TISSUS MUSCULAIRES. «B
légèrement ovalaire. Le tissu conjonctif interstitiel est peu abondant et parfois fait totalement défaut.
Tgiie musculaire lisse fasiculé. — On le rencontre dans les tumeurs qui émanent des tuniques musculaires du tube digestif, de l'épididjme, etc. Les libres cellules présentent un aspect plus franchement musculaire ; elles aont plus larges; le protoplasma est plus sombre, la alriation longitudinale est très accusée ; leG noTaux sont allongés en bâtonnets rectilîgnes. De plus les cellules se réunissent en faisceaux denses dans lesquels elles sont juxtaposées et serrées, les eitréroités des unes s'accelant aui parties renflées des autres, de telle sorte que l'ensemble forme une masse compacte et continue.
Ces faisceaux poursuivent un trajet assez régulièrement rectiligne; ils ne s'entremêlent pas dans des directions diverses; ils alternent avec des faisceaux semblables de direction perpendiculaire ; ils sont se-
parés les uns des autres par un tissu conjonctif lâche assez abondant. De leurs rapports assez réguliers résulte sur les coupes un aspect spécial et bien ordonné (fig. 25).
Certains faisceaux, coupés suivant leur longueur, permettent de bien caractériser leurs cellules constituantes ; d'autres, coupés en travers, présentent des sections arrondies de dimensions variables. Sur ces dernières, les cellules montrent une coupe circulaire dont les dimensions varient suivant le point sur lequel a porté la section. Les cercles les plus larges contiennent seuls à leur centre la coupe du noyau, sous la forme d'un petit cercle concentrique au premier, opaque et fortement coloré par le carmin. Les cercles plus petits, dont le centre reste vide, appartiennent aux cellules coupées au-dessus ou au-dessous de leur noyau.
2» Type musculaire strié.
Formes embryonnaires. — Les auteurs rapportent au tissu conjonctif interstitiel toutes les tumeurs malignes primitives des masses musculaires; cependant les noyaux du protoplasma musculaire sont susceptibles de prolifération sous des influences diverses ; ils peuvent tout aussi bien devenir le point de départ de tumeurs malignes. Celles-ci sont beaucoup plus rares, il est vrai, que celles qui ont pour point de départ le tissu interstitiel des muscles; mais elles existent et nous avons rencontré quelques faits de tumeurs malignes primitives des muscles striés qui ne pouvaient pas être rapportés aux types conjonctifs.
Le tissu des tumeurs musculaires striées est constitué par des cellules à noyau ovalaire, volumineux, qui leur donne un aspect épithélioïde. Leur protoplasma granuleux tend à se fusionner en plaques étendues, dans lesquelles les limites^ cellulaires dis-