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singes, il peut être, du moins, non seulement porté dans l'extension et dans la flexion comme chez nous, mais encore écarté en dedans, c'est-à-dire dans Tadduction, puis ramené par l'action musculaire dans une direction parallèle à Taxe du pied. Il peut en résulter, à l'état de repos du pied, un écartement naturel du gros orteil, écartement souvent considérable, que l'on a noté, entre autres, chez les Néo- Calédoniens, les noirs nilotiques et sénégambiens (Pouchet, Simonot), les Galibis (Manouvrier, Maurel), les Indiens de Surinam (R. Bonaparte), les Annamites, etc.
Au contraire, à la main, l'étendue des mouvements d'opposition du pouce serait généralement beaucoup moindre chez les Nègres que chez les blancs : il y aurait là un caractère manifestement simien.
Fonctions sensorielles. — Certaines races exhalent une odeur particulière. Cette odeur est si forte chez certains Nègres (les Cafres et les noirs de Madagascar ne la présenteraient point), qu'elle imprègne pour longtemps Tendroit où un noir a séjourné momentanément : on l'a comparée à celle du bouc. C'est elle qui permettait aux Caraïbes des Antilles (Haller) de suivre un Nègre au flair, ce ce que Humboldt raconte également des Péruviens. On sait que les chiens employés, en Amérique, à la chasse des esclaves marrons, distinguent parfaitement la piste des Nègres de celle des Indiens. L'odeur en question ne parait pas dépendre de la transpiration, elle n'augmente pas avec celle-ci ; la matière qui la produit est sécrétée sans doute par les glandes sébacées. Quoi qu'il en soit, il y a là une différence aussi tranchée entre le blanc et le noir que celle qui existe entre le chien et le chacal.
Certains peupies plus ou moins sauvages sont remarquables par la finesse et Vacuité des sens. Les Peaux-Rouges suivent à la piste un homme ou un animal. Les Minco-
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pies des Iles Andaman distinguent les objets à des distances incroyables ; ils voient même la nuil, et c'est alors qu'ils guettent le gibier et le poisson. Leur odorat est tellement fin qu'il leur permet de découvrir de loin l'existence des fruits cachés dans l'épais feuillage des arbres. II est certain que la fioiesse des sens résulte pour beaucoup de l'éducation individuelle,qu'elle s'accroît par l'exercice S et que l'homme civilisé n'éprouve pas au même degré que le sauvage le besoin de perfectionner ses facultés physiques : l'usage constant de certains oi^anes développe, chez ce dernier, des aptitudes en rapport avec son genre de vie. Mais ces résultats physiologiques ne dépendent pas uniquement du mode d'existence; ils dépendent aussi d'aptitudes ethniques et innées. Les Australiens, peut-être plus sauvages que les Andamanites, leur sont bien inférieurs sous le rapport de la finesse des sens. En ce qui concerne l'acuité de la vue, des expériences comparatives ont prouvé qu'elle est beaucoup plus parfaite dans les races sauvages que chez les civilisés ^ Si l'on représente par 1 la vision normale, calculée d'après la formule de Snellen, on trouve chez les :
Indiens des Andes
Nubiens
Géorgiens 1
Russes 1
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Angle
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^-Jr
La myopie, si commune en Europe, parait rare chez les