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demi-lraiisparont ou quelques poiuls; ailleurs d'uu blauc plus opaque et siilouué par dos ligues rougeâtres. Ce tissu occupait presque en totalité la paroi Citerne du ventricule droit ; sa couleur blanche tétait apparente à travers la membrane interne. En un petit nombre de points seulement s*? voyaient encore quelques faisceaux de Ebres musculaires décolorées et comme atrophiées. Ces fibres étaient plus prononcées du côté de la face interne du ventricule ; les colonnes charnues qui donnent attache aux tendons de la valvule tricuspide s'étaient conservées intactes; les parois de l'oreillette droite présentaient dans toute leur étendue, excepté dans l'appendice auriculaire , ta même dégénération ; dans t'espace 1 surtout qui sépare l'orifice des deux veines caves > 1 ou ne voyait plus aucune trace de fibre musculaire. Dans ce cas, il y a lieu de s'étonner que l'oreillette droite , oi\ l'on ne voyait plus que quelques traces de fibres musculaires , et que le ventricule dioit luimcMue, privé d'une partie de son tissu charnu , aient pu cependant encore recevoir et chasser le sang.
Dans le second cas que j'ai observé . la lésion , égatemeut bornée au côté droit du cœur, était moins étendue; il n'y avait pas, comme dans le premier cas , d'hvpertrophie à gauche. Aucune autre altération n'existait dans le cœur. Le malade, âgé de trente-sept ans lorsqu'il mourut, avait joui dune bonne santé jusqu'à sa trente-cinquième année. Alors il devint légèrement asthmatique. Pendant les cinq ou six mois suivans il ne sentit qu'un peu de gène dans la respiration , sans autre phénomène morbide. Au bout de ce temps, il fut [)ri-^ un jour, aprèj sou
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cîcjeùner , d'une atroce douleur qui , se faisant d'abord sentir à la rt^gion précordiale , s'étendit bientôt à tout le côté gauche du thorax. En même temps , fortes palpitations de cœur ; augmentation de la dyspnée habituelle; vomissement des alimens; perte momentanée de connaissance. Au bout d'une heure la douleur diminua, et le lendemain le malade était revenu à son état accoutumé. Pendant l'année qui suivit cet accident, la gêne de la respiration augmenta peu-à-peu, et sept ou huit fois le malade fut pris de la même douleur, qu'il comparait à la douleur par élancemens que produit une dent cariée. Lorsqu'il entra à la Charité il était maigre et dans un état de dépérissement évident ; sa face avait une teinte jaunepaille fort remarquable ; chaque soir il y avait un léger mouvement fébrile sans sueur. Pendant le mois qui suivit son entrée le malade ressentit plusieurs fois à la région du cœur des douleurs passagères , mais très-vives. De temps en temps il avait d'assez fortes palpitations; mais dans leurs intervalles l'auscultation ne découvrait dans le cœur, non plus que dans les poumons , aucune altération. Au bout de six semaines de séjour à la Charité, les membres inférieurs, puis les supérieurs, et enfin la face, s'infiltrèrent, et le malade succomba tout-à-coup sans agonie.
A l'ouverture du cadavre , on trouva la paroi externe du ventricule droit du cœur occupée par une tumeur bosselée, qui, par sa forme et sa saillie considérable , semblait comme un cœur surnuméraire , tellement que nous crûmes d'abord à l'existence d'un vice de conformation. S'étcndant de la pointe du ventricule à sa base, et dépassant même ce dernier
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point pour envahir , dans l'esp jce de quelques lignes , le tissu de l'oreillette , cette tumeur avait remplacé presque eu totalité les fibres musculaires, dont on ne voyait plus qu'tme couche mince à la surface interne du ventricule. En quelques points elle faisait unesaillie notable à l'intérieur de la cavité ventriculairej elle était formée par la matière dite encéphaloïde, dure en quelques points, molle et comme diffluente en d'autres points. Aucune autre lésion ne fut trouvée' dans le cadavre.
Enfin M. Billard a trouvé, chez un enfant de trois jours, les parois du cœur occupées par trois masses morbides qui avaient tous les caractères des productions dites sqidrrliemes (i).
Les autres productions morbides , qu'on a vues jusqu'à présent développées dans le cœur, sont des kystes séreux et des hydatides.
Les kystes séreux , qui jusqu'à présent ont été trouvés dans le cœur, ont présenté un volume qui variait depuis celui d'un pois jusqu'à celui d'un gros œuf de poule. Ils sont le plus ordinairement situés à la surface externe du cœur, entre sa substance charnue et le péricarde. D'autres fois ils font saillie à l'intérieur des cavités du cœur. Un cas de ce genre a été trouvé par M. Dupuytren (2). Dans l'épaisseur même des parois de l'oreillette droite existaient plusieurs poches séreuses qui faisaient une saillie considérable dans la cavité de cette oreillette. D'autres fois, enfin, ces kystes ne sont visibles ni à l'une ni à l'autie de» surfaces du cœur, et ce n'est qu'en incisant l'un des
(1) Traite des maladies des nouvcau-ncs, clc. , pag. 04/. (') Journal de Corvisart , etc. , tom. V, pag. lôg.
d'anatomie pathologique. -53 1
parois du cœur qu'on en découvre l'existence. Je n'aî vu qu'une seule fois un kyste de ce genre. Il existait au milieu des parois du ventricule gauche ; il avait le volume d'une noix ordinaire , et le liquide transparent qui le remplissait jaillit à plus de six pouces de hauteur au moment où le kyste fut incisé. Les parois du ventricule gauche étaient un peu hypertrophiées.
De semblables kystes peuvent aussi se développer à la surface libre de la membrane qui tapisse les cavités du cœur: c'est ce que j'ai vu une seule fois, et je ne sache pas d'ailleurs qu'il soit fait mention de ces analogues dans les auteurs. D'un des points des parois de la cavité du ventricule droit , assez près de l'orifice auriculo-ventriculaire , se détachait un petit kyste séreux, du volume d'une noisette, et qui tenait à la membrane interne du ventricule par un pédicule mince dont la texture ressemblait à celle de la membrane elle-même.
Il y a long-temps que les auteurs ont signalé l'existence des kystes séreux du cœur, et sans doute un des cas les plus remarquables de ce genre qu'on puisse citer est celui que Théophile Bonet a consigné dans le Sepulcliretum (i). Dans ce cas, ce n'était pas seulement le cœur qui présentait de ces kystes; il y en avait en même temps , en quantité innombrable, dans les divers replis du péritoine , dans le foie , la rate , les poumons.
Au lieu d'un simple kyste séreux , on a quelquefois
(i) Lib. m, sect. 27, § 12. Le passage me semble assez remarquable pour le transcrire ici eu entier. « Epiploum , mesar;eum , hepar, lien , pulmones, cor quoque ipstim, et peritonxum crant ubsita vcsiculis aqua purissima plenis et limpidis&inia. »
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rencontré dans le cœur l'espèce d'entozoaire connu sous le nom de cysticerque. J'en ai trouvé dans le ccEur de plusieurs porcs ladres. Quant au développement de cet entozoaire dans le cœur de l'homme , il ne m'est démontré que par un seul fait qui m'est propre. Une fois à la Charité j'ai trouvé dans le cœur trois petites vésicules , ayant chacune la grosseur d'une noisette, transparentes dans toute leur étendue , et présentant à leur intérieur un point blanc, plus dur que le reste de la vésicule , que par la pression on faisait sortir de l'intérieur de la vésicule comme une tête.
5. II. LÉSIONS DE l'exhalation PEBSPIRATOIRE DANS LES CAVITÉS DU CŒCR.
Ces altérations sont rares et peu nombreuses. On n'a guère vu à l'intérieur du cœur d'autre produit de sécrétion morbide que du pus et des pseudo-membranes. Mais le pus qu'on trouve dans le cœur peut y avoir été apporté avec le sang ; il peut aussi se former, comme nous le verrons dans le chapitre suivant, aux dépens du sang lui-même qui s'est coagulé, de telle sorte que, dans beaucoup de cas, il est bien difficile de décider si le pus qui existe dans les cavités du cœur est un produit réel de l'irritation de la membrane qui tapisse les parois de ces cavités.
Des pseudo-membranes ont été quelquefois aussi trouvées dans le cœur. Elles tapissent les parois d'une ou plusieurs de ses cavités , et y forment des couches plus ou moins étendues. Parmi les cas de ce genre qu'on a cites, il eu est où l'on a dit qu'au-dessous de
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la psciido-membrane la surface dn cœur était ronge ; dans d'autres cas, il n'en est pas fait mention. Il ne faut pas confondre ces pseudo- membranes avec ces pellicules qui recouvrent assez fréquemment la surface interne du cœur, et qui, formées après la mort, sont le résultat de l'arrangement tout physique d'un certain nombre des molécules du sang en stagnation dans le cœur.
Une matière analogue à celle qui forme les pseudomembranes, mais non étendue en couche, a été trouvée par Laennec dans le cœur d'un homme de soixante ans. C'était une exsudation albumineuse , de la consistance du blanc d'œuf cuit et de la couleur du pus ; elle était interposée entre les faisceaux charnus du ventricule gauche.