INDE DO SUD
la poitrine, les jambes. Le fiancé achète sa femme par un, deux, trois ou quatre buffles, cadeau que le beau-père s'empresse de payer pan le don d'un même nombre de buffles, ou à peu près. Les Todas sont faciles à vivre, courtois, ont peu de force de caractère. Ils n'ont aucune notion, dit Marshall, d'un être tout-puissant. Caldwell s'élève contre la distinction absolue que l'on établit généralement entre les Todas et les autres noirs du sud de l'Inde ; le type n'est pas aussi élevé, dit-il, qu'on le prétend, et cette population est de même origine que les autres populations dravidiennes (op. ciL^ p. 557). — D'après Shortt, les Kotas ont une taille moyenne de 1",59, leurs femmes de 1"',48. La face est légèrement allongée, le nez plus petit que chez les Todas, le front étroit.
— Les Kourowmhas ignorent les castes, mais se divisent en tribus (Breek). Us sont de petite taille (l'",54), paraissent chétifs et misérables, ont une grande bouche, une mâchoire projetée. Chez eux le plus jeune fils hérite de la maison, le reste des biens est également partagé entre les autres frères.
— Les Iroulas^ autre peuple sauvage, sont plus grands que les précédents, ont le nez plus court, mais en somme leur ressemblent*.
Les Badagas, une partie des Gonds, les Khonds ont franchi la civilisation pastorale et sont agriculteurs. Les Kotas pratiquent le travail des métaux, du bois, du cuir. Les Yeddas, par contre, vivent à l'état sauvage, ne portent aucun vêlement, n'ont aucune demeure fixe, vivent du produit de.leur chasse, sont groupés en petits clans, ignorent toute numération.
Quant aux Kolarians du centre de la péninsule, ce sont, pour la plupart, de paisibles cultivateurs; chez eux la propriété terrienne est collective ; chaque village a ses chefs. Ils