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C. Lymphatiques. — Le cerveau ne possède pas de canaux

PRÉCIS d'anat. topogkaphique. ô*" édit. 3

lymphatiques vrais. La lymphe y circule dans les espaces interstitiels et aussi dans les gaines lymphatiques de Robin (voy. Méninges).

§3. — Loge cérébelleuse : cervelet et isthme

La loge cérébelleuse, placée au-dessous et en arrière de la loge cérébrale, répond assez exactement à ce que, en anatomie descriptive, on désigne sous le nom d'étage postérieur de la base du crâne. Elle renferme : 1° le cervelet ; 2" V isthme de V encéphale.

A) — Cervelet

Ellipsoïde aplati de haut en bas, à grand diamètre transversal, ressemblant à un cœur de carte à jouer. Il mesure 9 centimètres de largeur, sur 6 centimètres dans le sens antéro-postérieur et 5 centimètres dans le sens vertical. Il pèse 130 à 153 grammes. On lui distingue un lohe médian et deux lobes latéraux ou hémisphères.

1<^ Conformation extérieure et rapports. — Deux faces (supérieure et inférieure) et une circonférence :

a. Face supérieure. — Elle est séparée du cerveau par la tente du cervelet. Elle nous présente sur la ligne médiane le vermis supérieur et, de chaque côté, deux surfaces planes s'inclinant en bas et en dehors (dans les lésions du vermis : ataxie et vertige cérébelleux).

b. Face inférieure. — Elle nous présente : 1° sur la ligne médiane, la grande scissure médiane du cervelet, au fond de laquelle se voit le çermis inférieur avec Véminence cruciale, la luette et les deux valvules de Tarin (la grande scissure médiane répond à la crête occipitale interne et à la faux du cervelet) ; 2" sur les côtés, les hémisphères cérébelleux, assez régulièrement

. arrondis (ils reposent sur les fosses occip taies inférieures ou cérébelleuses).

c. Circonférence. — Elle sépare lès deux faces. Elle nous présente : 10 deux échancrures médianes, Tune postérieure ou

incisure marsupiale (elle répond à la faux du cervelet), l'autre antérieure ou incisure semi-lunaire (elle loge la protubérance annulaire et le bulbe rachidien) ; 2° entre les deux échancrures, un bord arrondi et mousse, en rapport avec le sinus latéral (en arrière) et le sinus pétreux supérieur (en avant).

2° Mode de segmentation périphérique. — Les hémisphères cérébelleux sont divisés par des sillons de premier ordre en lobules (lobule du pneumogastrique ou flocculus et lobule rachidien ou tonsille). Les lobules, à leur tour, sont divisés par des sillons de second ordre en lames ; celles-ci, par des sillons de troisième ordre, en lamelles. Aucune localisation fonctionnelle et, partant, aucune importance médico-chirurgicale.

3° Conformation intérieure et constitution anatomique, pédoncules cérébelleux. — Deux substances : substance blanche et substance grise.

La substance grise forme la substance corticale et la substance grise centrale (avec les noyaux dentelés, Vembolus, le nucleus globosus et les noyaux du toit).

La substance blanche est représentée par le centre médullaire, d'où s'éqhappent les prolongements constituant Varbre de vie. Du centre médullaire partent encore les pédoncules cérébelleux. Ils sont au nombre de trois : 1° pédoncules inférieurs ou corps restiformes, descendant dans le bulbe ; 2° pédoncules moyens, se portant transversalement vers les parties latérales de la protubérance et disparaissant dans son épaisseur ; 3» pédoncules supérieurs, se portant vers les tubercules quadrijumeaux et disparaissant au-dessous d'eux (à noter qu'ils sont réunis l'un à l'autre par la valvule de Vieussens ; à noter aussi qu'ils traversent le noyau rouge de la calotte).

4« Vaisseaux. — Trois artères cérébelleuses : cérébelleuse inférieure et postérieure, cérébelleuse inférieure et antérieure, cérébelleuse supérieure, provenant, la première de la vertébrale, les deux autres du tronc basilaire. Leurs ramifications sons irrégulières et flexueuses. — Les veines, indépendantes det artères, se distinguent en médianes et latérales : les premières (répondant au vermis) se jettent, en partie dans les veines de

Galien, en partie dans le sinus droit ou l'un des sinus latéraux ; les secondes (répondant aux hémisphères) se rendent en partie au sinus latéral, en partie au sinus pétreux supérieur.

B) — ■ Isth-.:e de l'encéphale.

Il comprend : \^ les pédoncules cérébelleux ; 2° les pédoncules cérébraux ; 3o les tubercules quadrijumeaux ; 4° la protubérance annulaire ; 5° le bulbe rachidien.

1° Pédoncules cérébelleux. — Nous les avons déjà décrits avec le cervelet.

2o Pédoncules cérébraux. — Les pédoncules cérébraux, situés à la partie antérieure de la protubérance, vont de la protubérance au hile du cerveau.

A. Conformation extérieuee. — Faisceaux cylindroïdes, de coloration blanche, à trajet divergent. Ils mesurent 15 à 18 millimètres de longueur sur 16 millimètres de largeur en moyenne. Ils nous présentent :

a. Deux extrémités : l'une inférieure, se confondant avec la face supérieure de la protubérance ; l'autre supérieure, répondant à la partie inférieure des noyaux opto-striés ;

b. Quatre faces (inférieure, supérieure, externe et interne). — La face inférieure, convexe, repose successivement sur la lame quadrilatère du sphénoïde et sur les parties latérales du diaphragme de l'hypophyse. — La face supérieure, tout artificielle, sert de base aux tubercules quadrijumeaux et fait corps avec eux. — La face externe forme, avec la circonvolution de l'hippocampe, la partie latérale de la fente cérébrale de Bichat. Elle nous présente le sillon latéral de Visthme et, au-dessus, le faisceau latéral de Visthme ou ruban de Reil. — La face interne est libre dans sa partie inférieure seulement {sillon de Voculomoteur commun). Dans sa partie supérieure (qu'on ne voit que sur des coupes), elle répond au raphé médian.

B. Constitution anatomique. — Deux étages (supérieur et inférieur) séparés par le locus niger de Sœmmering. Deux substances : substance blanche et substance srise.

a. Substance grise. — Elle comprend deux formations : 1° le noyau d'origine du moteur oculaire commun et du pathétique ; 2° le noyau rouge de la calotte, auquel aboutit après entre-croisement le pédoncule cérébelleux supérieur.

b. Substance blanche. — Elle forme sept faisceaux, savoir :

- a) Dans la calotte, le pédoncule cérébelleux supérieur (qui aboutit au noyau rouge), le faisceau sensitif ou partie interne du ruban de Reil (qui s'étale en un large ruban sur la face dorsale du locus niger), le faisceau d'association longitudinal et la bandelette longitudinale postérieure (qui sont situés à droite et à gauche de la ligne médiane dans la formation réticulaire).

P) Dans le pied, se disposent trois importants faisceaux, tous d'origine corticale, descendant vers les noyaux gris de la protubérance, du bulbe et de la moelle. Ce sont : 1*^ dans ses trois cinquièmes moyens, le faisceau pyramidal ; 2" dans son cinquième interne, le faisceau géniculé ; 3° dans son cinquième externe, le faisceau cortico-p^otubérantiel antérieur ou faisceau de Meynert.

C. Vaisseaux. — Les artères proviennent du tronc basilaire, de la cérébrale postérieure, de la cérébelleuse supérieure, de la communicante postérieure, de la choroïdienne. On les divise, suivant leur direction et leur mode de distribution, en médianes et latérales. — Les veines se rendent, en partie aux veines basilaires, erf partie à la veine communicante postérieure.

3° Tubercules quadri jumeaux. — Saillies mamelonnées, au nombre de quatre, situées à la partie postéro-supérieure de la protubérance et des pédoncules cérébraux.

A. Conformation extérieure. — Ils se distinguent en : antérieurs ou nates (grisâtres, ovoïdes, 10 millimètres sur 7) et postérieurs ou testes (plus clairs, plus petits, 8 millimètres sur 6). Chacun d'eux donne naissance latéralement à un prolongement appelé bras conjonctival : celui du tubercule antérieur se rend au corps genouillé externe ; celui du tubercule postérieur, au corps genouillé interne (AEPI).

B. Constitution anatoivoque et connexions. — Les quatre tubercules se composent à la fois de substance blanche et de substance grise. — Les nates se rattachent essentiellement à la

vision (accessoirement au sens de l'ouïe). Ils sont en connexion : 1° par leurs fibres afférentes, avec le corps genouillé et là bandelette optique qui leur apportent les fibres rétiniennes ; 2^ par leurs fibres efférentes, avec le faisceau optique intra-cérébral (voy. Voie optique). — Les testes, essentiellement en rapport avec le sens de l'ouïe, sont en connexion : 1° par leurs fibres afférentes, avec le faisceau acoustique du ruban de Reil ; 2° par leurs fibres efférentes, avec l'écorce du lobe temporal (voy. Voie acoustique). C. Vaisseaux. — Les artères quadrij uni elles sont au nombre de trois : antérieure, moyenne et postérieure. Elles proviennent, les deux premières de la cérébrale postérieure, la troisième de la cérébelleuse supérieure. — Les veines aboutissent, pour la plupart, aux veines de Galien.

4° Protubérance annulaire. — La protubérance annulaire, encore appelée mésocéphale ou pont de Varole, est une masse cuboïde, de coloration blanche, formant la partie centrale de l'isthme.

A. Conformation extéeieuiie et rapports. — Elle nous offre à considérer six faces : 1° une face inférieure et une face supérieure, purement conventionnelles, se continuant l'une avec le bulbe, l'autre avec le pédoncule cérébral ; 2° deux faces latérales^ se continuant de même avec les pédoncules cérébelleux moyens ; 3° une face antérieure, fortement convexe, reposant sur la gouttière basilaire (à noter le silloJi basilaire, le bourrelet pyramidal, V émergence du trijumeau) ; 4° une face postérieure, représentée par le triangle supérieur du plancher du quatrième ventricule (à noter la tige du calamus, Veminentia teres, la foçea supérior et le locus cœruleus).

B. Constitution anatomique. — La protubérance annulaire nous présente deux étages (un étage inférieur et un étage supérieur ou calotte), constitués l'un et l'autre par de la substance blanche et par de la substance grise.

a. Substance blanche. — Trois sortes de fibres : transversales, longitudinales, arciformes. — Les fibres transversales proviennient en grande parte des pédoncules cérébelleux moyens : elles aboutissent aux noyaux du pont, d'où partent ensuite, sous le

nom de -fibres cortico-protubérantielles, de nouvelles fibres à direction longitudinale qui remontent jusqu'à l'écorce cérébrale. Elles forment encore le corps irapézoîde. — Les fibres longitudinales forment trois faisceaux : 1° le faisceau pyramidal (auquel s'est joint le jaisceau géniculé) ; il occupe l'étage inférieur ; 2° le faisceau sensitif ou ruban de Reil, situé à la partie inférieure et externe de la calotte ; 3° le faisceau d'association longitudinal, dont fait partie la bandelette longitudinale postérieure. — Les fibres arciformes occupent la formation réticulaire. Elles s'entrecroisent sur la ligne médiane en formant le raphé.

b. Substance grise. — Deux sortes de formations : l" des formations d'origine bulbo-spinale {noyau du moteur oculaire externe, noyau masticateur, substance grise du locus cœruleus) ; 2° des formations appartenant en propre à la protubérance {olive supérieure et noyaux du pont).

C. Vaisseaux. — Les artères proviennent du tronc basilaire. Elles se divisent en médianes et latérales (à noter Vartère du trijumeau). — Les veines se dirigent vers la face inférieure {réseau protubérantiel). Elles aboutissent, les supérieures à la veiae communicante postérieure, les inférieures et les latérales aux sinus pétreux ou aux veines cérébelleuses.

5" Bulbe rachidien. — Formation cylindroïde, aplatie d'avant en arrière, plus large en haut qu'en bas, mesurant 27 à 30 millimètres de longueur, sur 16 millimètres de largeur.

A. Conformation extérieure et rapports. — Quatre faces (antérieure, postérieure, latérales), une base et un sommet :

a. Face antérieure. — Sur la ligne médiane : sillon médian, se terminant en haut par le foramen cœcum, interrompu en bas par la décussation des pyramides. Sur les côtés : pyramide antérieure et sillon collatéral antérieur. Cette face répond à la gouttière basilaire de l'occipital d'abord, puis à l'apophyse odontoïde (cas de mort foudroyante dans la luxation atloïdo-axoïdienne).

b. Face postérieure. — La face postérieure répond tout d'abord au cervelet, puis à la membrane occipito-atloïdienne postérieure. Elle diffère d'aspect dans sa moitié supérieure et dans sa moitié inférieure. — Dans sa moitié inférieure, elle est exacte-

ment conformée comme la moelle épinière (voy. Moelle). — Dans sa moitié supérieure, elle forme le plancher du quatrième veutricule, délimité sur les côtés par les pyramides postérieures et par les corps restifonnes. A noter sur le plancher ventriculaire : 1» la tige du calamus ; 2° les barbes du calamus ou stries acoustiques ; 3» Vaile blanche interne (noyau de l'hypoglosse) ; 4° Vaile blanche externe (un des noyaux de l'auditif) ; 5° Vaile grise (noyaux sensitifs des trois nerfs pneumogastrique, glosso-pharyngien et intermédiaire).

c. Faces latérales. — La face latérale est formée par le cordon latéral et par Volii^e (12 à 16 millimètres de hauteur sur 4 ou 5 millimètres de largeur). A noter le sillon préolivaire, d'où émergent les filets radiculaires de l'hypoglosse. Elle répond au condyle occipital et à l'articulation de ce condyle avec l'atlas.

d. Base. ■ — Se confond avec la protubérance. Elle en est séparée, pourtant, à sa partie antérieure, par le sillon bulbo-proiubérantiel, avec la fossette sus-olivaire (d'où émerge le facial) et la fossette latérale (d'où émergent l'auditif et l'intermédiaire).

e. Sommet. — Il se continue avec la moelle {collet du bulbe). Il répond à un plan horizontal passant par l'articulation du condyle occipital avec l'atlas.

B. Constitution axatomique. — Le bulbe se compose, comme la moelle, de substance blanche et de substance grise :

a. Substance blanche. — Elle est représentée, par les divers faisceaux de la moelle (voy. Moelle), lesquels au niveau du collet se prolongent dans le bulbe. Ce sont : 1° le faisceau pyramidal direct (il passe directement de la moelle dans le bulbe) ; 2° le faisceau pyramidal croisé (il s'entre-croise avec son homologue et passe dans la pyramide du côté opposé) ; 3° le faisceau de Gowers (il gagne, sans s'entre-croiser, le cordon latéral du bulbe) ; 4° le faisceau cérébelleux direct (lui aussi, sans s'entre-croiser, se .jette sur le corps restiforme, et de là, gagne le cervelet) ; 5° le faisceau fondamentale du cordon antéro-latéral (sans s'entre-croiser il vient se placer, dans le bulbe, tout à côté du plan médian) ; 6» le faisceau de Goll et le faisceau de Burdach (ils se terminent, sans s'entre-croiser, dans les noyaux de Goll et de Burdach correspondants ; à noter que, de ces noyaux, partent de nouvelles

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fibres qui constituent les faisceaux sensitifs ou rubans de Reil, droit et gauche, lesquels, presque immédiatement après leur origine, s'entre-croisent sur la ligne médiane pour venir se placer en arrière des faisceaux pyramidaux).

b. Substance grise. — Elle se subdivise en substance grise d'origine spinale et substance grise propre au bulbe :

a) La substance grise d'origine spinale (corne antérieure ou motrice et corne postérieure ou sensitive) forme les noyaux des nerfs bulbaires : noyaux de l'hypoglosse, du facial, du spinal, du pneumogastrique, du glosso-pharyngien, de l'auditif, du trijumeau sensitif. Ces nerfs bulbaires président à la phonation, à la mastication, à la déglutition, à la respiration et à la circulation, d'où varités et gravité des paralysies bulbaires ;

P) La substance grise propre du bulbe forme : 1° les olives, les parolives interne et externe ; les noyaux de Goll et les noyaux de Burdach ; 3° la formation réticulaire (voy. les Traités d'anatomie descriptive).

C. Vaisseaux. — Les artères proviennent de l'artère vertébrale ou de ses branches. On les divise en : 1° médianes (antérieures ou postérieures), descendant dans les sillons médians, soit antérieur, soit postérieur ; 2° radiculaires, pénétrant dans le bulbe avec les racines des nerfs ; 3^ périphériques, pénétrant par des points autres que les sillons médians et l'émergence des nerfs bulbaires (artérite entraînant la paralysie glosso-labio-laryngée). — Les veines aboutissent, en partie aux veines rachidiennes, en partie aux sinus postérieurs de la base du crâne.

article IV

TOPOGRAPHIE CRANIO-ENCEPHALIQUE

La topographie cranio- encéphalique est seulement applicable à la partie de la surface encéphalique qui répond à la voûte crânienne. Elle comprend l'étude des rapports que présentent avec la surface crânienne (autrement dit la recherche des lignes repères) les bords des hémisphères cérébraux et cérébelleux, les

scissures et sillons, les noyaux opto-striés et les ventricules latéraux. Elle comprend également l'étude des rapports de l'encéphale avec les sutures crâniennes, la topographie des divers centres, enfin le diagnostic topographique des lésions encéphaliques.

1» Lignes repères des hémisphères cérébraux et cérébelleux. —

Le bord supérieur du cerveau répond à la ligne médio-sagittale glabello-iniaque. — Le bord inférieur (subdivisé en bord frontal, bord temporal, bord occipital) correspond à une ligne, qui, partie en avant de la suture naso-frontale, aboutit tout d'aljord à un point situé à 8 ou 15 millimètres au-dessus de l'apophyse orbitaire externe ; puis, à un autre point placé à 15 millimètres en arrière de la même apophyse, à 20 millimètres au-dessus de l'arcade zygomatique ; de là, elle se dirige vers la cavité glénoïde, l'effleure, puis se relève et va jusqu'à l'inion en passantpar deux points situés l'un à 4 ou 10 millimètres au-dessus du trou auditif externe, et l'autre au niveau de l'astérion. — Le cervelet est placé au-dessous d'une ligne allant du tubercule rétroorbitaire à un point situé à 10 millimètres au-dessus de l'inion.

2*^ Lignes repères des scissures et sillons. — Deux sortes de procédés, les uns simples ou ordinaires, les autres complexes ou proportionnels.

a. Procédés simples. — Les plus utilisés sont ceux de P. Broca- Championxière et de Poirier. — Le sillon de Rolando se repère ainsi : 1° extrémité inférieure, par un point situé, soit à l'extrémité d'une verticale de 3,5 cent, élevée sur l'extrémité d'une horizontale de 7 centimètres (ou 6,5 cent.) menée de l'angle que fait l'apophyse orbitaire externe avec la crête temporale (L. Championnière), soit à l'extrémité d'une verticale de 7 centimètres parlant du zygoma et passant au-devant du tragus (Poirier) ; 2° extrémité supérieure, par un point placé soit à 5 centimètres • en arrière du bregma (L. Championnière), soit à 2 centimètres en arrière du milieu de la distance naso-iniaque (Poirier). — La ficissure de Sylvius, soit par une horizontale parallèle au zygoma, située à 5 centimètres au-dessus de cette apophyse et partant de 3 centimètres en arrière de l'apophyse orbitaire externe (L. Championnière), soit par la ligne naso-lambdoïdienne laté-

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raie (Poirier). — La scissure perpendiculaire externe, par la ligne qui va du lambda à l'astérion.

b. Procédés proportionnels. — Les moins complexes sont ceux de Chipault et de Krôxleix (voy. les Traités spéciaux).

30 Lignes repères des noyaux opto-striés et des ventricules latéraux. — Le genou du corps calleux répond à la partie moyenne du cap de la 3^ frontale ; son bourrelet, à la partie moyenne de la 2^ temporale ; le tubercule mamillaire, à la 2^ temporale, à 40 millimètres de la pointe du lobe temporal ; la couche optique, à la scissure de Sylvius, à la l^^^ temporale et un peu à la 2^ ; la tête du noyau caudé, à la portion initiale de la scissure de Sylvius, au pied et au cap de la 3^ frontale et à l'extrémité antérieure de la 1^^ temporale. Trois lignes repèrent les noyaux opto-striés sur la face externe du crâne ; deux verticales menées l'une à 18 millimètres en arrière de l'apophyse orbitaire externe et l'autre par l'extrémité supérieure du sillon de Rolando ; une horizontale, passant à 45 millimètres au-dessous de la convexité du crâne. — Les ventricules latéraux se trouvent inscrits dans un rectangle formé par deux horizontales passant l'une à 5 centimètres, l'autre à '2 centimètres du zygoma, et par deux verticales menées l'une à l'union du 'tiers antérieur et des deux tiers postérieurs du zygoma, l'autre à 5 centimètres en arrière du sommet de la mastoïde.

4° Rapports de l'encéphale avec les sutures du crâne. —

La scissure de Rolando est sensiblement en arrière de la suture fronto-pariétale ; le sillon prérolandique, immédiatement en arrière d'elle ; la scissure de Sylvius répond en avant à l'angle postérieur du ptérion et suit la suture temporo-pariétale sur une longueur de 5 centimètres ; le premier sillon temporal ou sillon parallèle suit la direction de la suture temporo-pariétale, mais est au-dessous d'elle ; la scissure perpendiculaire externe est parallèle à la suture occipito-pariétale et se trouve un peu en avant d'elle.

5° Projection sur la surface extérieure du crâne des divers centres corticaux. — Le centre du membre inférieur est découvert en trépanant sur le tiers supérieur de la ligne rolan-

dique ; le centre du membre supérieur, sur le tiers moyen ; le centre de fécriture, en avant de ce point ; le centre des mouvements de la face et de la langue, sur le tiers inférieur de la ligne rolandique ; le centre du langage articulé, en avant de ce point ; le centre visuel des mots, juste au-dessus de la ligne sylvienne, à 9 ou 10 centimètres du lambda ; le centre auditif des mots, entre le conduit auditif et la ligne sylvienne ; le centre cortical des mouvements des yeux, sur la ligne sylvienne à 6 ou 7 centimètres du lambda ; le cervelet, enfin, sur le milieu de la ligne unissant le sommet de la mastoïde à l'inion.

6° Diagnostic topographique des lésions de l'encéphale. —

Envisageons successivement les tumeurs de la convexité du cerveau, puis celles de la base.

a) Les tumeurs de la convexité se manifestent : celles de la zone préfrontale, par des troubles démentiels ; celles de la zone rolandique, par des convulsions ou des paralysies de la face ou des membres du côté opposé ; celles du lohe pariétal, par la disparition du sens musculaire dans les membres du côté opposé et par du ptosis également du côté opposé ; celles du lobe temporal, soit par de la surdité de l'âme, soit par de la paraphasie, soit -par de la surdité verbale ; celles du lobe occipital, par de la ^►cécité verbale, ou par de l'hémianopsie homonyme, ou par de l'aphasie optique.

P) Les tumeurs de la base à leur tour s'accompagnent : celles du segment orbito-olf actif , d'amblyopie, d'hémianosmie et de troubles démentiels ; celles du segment temporo-optico-pédonculaire, d'hémianopsie, d'hémiplégie, d'anosmie, et, parfois, •de troubles démentiels ; celles du segment occipito-protubérantiel, soit d'une paralysie alterne, soit d'aphasie optique ; celles du 8egn:ent cérébello bulbaire, soit de paralysie d'un ou de plusieurs nerfs bulbaires, soit du syndrome cérébelleux.

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