GANGLIONS LYMPHATIQUES
ganglions pigmentés dépend de la quantité et des qualités des corps qui les encombrent.
Les ganglions peuvent présenter de plus des surcharges amylofdes et ealealres, quand ils se trouvent soumis aux conditions ordinaires de production de ces lésions.
n. — HypERTROPHns. — Les ganglions présentent suivant les sujets, suivant les âges, suivant les tempéraments, des différences de dimensions et dénombre qui imposent une certaine réserve dans l'appréciation de leurs états pathologiques. On observe cependant des augmentations considérables de volume des ganglions qui méritent réellement le nom d'hypertrophie, mais rien ne prouve que celle-ci puisse constituer une lésion primitive.
Quand elle existe, elle porte le plus souvent à la fois sur un certain nombre de ganglions, voisins dans une même région, ou dispersés dans toutes lesjégions ganglionnaires. L'accroissement qu'on observe dans les ganglions de certains leucocythémiques n'est le plus souvent qu'une simple hypertrophie, tandis que l'intégrité de la structure de ces organes dans les diverses formes de Fadénie n'est rien moins que démontrée.
Structure. — Dans les ganglions hypertrophiés, on constate de l'hypertrophie et un certain degré d'hyperplasie des éléments constituants normaux du ganglion. La structure générale n'est nullement modifiée ; les traînées intercalaires du système caverneux sont plus larges. Les cloisons conjonctives présentent un épaississement proportionnel, mais sans sclérose véritable.
Les voies lymphatiques restent parfaitement libres; leur réseau peut-être injecté par les vaisseaux afférents ou par simple piqûre comme à l'état normal.
lU. — Transformation fibreuse. — Elle succède d'ordinaire aux diverses lésions! irritatives ou inflammatoires dont les ganglions peuvent être le siège. On
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l'observe surtout dans les ganglions bronchiques et
inguinaux. Elle est fréquente chez les vieillards. Les ganglions flbrËui sont indurés, ordinairement
un peu augmentés de volume. On constate au microscope que les traoÉts du sygf l c tèrae caverneux sont très
augmentées en largeur; en même temps qu'elles sont plus denses, eÛes perdent leur aspect liomogène, et elles deviennent flbrillaires (Hg. 48).
Les vai»»eaux sont entourés d'anneaui scléreux
^. ,„ 1. .. . ,. épais: parallèlement la mb-
Fig. 48. — Ganglion Ijinpha- / / ii. . - t , u-
iiipit lelèroaj. stance ^otficujain! S atrophie,
elle perd sa continuité; elle fQ)'iicHt'«KnipiiiNm.M''f''triu- ^^ fragmente en llots arronlits abrensea iatsHiiiiicu^ini. dia, entourés d'une capsule conjonctive épaisse. Dans le s cas extrêmes, on ne constate plus de tissu réticulé et on ne retrouve que des vestiges des follicules eux-mêmes.
IV. — ŒpÈMK iNFLAUHATOmB. — Un grand nombre de lésions microbiennes déterminent le gonllement douloureux des ganglions voisins, alors même que ces derniers ne prennent pas une part directe au processus lui-même. La lymphe qui émane de ces foyers de fermentation entraîne vers les ganglions des substances pathologiques qui exercent sur eux unein/Iuence pklogogéne très caractérisée.
1. A un premier degré le ganglion présente uniquement de l'œdème et du gonfiement; sa substance est plus molle, plus riche en suc qu'à l'état normal. La coloration est grisâtre, à peine rosée. La structure du ganglion est plus apparente : la substance foUicoiaiTe moins intéressée reste opaque, pendant que le système caverneux inliltré parait translucide.