‹ Précis d'anatomie pathologiqueChapitre 115 sur 182 · BRONCHITE FÉTIDE · texte numérisé non relu

BRONCHITE FÉTIDE

qui, pendant la vie, donne à l'haleine du malade une odeur particulière, caractéristique et très fétide.

Cette maladie est ordinairement décrite sous le nom de bronchite fétide, mais parfois on en fait une forme spéciale de la gangrène pulmonaire. Elle se distingue néanmoins de la gangrène du parenchyme que nous décrirons plus loin. On Fobserve chez les sujets atteints de bronchites chroniques, et presque exclusivement quand celles-ci s'accompagnent de dilatations bronchiques ; souvent aussi elle envahit les cavernes tuberculeuses elles-mêmes.

Les auteurs admettent que, sous l'influence d'une infiltration purulente excessive, les vaisseaux sont comprimés et que la gangrène est le fait de Vanét de la circulation. Il est fort probable au contraire qu'il s*agit là d'une maladie additionnelle, liée à la germination d'un microbe particulier et à la fet^mentation spéciale qu'il entraîne.

Quoi qu'il en soit, quand les bronches, dilatées ou non, sont atteintes de gangrène superficielle, leur surface est recouverte par une couche grisâtre, très adhérente, qui cache les parois de la cavité, et dans laquelle se trouvent des cellules granuleuses et des éléments conjonctifs en voie de destruction. Le pus est assez fluide, d'une couleur gris jaunâtre, assez souvent marron, ou plus ou moins coloré par les éléments du sang. Il est riche en cristaux de matières grasses, contient peu de raucine, et se mêle facilement à Teau.

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