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CHAPITRE IV Ganglions lymphatiques

La lymphe subit dans les ganglions un temps d'arrêt qui prolonge le contact avec les cellules lymphatiques, des particules dlTerses entraînées par le mouvement d*ab* sorption. Sous cette influence les ganglions lymphatiques participent presque constamment aux affections des tissus dont arrivent leurs canaux afférents. Aussi la pathologie de ces ganglions se compose-t-elle surtout d'a^fction^ secondaires; peut être cependant a-t-on trop laissé dans Tombre leurs lésions primitives.

Pour les auteurs, cellules lymphatiques ou leucocytes sont termes presque similaires. S'il en était ainsi, la pathologie des ganglions lymphatiques se confondrait avec celle du sang; mais nous avons déjà vu à plusieurs reprises qu'il n'en est nullement ainsi, et nous ne voyons aucune raison plausible de refuser aux ganglions lymphatiques et à leurs cellules constituantes V individualité qui leur revient.

Nous avons décrit dans Tanatomie pathologique générale, les tumeurs primitives des ganglions.

Nous n'avons à rappeler ici que Textréme fréquence de leur invasion par des tumeurs secondaires, fréquence qui résulte sans doute moins de leurs qualités biologiques, que de leur situation sur le trajet de la lymphe qui multiplie les causes de contamination.

Les épithéliomes de la peau et des glandes acineuses présentent une tendance toute spéciale à envahir rapidement les ganglions les plus voisins, mais, k des degrés divers, presque toutes les tumeurs malignes se

généralisent facilement dans les ganglions. C'est dire que ces derniers peuvent, suivant les cas, reproduire à l'état de noyaux secondaires, toits les types du développement néoplasique.

I. — Surcharges. — Les ganglions retiennent pendant 4in temps plus ou moins long les particules solide» qui leur sont apportées par les leucocytes ou par le courant lymphatique lui-même.

Pendant la résorption des épanchements sanguins, les ganglions sont encombrés de dépôts pigmentaires de cette origine, mais cette pigmentation n*est le plus souvent que transitoire.

Ù en est tout autrement de la pigmentation par des particules solides étrangères à l'organisme. Les parcelles de charbon absorbées au niveau des voies respiratoires se fixent dans les ganglions bronchiques ; les particules colorées des tatouages s'arrêtent dans les ganglions voisins et déterminent une incrustation indélébile. Toutefois ces particules étrangères ne se fixent dans les ganglions que quand elles leur sont apportées par leurs lymphatiques afférents; les particules analogues en circulation dans le sang ne s'arrêtent pas dans la trame ganglionnaire.

Les particules solides siègent d'abord dans les folli' eul)es lymphatiques eux-mêmes, mais elles ne tardent pas à pénétrer dans les travées du système caverneux et c'est là qu'elles persistent indéfiniment. Elles siègent à la fois dans les travées fibreuses interstitielles et dans leurs cellules de revêtement.

Quand ces particules sont peu nombreuses, elles ne d^tentiinent aucune modification dans la texture des ganglions; quand elles sont en excès, elles peuvent entraîner leur transformation fibreuse. La coloration des

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