‹ Précis d'anthropologieChapitre 123 sur 319 · Bull, de la Sac. d^Anthropologie, 1883, p · texte numérisé non relu

Bull, de la Sac. d^Anthropologie, 1883, p

Eakimaux + 15*,7 Roumains + 8%0

Lapons + 5%5 Auvergnats + 2%5

L'étendue des variations individuelles dans la série des races est comprise entre un minimum de — 5* et un maximum de -{- 30% mais, sur les moyennes, l'angle est toujours positif. On voit que c'est chez les Nègres océaniens que se rencontrent les crânes les plus phénozyges; chez les Lapons et les Celtes, ceux dont les arcades zygomatiques sont le moins saillantes. L'angle pariétal est la résultante de deux éléments qui ne varient pas toujours corrélativement, à savoir l'écartement des pommettes et le degré de renflement des tempes au niveau des stéphanions. L'angle des Auvergnats est petit et parfois négatif, parce qu'à la brachycéphalie s'associent des arcades zygomatiques faiblement écartées. Les Néo-Calédoniens ont, au contraire, un angle élevé, parce qu'une forte dolichocéphalie s'allie chez eux à un grand écartement des pommettes. Si les Mongols ont un angle plus petit que celui des Eskimaux, c'est que l'écartement des pommettes étant le même dans les deux races, la première est brachycéphale et la seconde dolichocéphale.

Bon caractère craniologique, l'angle pariétal ne conduit pas à une sériation satisfaisante des groupes ethniques.

Trapèze intra-crânien. — Sous ce nom, Broca a désigné la figure trapézoïdale symétrique, dont les trous auditifs internes et les trous optiques forment, sur l'endocrânc, les quatre sommets. Ce trapèze a donné les mesures suivantes :

Type caucasiquo

Petite base (distance

bioptiquc) 23-»",88

Grande base (distance

bi-auditive) 54,55

Côtélatéral ' 4»i,88

Hauteur 4i,:J0

Surface du trapèze. . . i737,2â

Type allaïquc

Type ôthiopique

On remarquera la petitesse relative du trapèze sur les crânes du type éthiopique. Si cette petitesse ne dépendait que de l'exiguïté des mesures transversales, on pourrait l'attribuer à ce que les crânes en question sont plus dolichocéphales et plus étroits que ceux des deux autres groupes; mais la hauteur du trapèze et la longueur de ses côtés latéraux sont moindres précisément dans les crânes les plus allongés. II n'y a donc pas de solidarité entre l'étendue antéro-postérieure du trapèze et celle du crâne lui-même. Le trapèze de l'endocrâne acquiert par là une grande importance, puisqu'il fait connaître un caractère nouveau.

Mandibule. — Morphologiquement, cet os est souvent caractérisé, dans les races inférieures comparées aux Européens S par sa grande épaisseur et sa structure massive, par la fuite ou l'effacement de la saillie du menton coïncidant avec le prognathisme mandibulaire, et assez communément par la largeur et le redressement de la branche montante, par la saillie en dehors del'angle qui joint les deux branches, par un rétrécissement postérieur notable de l'ellipse décrite par le bord alvéolaire, enfm par une dépression profonde correspondant à l'insertion du muscle temporal (Duhousset). Ces caractères, qui font ressembler le maxillaire inférieur de ces races à celui des jeunes anthropoïdes, se retrouvent, associés en plus ou moins grand nombre, dans la série des mâchoires préhistoriques.

La saillie du menton, remplacée chez les anthropoïdes par une fuite de la ligne symphysienne à 0«»,01 en arrière delà verticale, dépasse celle-ci en avant de 0"*,(K)3 à 0",005 dans les races européennes. Dans les races noires, le menton est encore, en général, en avant de la verticale; mais dans

l.cr. Bull, de la Soc. d'Anthrop,, 1866» p. 584-693; 1868, p. 383; 1871, p. 382; 1873, p. 431 ; 1874, p. 34.

ces races, ainsi que dans les races préhistoriques, se rencontrent des cas qui présentent les degrés intermédiaires entre la disposition typique de Thomme et la disposition simienne. Quant à la dépression qui, chez les singes, remplace les apophyses géni, elle se retrouve, non seulement sur la mâchoire de la Naulette, mais sur des mâchoires de Néo-Calédoniens, d'Australiens et de Nègres.

Parmi les nombreuses mesures auxquelles se prête le maxillaire inférieur*, nous ne retiendrons que les deux plus importantes, savoir l'angle mandibulaire et l'angle symphysien.

Vangle mandibulaire mesure l'inclinaison du bord postérieur de la branche sur le bord inférieur du corps. Renard * a trouvé pour cet angle les valeurs suivantes :

Méo-Galédonien H l» Américains 117»

Néo-Hébridais iil* Péruviens anciens 1 J8»

l^arias de rinde il9« Berbers 124»

Nègres d'Afrique 12P Méditerranéens 121«

Altaiques 124«

Broca donne un angle de 120%4 pour les Nègres, de 127* pour les Auvergnats, de 130* pour les Bas-Bretons.

Il ne faut pas oublier que cet angle varie considérablement avec l'âge, qu'il esta son minimum chez l'adulte et augmente dans la vieillesse.

Vangle symphysien mesure l'inclinaison de la ligne symphysienne (ligne allant, sur la face convexe de la mandibule, du milieu du bord alvéolaire au milieu du bord inférieur ou point symphysien) sur le plan du bord inférieur du corps.

La ligne symphysienne est plus procidente (oblique en bas et en avant) dans les races blanches, d'où un angle plus

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