‹ Précis d'anthropologieChapitre 106 sur 319 · Md.y 1860. p. 5â · texte numérisé non relu

Md.y 1860. p. 5â

MOKOGÊNISME ET POLYGËNISME. 315

à Test : il n*a pu se maintenir ni à Gibraltar, ni à Boupbon, ni à Maurice, ni à Ceylan. Dans leur extension ver« Touest, les Nègres ne se sont pas acclimatés à la Jamaïque, non plus que dans les Petites Antilles anglaises (Boudin). En Amérique, sur la bande isotherme qui répond à leur pays natal, ils ne paraissent pas avoir prospéré. S'ils fournissent une mortalité moindre depuis l'abolition de l'esclavage, leur natalité demeure en général insufGsante pour la perpétuation de la race ^ On voit ainsi que les races humaines ne sont pas cosmopolites. Comme les espèces animales, chacune d'elles a un habitat qui lui est propre et dont elle ne peut impunément dépasser les limites. Pour subsister dans un milieu très différent de son milieu primitif, une race doit subir des croisements incessamment renouvelés avec les races acclimatées <; mais, par là même, elle disparaît en tant que race distincte^ son type dégénère et s'efface.

Les monogénistes ont été amenés à accorder à cette question des croisements ethniques une importance extrême. Si, pour eux, le milieu est le facteur principal de la formation des races, les croisements y ont pris une part considérable. La diversité des groupes humains serait due en partie aux innombrables mélanges qu'ils ont subis, ce que confirment et l'histoire et l'observation ^ Comparant, d'autre part, les croisements dans les races humaines et dans les espèces animales, les monogénistes se sont efforcés d'établir un critérium physiologique de Tespèce qui ne s'appliquât pas aux premières. Us ont dit : les espèces sont stériles entre elles^ ou, si elles se reproduisent, elles ne jouissent que d'une fécondité limitée, les métis faisant retour, au bout d'un cer-

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