‹ Précis d'anthropologieChapitre 126 sur 319 · Ibid,, 1882, p · texte numérisé non relu

Ibid,, 1882, p

BOfBLACQDi et G. BiBTÉ. — Anthropologie. 18

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les angles occipitaux et l'angle spapliysien de la mandibule augmentent, plus on se rapproche du début de la vie, passant successivement chez le fœtus et Fenfant des races blanches par les valeurs qu'ils présentent chez les anthropoïdes et dans les races inférieures.

Déformations crâniennes. — Nous ne nous occuperons ici que des déformations ethniques ou artificielles, comme représentant une donnée de premier ordre pour la détermination de l'origine des crânes soumis à l'étude.

Les déformations artificielles, mises en pratique par différents peuples, ont été classées par Gosse * en seize groupes, d'après la forme du crâne déformé et le siège de la compression. On peut ramener toutes ces variétés à deux types principaux : les déformations relevées et les déformations couchées. C'est toujours avec des liens circulaires agissant sur des plaques que les déformations relevées se pratiquent, en exerçant des pressions simultanément sur le devant du front et sur l'occiput : le diamètre antéro-postérieur se raccourcit et le crâne se développe en largeur et en hauteur. Ce système de déformation a été rencontré, non seulement en Amérique, par exemple chez les Tchinouks et les Noutka- Colombiens de Vancouver, mais encore en Nouvelle-Guinée et aux Philippines (Riedel, Yirchow). Dans les déformations couchées, le point d'appui est pris sur la base du crâne, et les pressions portent en même temps ou successivement sur différents points de la voûte, sur le frontal, sur le bregma, sur l'occipi tal: telle était la déformation des Aymaras. La diminution du diamètre vertical et l'allongement du crâne en haut et en arrière en sont la conséquence. Le crâne semble divisé en plusieurs lobes, et une dépression transversale sépare la partie posléro-supérieure du frontal d'avec une forte éléva-

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