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firoca, Revue fVÂtUhropologie, 1872, p

Bouriates. 49.3

TaUrs de la Volga 47.1

Osliaks (Bogdanov) 46 . 2

Siamois 52.6

Aonamiles (Topinard) 50 . 1

Chinois 49.1

Coréens (Bogdanov) 43 . 7

Malais (Cran, ethn.) 51.9

Javanais (Broca) 51.4

Polynésiens 48.5

Dayaks {Cran, ethn,) 51 .9

Japonais 48.1

Américain» 47.2

Lapons (Broca) 50.3

Eskimaux 42 .5

Berbers 46.4

Sardes 47.9

Basques français (Broca). . . 46.8

Basques espagnols (Broca). 44.7

Roumains (Broca) 46.5

Savoyards 48.4

Auvergnats (Broca) 46.8

Bas-Bretons (Broca) 47.2

Gaulois (Broca) 45.8

Mérovingiens (Broca) 49.1

Les termes extrêmes de ce tableau sont représentés par les Eskimaux qui, de toutes les races, offrent l'indice nasal le plus petit, et par les Bochimans, chez lesquels cet indice est au maximum. L'intervalle entre les deux limites est de 18 unités, mais l'étendue des variations individuelles peut se montrer beaucoup plus grande. Broca a partagé cet intervalle en trois divisions, à chacune desquelles répond une forme particulière du squelette nasal. Ces trois groupes sont : 1'' les leptorhiniens,k nez mince, long et étroit, dont l'indice est inférieur à 47,9; 2* les mésorhiniensy compris entre 48 et 52,9 d'indice ; 3*" les platyrhiniensy à nez large et plat, qui ont un indice d'au moins 53. Il est remarquable que cette division coïncide avec les trois grandes divisions naturelles de l'humanité. Toutes les races du type caucasique moins une sont, en effet, leptorhiniennes ; celles du type éthiopique sont, en général, platyrhiniennes; enfin, les races du type altaîque sont presque toutes mésorhiniennes. Les Eskimaux constituent parmi ces dernières un groupe paradoxal : ce sont à peu près les seuls leptorhiniens n'appartenant pas au type caucasique. Cette race, qu'une excessive dolichocéphalie et l'allongement delà face osseuse séparaient nettement déjà des races altaïques, pourrait donc être considérée comme formant à elle seule un type spécial (Broca).

HUVELACQUE et 6. HERYÉ, — AnUlTOpologiO. 17

i56 PRÉCIS D'ANTHROPOLOGIE.

Les races polynésiennes se réunissent ici, comme par d'autres caractères encore, aux races altaïques.

On voit que l'indice nasal constitue un caractère vraiment typique; peut-être même fournit- il au parallèle des races des données plus significatives que l'indice céphalique. On trouve, par exemple, dans le groupe des races blanches, la série des Guanches, dont l'indice céphalique descend audessous de celui des Tasm aniens. Le classement par les indices céphaliques serait donc ici moins naturel que le classement par l'indice nasal. Celui-ci maintient les Tasmaniens à leur rang dans la série des races, tandis que l'indice céphalique les relirait du groupe dolichocéphale auquel appartiennent généralement les races noires à cheveux laineux.

L'indice nasal n'est pas moins satisfaisant en ce qui concerne la distribution des groupes secondaires. Il varie, en moyenne, entre 44 et 45 chez les peuples caucasiques de l'Asie et de l'Afrique, celui des populations européennes étant compris entre 46 et 47. L'homogénéité du type caucasique n'est rompue que par la série des Mérovingiens qui, seule de toutes les races blanches, est mésorhinienne. Il est probable que les Francs étaient issus du mélange de plusieurs races (ce que confirment les oscillations étendues des indices individuels au delà et en deçà de la moyenne), dont l'une présentait un indice nasal relativement élevé.

Le mélange des races explique quelques autres irrégularités qui font apparaître, parmi les races noires, des groupes de transition entre le groupe platyrhinien et le groupe mésorhinien. Cette influence n'est pas douteuse en ce qui concerne les Néo-Calédoniens, dont le mélange avec les Polynésiens a eu pour double résultat d'agrandir l'amplitude des oscillations individuelles de l'indice nasal et de faire descendre la moyenne de cet indice. Dans les races pures.

l'écart entre le maximum et le minimum des variations de l'indice est rarement inférieur à 20 p. 100; mais, dans les races croisées, ces oscillations peuvent atteindre et même dépasser 38 p. 100. Il est toutefois digne de remarque que l'indice nasal résiste mieux que beaucoup d'autres caractères crâniens, et notamment que l'indice céphalique, à l'influence des croisements. Si, lorsqu'il s'agit de mélanges récents, l'indice nasal les manifeste par l'existence de deux maxima

de fréquence dans les séries et par l'étendue de ses variatiens ; dans le cas de mélanges anciens, il tend à faire retour vers le type prédominant, c'est-à-dire presque toujours vers celui de la race indigène. C'est ce qui est arrivé pour les Français modernes, leptorhinîens comme leurs ancêtres préhistoriques et gaulois, malgré l'immixtion de l'élément franc mésorhinien. Moins de huit siècles après la conquête, rindice nasal des Francs était descendu à 48,2 (crânes de la Cité, d'après Broca).

Indice palatin. — L'indice palatin est le rapport centésimal de la largeur à la longueur de la région palatine. La longueur se mesure de Tépine palatine à la lèvre postérieure du bord alvéolaire, derrière les incisives médianes. La largeur est le maximum d'écartement delà courbe intérieure de l'arcade alvéolaire.Ge maximum correspond ordinairement au niveau des dents de sagesse, mais quelquefois, dans les races inférieures, il est au niveau des secondes ou même des premières molaires.

Voici, d'après Brocà, un certain nombre de moyennes de l'indice palatin.

Néo-CalédonieD8 63.6 Gafres 73.6

Australiens 64.5 Javanais 74.5

Tasmaniens 67.8 Arabes 75.7

Eskimaux 86.4 Auvergnats 77.6

Usbegs 70.8 Parias deHnde 77.9

Polynésiens 73. 6 Lapons 80

Cet indice n'a donc point la valeur d'un caractère ethnique sériaire, bien que, très généralement, il place au dernier rang les populations nigritiques; mais il est utile i conserver comme caractère descriptif.

Profondeur de la voûte palatine, — Caractère de même ordre que le précédent. La voûte palatine est excavée au maximum chez les Papous (IS'^jS), les Eskimaux (15"",2) et les Polynésiens (15"'°,13) ; au minimum chez les Ilottentots (H"",5) et les Lapons (i0"",3).

Projections horizontales antérieure et postérieure du crâne. — Le crâne reposant par sa face inférieure sur la planche à projections*, la projection antérieure est la distance millimétrique du basion au point alvéolaire; la projection postérieure, la distance du basion au pied d'une perpendi* culaire tangente au point le plus proéminent de la région occipitale. L'addition des deux projections donne \si projection totale d\i crâne. Celle-ci étant représentée par 100, la projection antérieure est exprimée, dans différents groupes ethniques, par les nombres suivants (Broca) :

Bas-Bretons 48.5 Australiens 51.0

Auvergnats 48.9 Nègres africains 51 .4

Chinois 49.2 Holtenlols 51.7

Polynésiens 50.7 Néo-Calédoniens 52.1

Le basion est donc, chez les blancs, situé plus en avant que chez les noirs. Tandis que, chez tous les Européens, ce point est situé en avant du milieu mathéoiatique de la base du crâne, il est en arrière du milieu dans les autres races.

Les projections précédentes, dites projections ordinaires, sont loin d'être parfaitement correctes, car l'assiette du crâne sur la table (plan de Blumenbach) change suivant les variations subies par les apophyses mastoïdes, les condyles

i. Instructions craniol, p. IS9

occipitaux, les bosses cérébelleuses, etc. C'est pourquoi Broca substitua aux projections ordinaires les projections craniographiques, prises sur des profils obtenus au craniographe, et en faisant tomber les perpendiculaires sur le plan alvéolo-condylien^ 11 mesura, en outre, la projection de la face seule, en avant du point sus-orbitaire. On a ainsi trois projections, l'une pour le crâne postérieur, l'autre pour le crâne antérieur, la troisième pour la face, qui donnent, chez les Européens comparés aux Nègres, les proportions suivantes (projection totale = 100) :

Européens. Nègres.

Projection de la face 6.48 13.75

— du crftn« antérieur ....... iO. 99 36 . 10

du crâne postérieur 52.52 50. 13

D'où il résulte : 1* que la face du Nègre occupe une plus grande étendue de l'axe horizontal de la tête (projection de la courbe de profil du crâne sur le plan horizontal); 2*'que son crâne antérieur est moins développé que son crâne postérieur par rapport à ceux du blanc; 3* que son trou occipital est situé plus en arrière par rapport à la projection totale de la tête (en raison de l'allongement de la face), mais plus en avant par rapport à la projection du crâne seul (par suite de la réduction du crâne antérieur). En d'autres termes, chez le Nègre, les régions faciale et occipitale se sont développées au détriment de la région frontale. Ainsi se trouve confirmée l'opinion de Gratiolet qui rangeait les Nègres parmi les races occipitales et les Européens parmi les races frontales.

Angles craniométriques . — Vangle facial 2l été mesuré de très diverses façons. Nous avons indiqué, à propos du prognathisme, le procédé le plus rationnel.

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