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CHAPITRE PREMIER Méninges encèphaio-médnllaires

I. — Pachyméningite externe. — On désigne sous ce nom les lésions de la dure-mère proprement dite ; celle-ci se comporte comme un périoste et ses lésions sont habituellement parallèles à celles des os crâniens.

Irritation chronique simple. — Elle est fréquente dans la vieillesse ; elle donne naissance à des épaississements localisés, à des adhérences aux parois osseuses, qui présentent une grande tendance à la mlcificaiion et même, dit-on, à Tossification.

Pachyméningite externe syphilitique. — Elle s'accuse par des. bourgeons de tissu syphilomateux qui pénètrent tout à la fois la dure-mère et les os sousjacents. Dans les cas intenseâ la lésion occupe toute la paroi, de nombreuses galeries de communication relient le périoste épicrànien à la dure-mère.

Pachyméningite externe tuberculeuse. — Elle accompagne le mal de Pott des corps vertébraux. Le pus décolle la dure-mère sur une longueur de quelques centimètres ; ce décollement ne dépasse pas d'ordinaire rétendue de la lésion osseuse. La poche ainsi formée communique habituellement avec les abcès ossifluents externes. Elle repousse la dure-mère et

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comprime la moelle à la façon d'une tumeur. La surface interne de la méninge est entamée, couverte de bourgeons caséeux; Cornil a montré que l'infiltration tuberculeuse s'étend dans l'épaisseur de la membrane, elle peut exceptionnellement atteindre la surface externe sur laquelle Vulpian a constaté dans un cas des néo-membranes vascùlaires d'un gris rosé.

Les lésions inflammatoires des méninges sont très circonscrites, mais elles déterminent secondairement, par compression, des lésions profondes de la moelle et des racines rachidiennes. Les riicines sont atteintes de dégénérescence granulo-graisseuse ; la moelle est infiltrée de nombreux corps granuleux; elle peut être ramollie et diffluente, ou bien atrophiée et scléreuse. Michaud et Charcot ont montré qu'elle pouvait, en pareil cas, être réduite au cinquième de son volume normal^ et que, malgré une lésion aussi profonde, le rétablissement des fonctions pouvait se produire, la moelle contenant encore quelques tubes nerveux et quelques cellules grises de structure normale qui suffisent à assurer les transmissions nerveuses. Ces auteurs admettent que les tubes nerveux ont pu se régénérer; d'autres pensent au contraire que les fibres n'avaient pas été détruites, mais simplement comprimées par les produits inflammatoires, par les corps granuleux dont la résorption suffît à expliquer la guérison.

Dans le mal de Pott, la myélite succède habituellement à la pachy méningite, celle-ci ne serait pas toutefois l'intermédiaire obligé entre la lésion osseuse et la lésion médullaire ; il résulte d'une observation de Grasset, que la myélite peut être consécutive à une Jiévrite, développée dans les racines comprimées au niveau des trous de conjugaison, sans que la masse caséeuse ait pénétré dans le canal vertébral et intéressé la dure-mère.

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