‹ Précis d'anthropologieChapitre 151 sur 319 · CEIL · texte numérisé non relu

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vation de la pupille. Cette bride, uniquement cutanée, est surtout visible quand l'œil est ouvert. Quand il est fermé, elle s'efface et se révèle seulement par une saillie de la peau dans l'angle interne. On la fait disparaître, em tirant sur la peau dans Tinter valle des yeux. Deniker* a constaté qu'elle ne se forme que tardivement chez l'enfant; à la naissance, la fente palpébrale est simplement très courte, et les paupières sont renversées.

Les différeuts caractères que nous venons d'énumérer existent, plus ou moins accusés, dans la plupart des races altaîques. Ils ne se montrent pas, toutefoisi constamment associés, et, chez certains individus de ces races, ils peuvent s'atténuer beaucoup et même disparaître. D'autre part, l'œil mongoloïde s'observe sporadiquement chez les Européens, dans beaucoup de races américaines (Peaux^Rouges, Galibis, Fuégiens), et môme chez les Hottentots (BarroviF) ^ C'est chez la femme et chez l'enfant qu'on le rencontre surtout; avec les progrès de l'âge, cette disposition tend à s'effacer. Cela donne un certain poids à l'opinion de Metchnikov, d'après laquelle les particularités de l'œil altaique seraient dues à la persistance d'un état fœtal \

En ce qui concerne les voies lacrymales, nous n'avons à signaler que la largeur du canal nasal dans les races dites jaunes. Ce canal est porté fortement en avant, par suite de l'atrophie des os du nez et de l'apophyse montante du maxillaire, qui n'arrive pas à s'articuler avec le frontal, l^ canal nasal peut être alors creusé en totalité dans l'unguis.

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