BuU. de la Soc. d'Anthrop., 1869, p
ces mêmes races une apparence si particulière, mérite surtout d'être décrite. Petit, oblique et bridé, telle est la définition classiquede l'œil dit chinois ou mongol. Cette description demande à être corrigée et complétée. La petitesse est due à Taocolement des bords palpébraux au niveau de la commissure externe, qui parait comme pincée, ainsi qu'à ta bride masquant la commissure interne et dont il va être question. La direction oblique de l'angle externe, comme tiré en haut et en dehors, est le moins constant des oarac* tères sus«mentionnés : il peqt être peu ou pas accusé, et Fimpression tend à en être exagérée par une contorsion du sourcil, plus abaissé que chez nous dans ses deux tiers internes (firoca). Les paupières, enfin, surtout la supérieure, présentent une sorte de boursouflure qui contribue à masquer le globe de l'œil et détermine une apparence de renverse* ment en dedans du bord libre, renversement que Metchnikov considère comme réel. Un pli transversal décompose la paupière supérieure en deux parties: l'une supérieure, tendue raide au-devant du globe oculaire, sans se mouler sur lui, et immobile; l'autre inférieure, mobile et moulée sur l'œil. La partie mobile glisse derrière la partie fixe, en arrière de laquelle la peau remonte dans une faible étendue, puis se réfléchit pour redescendre vers le bord libre (Rémy). Mais voici le trait le plus important : l'angle interne est voilé par un repli cutané, continuation du pli transversal de la paupière supérieure, tendu verticalement en manière d'écran audevant de la caroncule lacrymale dont il peut recouvrir la moitié. Ce pli, qui se détache de la paupière un peu au-dessus du point lacrymal, prend tout de suite une direction descendante; il va s'efiaçant insensiblement au-devant de l'extrémité interne de la paupière inférieure. Il est limité en dedans par un bord libre légèrement courbe, contre lequel les cils viennent battre dans les grands mouvements d'élé-