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AUSTRALIENS

Indonésiens ou des Malais vers le nord-ouest, des Papous et des Polynésiens vers le nord et Test.

Quoi qu'il en soit, le type crânien de rAustralien proprement dit aurait, d'après A. de Quatrefages et Hamy, les caractères suivants. Indice céphalique de largeur, 71.1 ; dolichocéphalie très prononcée. Projection de l'occipital (crâne haut et étroit). Indicedehauteur,103, hypsisténocéphalie. Capacité moyenne (hommes et femmes) 1 365 centimètres cubes. Grande épaisseur des parois de la boite osseuse. Développement des arcs sourciliers et des apophyses orbitaires externes. Étroitesse du front. Indice orbitaire très faible, 76.9 (d'après Topinard, 80.4). Fort indice nasal, 57.4. Prognathisme. Le second type est beaucoup plus rare. On est ici en présence d'un crâne allongé et aplati (dolichoplatycéphalie) : Tindice de hauteur n'est plus que de 93 à 96. La capacité est d'ailleurs la même, ce qui suppose plus d'allongement : l'indice céphalique de longueur est en effet un peu plus faible. La comparaison de ce dernier type avec les débris les plus anciens des races européennes fossiles peut être exacte, mais elle n'avance point la solution de la question d'origine. Une série de crânes d'Adélaïde a donné à Houzé un indice céphalique moyen de 69.8 pour la largeur, de 99.8 pour la hauteur-largeur, un indice nasal de 59.8. Certaines tribus australiennes sont d'une taille moyenne, ou même au-dessus de la moyenne. D'autres ne dépassent guère 1",55. Eyre signale une moyenne de 1'',67, dans certaines régions de la côte méridionale; d'après Dawson, 1°*,71 sur la côte orientale. La peau varie du noir de fumée à un noir plus ou moins rougeâtre; il y a ici, évidemment, une indication de métissage. Même diversité en ce qui concerne le système pileux. Les épaules, la poitrine sont parfois très velues. Membres grêles, émaciés; pied large, talon saillant; ventre souvent proéminent.

dM PRÉCIS D'ANTHROPOLOGIE.

L'Australien va nu ou se couvre parfois les épaules d'une peau de kangourou. Il aime à se peindre le corps de raies blanches ou rouges et s'embellit de scarifications, de petites incisions faites dans les chairs au moyen d'une coquille ou d'une pierre tranchante. La chevelure est ornée de touffes de poils, d'os, de plumes, parfois teinte en clair. On se fait sauter, toujours par mode de parure, une ou deux incisives; on fait tomber aux filles, lors de leur naissance, une phalange du petit doigt de la main. En fait d'armes, l'Australien, qui ne connaît point l'arc, emploie le casse-tête et un long javelot qu'il apointe à l'extrémité ou auquel il fixe une dent, un os, une arête. L'arme vraiment nationale est le « boumerang >, sorte de lame de cimeterre en bois dur, qui, lancée par une main habile, part en tourbillonnant, dépasse le but, et, sans avoir rencontré de point de ricochet, revient le frapper d'arrière en avant. Il y a encore une hache toute primitive en pierre, un bouclier de bois.

La vie de l'Australien est des plus misérables. 11 erre, toujours famélique, à la suite du kangourou, accompagné de son associé le dingo, chien sauvage, et de sa ou ses femmes, créatures plus misérables encore que lui. Le mariage ne se fait pas entre individus de la même famille ; il a lieu le plus souvent entre gens de tribus différentes, et souvent aussi la femme est purement et simplement capturée. De l'alimentation il n'y a rien à dire, sinon qu'elle est, à l'occasion, la plus abjecte. Certaines tribus n'ont aucune notion de l'art de la navigation et savent tout au plus employer une grosse bûche jetée à l'eau. Nulle habitation fixe, nulle organisation sociale. Par contre, grande passion pour la danse qui accompagne des sortes de cérémonies d'initiation, à l'époque de la puberté des garçons. Les efforts des missions chrétiennes ont toujours échoué auprès des Australiens. C'est une population incapable de progrès et qui s'éteint rapidement.

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