chacun de ces muscles la partie charnue libre se gonfler beaucoup plus fortement que la partie recouverte et bridée par l'aponévrose ; c'est pourquoi à ce moment l'ensemble du modelé convexe du mollet présente un léger méplat ovoïde de chaque côté, et sur la ligne médiane une longue saillie longitudinale verticale. Cette saillie est produite par les parties musculaires libres des deux jumeaux, parties qui se rapprochent, s'accolent pendant la contraction et confondent leur double masse en un seul relief médian. La

figure 58 qui, par des différences de teinte, fait distinguer les parties aponévrotiques et les parties musculaires nues, peut très exactement, par ces différences de teinte, rendre compte des détails importants de modelé dans Pétude desquels nous venons d^entrer. Les parties claires ou aponévrotiques correspondent aux deux méplats susindiqués; les parties foncées ou charnues correspondent à la saillie médiane, avec cette différence que sur le mollet en contraction cette saillie médiane est pour ainsi dire plus homogène que sur la figure 58, les deux moitiés qui la composent étant absolument fusionnées en une seule masse, sans qu^il y ait même un interstice triangulaire à leur partie toute supérieure.

Nous devons donc revenir sur ce que nous avons dit précédemment (p. 261 et 262) relativement à la région postérieure du genou examinée sur un sujet dont la jambe est étendue. Si ce sujet se soulève alors sur la pointe des pieds, il est plus que jamais impossible de parler d^tn creux poplité, c^est-à-dire d\me excavation à la face postérieure du genou. Dans ces conditions, la saillie, précédemment étudiée, du demi-membraneux, et la saillie des parties charnues médianes des jumeaux arrivent presque à se rejoindre, et le muscle plantaire grêle, dont il va être question dans un instant, contribuant à combler Pinterstice, la région du creux poplité forme réellement une partie saillante, et la face postérieure du genou est marquée, dans sa portion moyenne, d^tn fort modelé musculaire, dont il n^est possible de comprendre la cause que par Pétude attentive des muscles jumeaux et demi-membraneux.

Le muscle soléah^e, ainsi nommé parce que sa forme

a été comparée à celle d'une semelle (en loxm^ solea), est placé au-dessous des jumeaux qu'il déborde, aussi bien sur le bord interne (7, fig. 61) que sur le bord externe (12, fig. 60) du mollet. Inséré à la tête du péroné et au tibia, il donne naissance inférieurement à un large tendon triangulaire à base supérieure, sur la face superficielle duquel viennent s'insérer les muscles jumeaux. Ce tendon , accompagné encore à sa face profonde et sur chacun de ses bords par les fibres du soléaire (fig. 58), descend en se rétrécissant et en s'épaississant, et à environ 5 centimètres au-dessus du calcanéum il devient libre, c'est-à-dire entièrement dégagé de fibres musculaires. OesicQ tendon d'Achille, servant à transmettre à la fois l'action des jumeaux et du soléaire, qui arrive au calcanéum, au niveau duquel il s'élargit légèrement pour s'insérer à la moitié inférieure de la face postérieure de cet os (5, fig. 58).

Le soléaire a la même action que les muscles jumeaux; aussi lorsque le pied est énergiquement étendu, voit-on le relief de ses fibres se dessiner de chaque côté de la partie supérieure ou base triangulaire du tendon d'Achille.

Le plantaire grêle est un petit muscle insignifiant dont le corps charnu (6, fig. 58), très court, se confond, en s'insérantau condyle externe du fémur, avec la partie charnue du- jumeau externe. A ce petit corps charnu succède un tendon long et grêle (7, fig. 58) qui descend obliquement entre les jumeaux et le soléaire, pour atteindre le bord interne du tendon d'Achille, qu'il longe ensuite en descendant plus ou moins bas (10, fig. 61), car tantôt il se confond de bonne heure avec

ce tendon, tantôt il va jusqu^au calcanéum, ou bien encore il se perd dans le tissu cellulo-graisseux qui entoure le tendon d^ Achille près du calcanéum.

Les muscles postérieurs profonds ne sont visibles sur récorché qu'àla partie tout inférieure du bord externe de la jambe; ils présentent en ce point, en dedans du tendon d'Achille (en 8, tig. 58), une série de tendons qui font le pendant des tendons des péroniers, disposés semblablement de l'autre côté, au moment où ils atteignent la face postérieure du péroné et se réfléchissent sur la malléole externe (9, io,fig. 58). Ces muscles sont: \q, jambier postéiHeur , le fléchisseur commun des orteils et le fléchisseur propre du gros orteil. Les corps charnus de ces trois muscles, profondément cachés sous les muscles superficiels, s'insèrent à la face postérieure du tibia, du péroné et du ligament interosseux; leurs tendons descendent obliquement vers la face postérieure de la malléole interne, où ceux du jambier postérieur et du fléchisseur commun sont seuls visibles (le tendon du fléchisseur propre du gros orteil est presque tout à fait caché sous le tendon d'Achille). Après s'être réfléchis sur la malléole interne, ces tendons pénètrent dans la plante du pied en suivant la gouttière interne du calcanéum; le jambier postérieur s'arrête presque aussitôt en s'attachant à l'os scaphoïde (12, fig. 61); les deux autres tendons vont jusqu'aux orteils, où ils se comportent d'une manière identique à ce que nous avons décrit à la main pour les tendons du fléchisseur propre du pouce et du fléchisseur profond des doigts.

Muscles du pied. — Le pied présente non seulement des muscles à sa région plantaire, comme la main à sa

27+ PRÉCIS D'AN ATOMIE.

partie palmaire; mais, de plus, il possède un corps charnu développé sur sa région dorsale et nommémtisclepédieux.

Le muscle pédieux, dit aussi court extenseur commun des orteils (i i, fig. 59 ; et 14, fig. 60), est formé par un corps charnu court et aplati, disposé comme en sautoir sur le dos du pied, c^est-à-dire qu^il va oblique^ment de dehors en dedans et d'arrière en avant. Son extrémité postéro-externe est arrondie et s'attache sur la face supéroexterne du calcanéum, dans la cavité calcanéo-astragalienne ou cavité anfractueiise du tarse (voy. p. i56); de là il se dirige en avant et en dedans, en s'élargissant, passe sous les tendons de Textenseur commun, et aussitôt se divise en quatre languettes musculaires à chacune desquelles succède bientôt un tendon; ces tendons croisent ceux de Fextenseur commun de manière à figurer avec eux une sorte de gril à intervalles losangiques, et vont aux quatre premiers orteils soit en s'insérant à la base de la première phalange, soit en se confondant avec le tendon extenseur. — Ce muscle concourt à Fextension des orteils, et, par son obliquité, corrige Tobliquité en sens inverse du long extenseur. Quand il se contracte, la portion de son corps charnu situé en dehors et en arrière des tendons du long extenseur devient très nettement saillante, n'étant bridée par rien ; et sa saillie est d'autant plus nette qu'en arrière d'elle se trouve une dépression plus ou moins sensible correspondant à la cavité anfractueuse du tarse ou cavité calcanéo-astragalienne.

Nous ne nous arrêterons pas ici à la description des muscles de la plante du pied ; au point de vue des formes, le pied doit toutes ses particularités de configuration au

VINGT-DEUXIÈME LEÇON. 27s

squelette; les muscles de la plante arrondissent, par leur présence, les angles de ce squelette, comblent quelques cavités ou anfractuosités, mais ne modifient pas es^sentiellement les formes osseuses. D^autre part, ces nombreux muscles sont en général très peu développés, confondus en des masses communes; aussi est-il souvent difficile, même pour un anatomiste exercé, d'isoler et de reconnaître distinctement chaque corps charnu. Il est donc inutile à Partiste d'entrer dans Tétude détaillée de ces muscles, qui du reste reproduisent, dans leurs dispositions générales, la distribution des muscles de la main. Nous nous contenterons donc de dire que la plante du pied, comme la paume de la main, possède trois masses musculaires : 1° Tune, interne (i6, fig. 6i), appartenant au gros orteil, formée par le muscle abducteur qui part du calcanéum, et par les muscles court fléchisseur, adducteur oblique et adducteur transverse qui partent des os antérieurs du tarse et du métatarse; — 2° Tautre, externe (i5,fig. 60), appartenant au cinquième orteil, formée par un muscle abducteur qui part du calcanéum, et un court fléchisseur qui part du cuboïde; — 3"' enfin une masse moyenne, formée d'un court fléchisseur commun des orteils^ de lombricaux et interosseux, pour lesquels nous ne pourrions faire que répéter ce qui a été dit à propos des muscles de même nom, bien mieux développés et bien plus faciles à étudier dans la paume de la main.

Sommaire. — Muscles du cou. — Régions latérale et antérieure du cou.- — Muscles sterno-mastoïdiens; ils limitent à la face antérieure du cou un triangle où sont les régions sous-hyoïdienne et sushyoïdienne. — Organes qui sont compris dans le cou (colonne vertébrale, œsophage, trachée), — Muscles sous-hyoïdiens: seapulo-hyoïdien, cléido-hyoïdien, sterno-thyroïdien et thyro-hyoïdien. — Muscles sushyoïdiens : digastrique, stylo->^ hyoïdien et mylo-hyoïdien.

Muscles du cou. Nous avons précédemment, à propos du trapèze, étudié la musculature et le modelé de la région postérieure du cou; quelques détails ont même alors trouvé place relativement à la partie supérieure des faces latérales du cou, c^est-à-dire de la gouttière longitudinale oblique qui est entre le bord antérieur du trapèze et le bord externe du sterno-cléidomastoïdien (voy. p. 208 et 20q). Il nous reste à examiner la partie inférieure de cette gouttière et toute la région antérieure du cou. Cette étude doit avoir pour point de départ celle des muscles sterno-cléido-mastoïdiens, qui forment le modelé le plus important de ces régions, et qui par leur direction déterminent, à la face antérieure du cou, un intervalle musculaire, c'est-à-dire une circonscription dans laquelle il nous sera facile d'étudier les muscles plus profondément placés.

Les muscles sterno-cléido-masto'idiens sont au nombre de deux, un de chaque côté du cou, s'étendant de la

FiG. 62.

Muscle du cou et de la face. — i, fiontal ; — 2, occipital; —-3, 3, aponévrose épicrânienne; — 4, temporal; — 6, orbiculaire des paupières; — 7, élévateur commun interne de l'aile du nez et de la lèvre supérieure; — 8, muscle dilatateur des narines; — 9, transverse ou triangulaire du nez; — 9', muscle pyramidal; — 10, petit zygomatique; — 11, grand zygomat'que; — 12, masséter; — 13, canin; — 14, élévateur commun externe de la lèvre et de l'aile du nez; — 1 5, orbiculaire des lèvres;

— 16, buccinateur ; — i6',;triangulaire de la lèvre inférieure; — 17, carré du menton;

— 19, sterno-cléido -mastoïdien ; — 20, trapèze; — 21, digastrique et stylo-hyoîdien ;

— 22, ventre antérieur du digastrique; — 24, omoplat-hyoïdien ; — 25, cléido-hyoïdien; — 26, thyro-byoïdien ; — 27, mylo-byoïdien ; — 28, Z), splénius.

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