AnthropoL der NaturvoUker, VI, p
S. R. Blanehard, Bull, de la Soc. %oolog., 1883, p. 34.
304 PRÉCIS D'ANTHROPO|.OGIE.
pent de la sorte, ta taille du clitoris augmente elle-même dans de notables proportions, mais les grandes lèvres et le mont de Venus subissent une atrophie véritable. II en résulte que les nymphes débordent de beaucoup les grandes lèvres et que la ligne suivant laquelle s'affrontent ces dernières {rima pudendi) n'existe plus; ou plutôt elle se trouve anormalement constituée par les petites lèvres. Celles-ci descendent plus ou moins bas entre les jambes, jusqu'à mi-cuisse dans quelques cas. Flower et Mûrie font mention d'une femme bochimane dont les petites lèvres pouvaient se rejoindre au-dessus des fesses : déployées, elles auraient presque atteint le genou. Ce développement exagéré des nymplips, qui se rencontre chez toutes les Bochimanes et chez un grand nombre de Hottentotes, s'observe parfois aussi, à l'état sporadique dans d'autres races. 11 existe, bien qu'à un moindre degré, chez beaucoup de Négresses de la côte occidentale et de l'Afrique orientale moyenne, notamment de l'Abyssinie : Vincent a vu fréquemment un allongement des petites lèvres de 5, 6 ou 8 centimètres*. Il y a, toutefois, certaines races noires où pareille disposition est extrêmement rare. Chez les femmes cafres, les nymphes sont peut-être plus petites que chez les Européennes (Fritsch). Au Sénégal, Huard, sur plus de 2000 Négresses, n'a pu observer l'allongement de ces replis*. Chez les Woloves, les nymphes rudimentaires ne mesurent que 0°*,004 de largeur sur 0'",021 de longueur (de Rochebrune). Dans les races blanches, il n'est point absolument rare, au contraire, de rencontrer des femmes qui présentent un développement exagéré des petites lèvres. Il s'agit là, en somme, d'un caractère simien qui persiste dans quelques races tout à fait inférieures, et disparait dans