Cf. Montano, Rev. d'Ethnogr,, t. I, p. A
dressées au bord de la mer, près de quelque cours d*eau. lis sont nus ou s'entourent les reins d'une espèce de ceinture en tressage végétal, se peignent le corps et Tendiiisent souvent d'une couche de boue, aCn de se préserver de la piqûre des insectes. Pour arme, ils ont un arc de haute taille et des flèches munies d'une pointe en os ou en bois durci. Ils chassent le cochon sauvage, les oiseaux, tirentles poissons à Tare, se nourrissent aussi de coquillages, de tortues, de miel. Nulle religion, nul gouvernement, aucune agriculture. Ils vivent dans la crainte constante des étrangers. Généralement, les cadavres d'hommes sont échafaudés sur des arbres, ceux de femmes sont enterrés. D'après Man, les Andamanites ne connaîtraient pas l'art de tailler la pierre; un morceau est-il trop gros pour être utilisé, ils le mettent au feu et attendent qu'il éclate. S'agit-il d'obtenir des lamelles, le morceau de pierre est exposé au froid après avoir été préalablement soumis à l'action du feu ^ Ce sont li d'intéressantes indications sur ce que pouvait être l'art industriel de nos ancêtres.
Aux îles Nicobar, un peu plus au sud, une partie des habitants, les SchohaengSj appartiendraient à la même race.
Giglioli signale des Négritos aux îles Merghi, près de la côte indo-chinoise du Tennaserim*.
Dans les grandes iles au sud de Malacca (Sumatra, Java), des Négritos ont vraisemblablement existé, mais leurs traces ont disparu ; les Malais ont eu Tacilement raison de ces sauvages sans défense. Plus à l'est, à l'extrémité des iles de la Sonde, à Timor, nous les retrouvons à côté de Papous', dans des cantons sauvages. A Bornéo, leurs traces semblent appa. raitre et aussi, plus à l'est, à Gélèbes. Aux Philippines, on les
i. L'Homme, t II, p. 297.