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DILATATIONS DES BRONCHES

les dilatations bronchiques restées perméables à Tair.

Ces dernières se présentent tantôt sous la forme d'une dilatation uniforme plus ou moins étendue du tuyau bronchique, régulièrement cylindrique, ou ovoide par raffaissement graduel de ses extrémités, tantôt sous la forme d'une cavité ampullaire ou sacciforme. Le plus souvent d'ailleurs, bronchectasies cylindriques et ampullaires existent simultanément.

Dans quelques cas plus rares, une bronche présente sur son trajet plusieurs dilatations ampullaires, séparées par des portions unissantes de calibre normal : dilatations en chapelet ou moniliformes*

Cette dernière variété est rare et se rencontre surtout aux sommets. Les autres dilatations bronchiques sont plus fréquentes aux bases qu'aux sommets.

Il n'est pas rare de trouver une dilatation ampullaire unique y parfois très considérable. Le plus souvent cependant les bronchectasies sont multipleSf constituées par des dilatations ampullaires, réunies par des bronches cylindriques mais dilatées. Au delà des dilatations, la bronche est atrophiée, parfois terminée par des kystes ou des lacunes pulmonaires. Dans quelques cas exceptionnels les bronchectasies sont si nombreuses et si rapprochées, qu'une zone pulmonaire plus ou moins étendue est transformée en une sorte de bloc aréolaire, dont les travées sont formées par ce qui reste du parenchyme pulmonaire, scléreux et rétracté.

Structure. — La surface des dilatations bronchiques rappelle l'aspect de la bronche normale, tout en s'en éloignant plus ou moins suivant le degré de la lésion. On y trouve encore le revêtement muguewa?, en continuité avec celui de la bronche normale voisine ; il a perdu ses plis longitudinaux, mais parfois il a conservé son poli habituel; l'aspect en est lisse, luisant, rosé ou demi-transparent. Au-dessous de la mu-

queuse, les plaques cartilaginetises et les faisceaux musculaires sont plus oit moins distincts.

D'une manière générale, la lésion est plus avancée et l'aspect de la paroi moins caractéristique dans les bronchectasies ampullaires que dans les bronchectasies cylindriques ; dans une même bronchectasie ampuUaire, à la partie moyenne et saillante que vers les extrémités.

Au microscope, le revêtement épithélial est ordinairement encore cylindrique, mais très rarement à cils vibratiles; parfois il est composé de cellules arrondies, proliférées et enflammées, rarement il manque complètement. Dans la paroi on retrouve^ quoique altérés, tous les éléments d'une bronche normale; dans la portion équatoriale d'une bronchectasie ampuUaire, la paroi est souvent presque exclusivement conjonctive.

Lésions secondaires. — Les bronchectasies sont fréquemment le siège de lésions secondaires diverses.

Le plus souvent la muqueuse des bronches dilatées est le siège d'une inflammation chronique assez intense ; elle se vascularise, s'épaissit, se recouvre d'un exsudât puriforme; ses parois s'infiltrent de cellules, embryonnaires. Le processus peut aller jusqu'à la production à'ulcérationSy qui font disparaître tout ce qui pourrait rappeler encore la structure primitive de la bronche.

Dans quelques cas les dilatations bronchiques présentent, sur leur surface interne, des végétations saillantes, sous la forme de bourgeons visibles à Tceil nu ; ce sont des papilles inflammatoires simplement conjonctives, mais coiffées par le revêtement épithélial. Ces végétations existent surtout dans les parties de la bronche moins profondément altérées et intermédiaires aux dilatations ampullaires.

IV. — Bronchite fétide. — L'appareil bronchique est parfois le siège d'une gangrène superficielle,

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