‹ Précis d'anthropologieChapitre 197 sur 319 · Revue d'Anthrop., t. II, p · texte numérisé non relu

Revue d'Anthrop., t. II, p

dans quelques régions du centre. Quant aux Australiens du type supérieur, ils seraient établis, au nord, parfois sur le littoral, mais presque toujours à une certaine distance de la mer ; puis, à Test, dans Tintérieur du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud ; certains fréquentent le littoral entre Sydney et le cap Howe. A. de Quatrefages a signalé la multiplicité des types australiens^ Tinfluence d'immigrants papous aux cheveux jcrépus et d'immigrants polynésiens ; en somme, on se trouverait en présence de races mixtes, de métis. Les auteurs des Crania ethnica reconnaissent en Australie deux types crâniens distincts, Tun appartenant à ce qu'ils appellent les Australiens proprement dits, Tautre qualifié simplement de deuxième type australien. Cette division ne cadrerait d'ailleurs pas avec celle de Topinard ; les deux types reconnus par ce dernior ne concorderaient pas avec les deux types en question : ce seraient, non des types c ethniques >, mais bien des types c sexuels > . Pour A. Lesson, les Australiens seraient le produit du mélange de trois races : Négritos. Papous et Polynésiens; ces derniers auraient métissé les métis formés par les deux races noires. Ces deux races noires étant celles qui, d'après Lesson, auraient formé les Tasmaniens, les Australiens ne seraient ainsi que des Tasmenions métissés par des Polynésiens*. Mais comment expli quer alors ce fait que l'indice orbitaire est très faible chez les Australiens, tandis qu'il est fort et même très fort chez les Papous, chez les Négritos, chez les Polynésiens? Il y a là une objection capitale à la théorie de Lesson. Giglioli, de son côté, ne voit chez les Australiens que des variétés dépendant de causes c telluriques ou biotiques ». D'après Hamy, la plupart des métissages australiens sont dus à l'influence des

Page 1