‹ Précis d'anthropologieChapitre 162 sur 319 · TAILLES PETITES · texte numérisé non relu

TAILLES PETITES

Mélanésiens 1b59

Malais (onze [séries) 1 .59

Annamites (Mondicre) 1 .59

Samoyèdes (Zograff) 1 .59

Galibis (Maurel) 1 . 59

Changes (d*Orbigny) 1 . 59

Mois (Néis) 1.58

Laotiens (Harmand) 1.58

Sardes 1.58

Irulas (Shortt) 1 . 57

OsUaks 1.56

Néo-Guinéens 1.55

Korumbas 1.54

Lapons 1.53

Veddas 1.53

Siamois 1 .52

Négrilles 1.50

Négritos 1.48

Bocbimans (Fritsch) 1 .44

U est aisé de reconnaître, par l'examen de ce tableau.

que, dans toutes les régions du globe, existent côte à côte des races de taille fort différente, quoique souvent de même type par l'ensemble des caractères. La stature est, en effet, un de ceux sur lesquels les croisements ethniques ont manifestement le plus d'influence. Le simple mélange, dans une population donnée, de deux ou plusieure races de taille inégale retentit, d'autre part, sur la moyenne. Ainsi s'explique, mieux que par des actions de milieu qui ne sont pas démontrées, la grande variabilité de la taille, variabilité qui se montre au sein de chacune des grandes divisions de l'humanité. Malgré ce défaut de fixité, le caractère de la taille n'est pas sans valeur. On ne peut pas ne pas être frappé, par exemple, de la prédominance des tailles petites ou au-dessous de la moyenne dans les races altaïques et leurs dérivées; de la haute stature des Polynésiens. En Europe et en Amérique, dans l'Afrique éthiopique, la considération de la taille permet de reconnaître deux éléments ethniquf*s principaux, l'un de grande, l'autre de petite stature, et celle distinction corrobore celle qui résulte de la comparaison de divers autres caractères.

On voit sur le tableau que les Français représentent, au point de vue de la taille, précisément la moyenne de l'humanité. Les oscillations des tailles moyennes au-dessus et au-dessous de cette moyenne générale s'élèvent pour les Patagons à + O^jâO, pour les Bochimans à — 0",24. On voit aussi que les tailles inférieures à la moyenne générale sont moins nombreuses que les tailles supérieures, c'est-à-dire que le nombre des races de haute taille l'emporte sur celui des races à petite stature.

La différence sexuelle moyenne passe pour être de 0°,12; mais cette différence varie suivant les races. Elle est moindre, en général, dans les races inférieures. Topinard admet qu'elle est d'autant plus grande que la taille de lu

race est plus élevée : assez faible chez les Bochimans, elle s'élève à 0",1 62 chez les Polynésiens, à 0",i78 chez les Todas.

Parmi les mesures à prendre sur la tête, nous nous contenterons de signaler Yindice céphalométrique ou indice de la tête sur le vivant. Il se prend comme Tindice céphalique. Quelques anthropologistes ont essayé de réduire le premier au second ; mais on n'est pas d'accord sur la correction à faire subir à l'indice du vivant, et l'on ignore même s'il existe entre les deux indices une relation constante ^ On recherchera, en second lieu, par la méthode des projections', les Tproporiions verticales de la tête dans les différentes races, à savoir la hauteur totale de la tête, du vertex au menton, et les hauteurs partielles des diverses régions dont elle se compose. Ces projections répondent à l'impression de l'observateur qui, regardant un sujet de face, lui trouve la tête longue ou courte ; les dimensions transversales concourent d'ailleurs, à produire cette impression, et il y a lieu, par suite, d'en tenir compte parallèlement.

Voici, d'abord, ce qui concerne les proportions verticales des diverses régions considérées isolément et rapportées à la hauteur totale de la tête : 1*" la partie de la tête étendue du vertex à la limite des cheveux est plus courte chez les Nègres que chez les Européens et les Altaïques; 2* le front, de l'insertion des cheveux à la racine du nez, est plus élevé chez les Nègres que chez les jaunes et chez ceux-ci que chez les blancs ; S"" la distance de la racine à la base du nez est plus courte dans les races noires et altaïques; k la partie comprise de la base du nez au menton est plus courte chez les Européens que chez les Altaïques et surtout que chez les Nègres; 5"* la hauteur du vertex au point intersourcilier.

1. Cf. Toptnard, Rev* ^Anihrop., 1885, p. 376. — Élim. dAnthrop,^ génèr,^ p. 372.

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