‹ Précis d'anatomie pathologiqueChapitre 23 sur 182 · VUI. — TISSUS MUSCULAIRES · texte numérisé non relu

VUI. — TISSUS MUSCULAIRES

1° Tjrpes maBcnlaireB Uimb.

Formes embryonnaiiies. — Elles ne sont pas aussi rares que pourrait le faire croire le silence des auteurs â leur égard. Elles forment des masses diffuses, d'apparence charnue, un peu molles et craquelées; elles ne présentent pas la consistance ferme et la limitation nette des formes adultes du même type.

Elles sont constituées par des cellules embryonnaires musculaires, fusiformes, très allongées (Bg. 83). Ces cellules constituent à elles seules !e plus souvent la tumeur tout entière; -elles présentent la même disposition que celles que nous décrirons dans les tumeurs adultes, mais elles atteignent un degré de développement moins élevé. Leur protoplasma est clair, peu dense ; la striation longitudinale fait d'abord défaut et il est parfois difficile de distinguer ces fibres cellules musculaires des fibres analogues du tissu con- ^ ~i T'Vim jonctif . Ces tumeurs sont b&bi- nutcuiiin lise (sartnellement confondues avec les oons tuUonD*). formes embryonnaires des tumeurs conjonctives (BaFcomea faacicalèB, saroomea fasiformes A srandea cellalea).

Formes adultes. — Ce sont les seules décrites par

les auteurs; elles prennent le nom de \6iomyontea. Leur tissu est blanchâtre, sec, fascicule même à l'œil nu ; la consislance est ferme, les limites nettes, la forme presque toujours arrondie. Elles sont constituées antôt uniquement par du tissu musculaire, tantôt par un mélange de tissu musculaire et de tissu conjonclif de soutènement.

Le tissu musculaire lisse se présente dans l'économie sous deux formes principales différentes ; à l'état embryonnaire la distinction est difficile entre ces deux variétés; mais à l'état adulte, les différences s'accusent, et il y a lieu de distinguer deux variétés parallèles de tumeurs bénignes :

Type fibro-muiculaire Jisse. — On l'observe principalement dans l'utérus. Les fibres cellules sont très allongées, très étroites, la striation y est à peu près nulle. Les noyaux sont allongés en bàtonnets un peu sinueux. La nature musculaire de ces tumeurs est *' parfois difficile â apprécier sur tes coupes des pièces simplement durcies; elle n'est pas douteuse quand on observe les 'dû iTiw~flbro"moscaUir« cellules dissociées après l'action lit» (lUomrome). de la potasse à 40 p. 100. Ces cellules sont juxtaposées, sans coupées en'ionKrA''i" ^^^^ étroitement serrées; elles mènes coupjei en traiers. restent isolées OU forment des faisceaux peu denses et pen épais, ordinairement entre-croisés dans les directions les plus variables. Assez souvenlils affectent une forme sinueuse; ils ne sont presque jamais longtemps rectilignes; de là résulte l'aspect particulier de la coupe (Ûg. 24). Les fibres cellules présentent tantôt une section longitudin aie fu si forme, tantôt une section transversale arrondie, tantôt encore une section oblique

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