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Cette atrophie peut avoir son siège , soit dans l'ensemble des couches qui composent les parois gastrointestinales , soit dans l'une de ces couches seulement.
L'atrophie de la membrane muqueuse présente deux degrés : dans un premier degré , celte atrophie est caractérisée par la diminution du volume des viliosités; quelquefois même on ne peut plus en trouver de trace. Dans un second degré , la trame même de la membrane est singulièrement amincie; elle ne ressemble plus qu'à une toile fine, assez semblable à la membrane très-peu épaisse qui tapisse les sinus masil^ laires. L'affaissement des viliosités est tantôt général
D'ANATOillIi PATHOLOGIQUE. ~5
et tantôt partiel. On ne les observe plus dans un certain nombre de points, tandis qu'elles existent bien développées dans l'intervalle de ces points. Cette absence partielle de vilîosités peut dépendre de deux causes, ou d'un simple état d'atrophie de la membrane muqueuse, ou d'ulcérations cicatrisées, dans lesquelles il n'y a encore de reproduit que la trame de la muqueuse.
L'atrophie de la membrane muqueuse s'observe assez souvent dans les cas de maladies chroniques ; elle peut coïncider^ soit avec un état d'anémie , soit avec un état d'hyperémie , soit avec des ulcérations ou autres altérations de texture.
La membrane musculaire est aussi sujette à s'atrophier. Les plans charnus qui la constituent deviennent alors beaucoup moins apparens; leurs faisceaux sont séparés par des intervalles que remplit du tissu cellulaire; et parfois ce n'est qu'avec peine qu'on retrouve éparses çà et là quelques fibres charnues , mincesetpâles, et qui sont à peine distinctesdu tissu cellulaire au milieu duquel elles sont comme disséminées.
L'atrophie de la membrane musculaire peut coïncider avec une atrophie des autres membranes; mais elle peut aussi survenir en même temps , au contraire , que d'autres tissus s'hypertrophient; c'est ainsi que l'épaississement du tissu cellulaire sous-muqucux est fréquemment accompagné d'une disparition à-peuprès complète de la tunique charnue. Nous avons déjà parlé dans le paragraphe précédent de cette sorte de balancement de nutrition.
Enfin l'atrophie peut exister à-la-fois dans toutes les tuniques des parois gastro-iutestinales j celles-ci sont
alors singulièrement amincies; elles ne semblent ()lm, constituées que par une trame séro-celluleuse Irèsline, transparente et incolore : extérieurement une membrane séreuse, intérieurement une couche lisse, sans villosités , sans vaisseaux apparens , sans follicule , n'ayant plus d'une manière dislincle les caractères des membranes muqueuses , voilà tout ce qu'on observe.
La portion splénîque de l'estomac est assez fréquemment le siège de celte espèce d'atrophie ; c'est ensuite dans la partie inférieure de l'intestin grê!e
qu'on la retrouve le plus communément.
§. III. BAMOLLISSBMERT DU TIBB DIGESTIF.
Une des altérations les plus fréquentes que présentent les parois du tube digestif, c'est la diminulion de consistance d'une ou de plusieurs des tuniques qui entrent dans leur composition.
De ces diverses tuniques, la muqueuse est celle qui se ramollit le plus souvent ; elle peut avoir tellement perdu sa consistance , qu'à sa place on ne trouve plus, dans une étendue plus ou moins grande , qu'une pulpe liquide, sans, que cependant la consistance des autres tuniques soit en aucune façon diminuée. D'autres fois toutes les membranes se ramollissent simultanément, et alors, sous l'influence de la traction la plus légère , on voit se déchirer avec la plus grande facilité les parois de l'estomac ou d'une partie quelconque des intestins.
Je vais décrire successivement i°. le ramollisse-
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ment isolé de la membrane muqueuse; 2°. le ramollissemeiit simultané de l'ensemble des tuniques.