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ŒOÈME DE LA GLOTTE

dans le larynx; la plus fréquente est un épithélioma' épidermiqae pavimenteux d'un type un peu spécial.

III. — Œdème de la glotte. — ^e larynx est assez souvent le siège d'un œdème qui a une grande importance clinique, par les accidents spéciaux de suffocation qu'il entraîne.

Cet œdème présente des caractères anatomiques différents suivant la nature des causes variables dont il dépend. Quand il n'est que l'épisode local d'une anasarque plus ou moins étendue, il est le plus habituellement chronique et siège symétriquement aux lieux d'élection que nous signalerons plus loin. Quand il est le fait d'une inflammation locale voisine, il lui emprunte quelques-uns de ses caractères anatomiques ; le plus souvent alors il est aigu^ inflammatoire, plus ou moins limité et souvent unilatéral.

Les parties œdématiées sont gonflées, tremblotantes demi-iransparentes. La muqueuse est d'un blanc pâle, rosée ou même livide suivant la nature de l'œdème. A la coupe et par la pression on fait écouler un liquide séreux incolore, ou bien un liquide rosé et parfois même puriforme.

Siège. — L'examen histologique ne révèle aucun caractère qui soit particulier à cet œdème ; son importance et sa physionomie spéciale lui viennent de la localisation iopographique qu'il affecte. Bien qu'il porte le nom d'œdème de la glotte, il est localisé à la partie supérieure du larynx. Il occupe la face inférieure de Vépiglotte; il présente son maximum sur les replis aryténO'épigloitiques qui sont souvent gonflés au point d'arriver presque au contact. De là il atteint les cordas, vocales supérieures sans pénétrer plus bas.

Cette localisation résulte de ce fait que l'œdème intéresse peu. la muqueuse elle-même et se développe principalement dans les couches sous-muqueuses ; cellesci sont lâches et faciles à distendre dans les régions

indiquées, tandis qu'au niveau des cordes vocales inférieures le tissu sous-muqueux fait complètement défaut et les muscles très adhérents à la muqueuse lui sont étroitement unis.

Les replis aryténo-épiglottiques gonflés par Tœdème permettent l'expiration, mais ils s'accollent pendant l'inspiration et déterminent de ce fait un type spécial de dyspnée. Quand les bourrelets ainsi produits sont très accusés, la suffocation peut être très rapide, d'autant que l'œdème détermine alors souvent, par effet réflexe, un spasme de la glotte qui ajoute son action à l'obstacle mécanique.

IV. — Laryngites dlcérkuses. — Les ulcérations du larynx sont assez fréquentes, elles sont tantôt aiguës et tantôt chroniques, et reconnaissent des causes multiples. Parmi ces causes il faut citer principalement, pour les ulcérations aiguës, la fièvre typhoïde^ pour les ulcérations subaiguës ou chroniques, la syphilis et surtout la tuberculose.

Les ulcérations atteignent le plus souvent les cordes vocales inférieures, surtout au niveau de leur angle de réunion ; on les trouve fréquemment aussi dans les ventricules, sur l'épiglotte et les replis aryténo-épiglottiques.

Les ulcérations débutent le plus souvent dans la muqueuse, par des foyers multiples, granulations tuberculeuses ou autres lésions. Dans quelques cas plus rares, la laryngite ulcéreuse débute par une périchondrite et n'atteint la muqueuse que secondairement.

Quand les ulcérations gagnent en profondeur, leur fond devient fongueux, anfractueux, souvent terminé par des prolongements irréguliers. Les muscles, les csu'tilages eux-mêmes sont envahis ; le^ ulcérations profondes s'accompagnent de phlegmons, de fusées étendues, et peuvent déterminer des perforutions de la peau ou de l'œsophage.

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Les cartilages détruits par Tinflammation sont érodés d'abord, puis morcelés et éliminés avec le pus. Dans d'autres cas cependant ils réagissent au lieu de se détruire ; ils se calcifient ou même subissent, dit-on, par le fait de l'inflammation prolongée, une ossification vraie.

La tuberculose laryngée présente toutes les formes anatomiques habituelles à la tuberculose des autres régions. Le plus souvent la muqueuse est le siège d'une boursouflure œdémateuse considérable, accompagnée d'érosions ou d'ulcérations étendues, serpigineuses, festonnées, mais encore superficielles. C'est au niveau des cartilages thyroïde et cricoîdeque les ulcérations tuberculeuses sont d'otdinaire le plus caractéristiques.

Dans les cas de granulie on ne trouve que les granu» lations fines, semi-transparentes, spéciales à cette affection. Par contre, dans quelques cas, la tuberculose détermine une véritable laryngite ulcéreuse, profondément destructive comme celles que nous venons de décrire.

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