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Insiruct. cratiioîogiqueB, p

1 Des variations ethniques du maxillaire inférieur, 1880.

petit, tandis que dans les races noires elle tend à devenir verticale, Tangle augmentant par conséquent. Nous empruntons les chiffres que voici au travail de Renard :

Auvergnats et Bretons 68* Polynésiens 76*

Tsiganes i 0" Nègres d'Afrique 82*

Indo-Chinois et Chinois 70« Néo-Calédonieas 8^

Berbers 74' Néo-Hébridais 87*

Noirs de l'InJe 74"

L'écart de 21' entre les moyennes extrêmes fait de cet angle un bon caractère craniométrique,naais qui ne permet pas d'établir parmi les races une sériation respectant rigoureusement les limites des types. Les variations inverses des deux angles mandibulaire et symphysien suivent, en effet, les variations, d'un caractère ethnique relativement secondaire : elles sont proportionnelles au développement et au volume des dents. Le grand développement de la série des molaires, dans les races inférieures, repousse en arrière la base de la branche du maxillaire et diminue ainsi l'angle mandibulaire. De même, l'angle symphysien s'ouvre d'autant plus que les dents de remplacement antérieures sont plus volumineuses, par suite de la poussée en avant qui s'exerce sur la région alvéolaire correspondante.

Différences sexuelles du crâneK — Ces différences ne sont pas également prononcées dans toutes les races.

Le rapport de la capacité du crâne féminin au crâne masculin, qui est comme 85,8 : 100 (Broca) en moyenne, varie, suivant les races, dans les limites indiquées par le tableau ci-dessous :

Négritos 87.4 Guaranis 91.4

Vitiens 91.2 * Corses 89.0

Maravas 90. 8 Bas-Bretons 87. 3

Annamites 83.3

1. Cf. Instruct. craniologiques, p. 136. — Rev, d*Anihropologie, 1873, p. 475. — Bull, de la Soc. d* Anthropologie, 1883, p. 695.

LE CRAME. 27i

Comme on le voit, la capacité crânienne moyenne des femmes tend à se rapprocher de celle des hommes dans les races sauvages. La différence sexuelle s'est accentuée avec la civilisation*.

Le diamètre antéro-postérieur du crâne féminin est toujours, en moyenne, inférieur au même diamètre chez l'homme, d'une quantité qui varie de O^jOOô à 0'",011. L'influence du sexe sur la largeur du crâne est moins évidente. Voici, pour quelques séries importantes par le nombre» la différence en plus ou en moins du crâne féminin par rapport au crâne masculin :

Italiens (Mantegazza).. . . -|- 4.2 Auvergnats (Broca) • — 0.9

Néo-Calédoniens (Cran. Bas-Bretons (id.) — 1.1

ethn.) -{- 3.1 Anciens Parisiens (Topi-

Havaiens (id.) -f- 2.9 nard) —1.5

Berbers (Topinard) +2.9 Bretons-GalIoU ~ 1 .9

Australiens (Cran. «Mn.j. +2.7 Papous (Mantegazza).... —2.5

Andamanites (Flower)... +2.2

Si les deux extrêmes de ce tableau ne protestaient immédiatementy et si les Berbers ne se trouvaient dans la première série, on pourrait supposer que, dans les races noires, dans les races inférieures, la femme a le crâne plus large que l'homme, qu'elle l'a au contraire moins large dans les races blanches. La question n'est pas suffisamment élucidée. Toutefois, pour les races d'Europe, d'une manière assez générale, la thèse de Welcker est juste : la femme est un peu plus dolichocéphale que l'homme. Or, comme la saillie plus forte* de la glabelle tend à diminuer légèrement chez l'homme l'indice de largeur, il en résulte que, dans ces races, la différence sexuelle de cet indice dépend de la plus grande largeur du crâne masculin. Dans d'autres races (Basques, Nègres, Pa-

i. Rev. ér Anthropologie, 1873. p. 39.

27t PRÉaS D*A!ITHROPOLOGIE.

pous) S Findice céphalique de la femme est, au contraire, plus éleyé. Ailleurs, le crâne féminin ne diffère pas sensiblement, sous ce rapport, du crâne masculin. 11 ne faut pas perdre de vue ici ce fait que, dans certaines races croisées, les types céphaliques des races mères ne se maintiennent pas toujours à un égal degré dans les deux sexes. Il arrive assez souvent que le type d'une race ancienne se consene bien plus purement dans un sexe que dans Tautre *.

La hauteur du crâne est toujours moindre chez la femme, mais il arrive dans quelques races (Tasmaniens, Chinois, Javanais, Hindous, Tsiganes) que Tindice vertical est plus petit chez Thomme.

Le prognathisme total est très généralement moindre chez la femme, dans toutes les races. Le prognathisme alvéolosous-nasaly plus grand chez la femme dans les races blanches, est plus grand chez Thomme dans les races noires (Topinard).

L'indice orbitaire moyen des hommes est, en général, plus petit que celui des femmes de même race. La différence est, en moyenne, de 3 p. 100.

L'indice nasal est le même, en moyenne, chez l'homme et chez la femme.

Différences du crâne suivant Vâge. — Les caractères anthropologiques qui distinguent les races sont généralement peu accusés chez les enfants. Ils se prononcent de plus en plus, au crâne, a mesure que celui-ci se développe. La tète de l'enfant est relativement globuleuse, et c'est lentement, par les progrès de l'âge, qu'elle acquiert ses proportions ethniques. Chez les Nègres africains, presque tous dolichocéphales à des degrés divers, le crâne de l'enfant est le plus

1. Ibid., p. 28. — Cranta etkniea, p. 333. ~ BulL de la Soe. d^Anthropologie, 1868, p. 9. ~ Arch, per VAnirop., U IX, p. S37.

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