‹ Précis d'anthropologieChapitre 206 sur 319 · Elie Reclus, Les Primitifs, p · texte numérisé non relu

Elie Reclus, Les Primitifs, p

HOYELACQUE et 6. HERVÉ. — Anthropologie. 26

sont généralement polygames. Parmi eux, les Djouangs sont tout à fait à l'état primitif, habitent dans des sortes de chenils de 6 à 8 pieds S ont pour armes Tare et la fronde avec laquelle ils lancent des pierres non dégrossies. Les femmes se vêtent d'une ceinture végétale, à laquelle elles fixent quelque large feuille pour se couvrir le bas-ventre. Leur lexique ne contient aucun mot pouvant rendre l'idée d'une divinité et ils n'ont point de conception d'une vie future. Les morts sont brûlés et les cendres jetées dans une eau courante.

On suppose que les Brahouis^ qui habitent par delà l' Indus, à côté des Béloutches, se rattachent aux noirs de l'Inde. Ils se distinguent très nettement des Béloutches, ont le teint plus foncé, le visage plus rond et comme aplati. Ils sont robustes, actifs, bons agriculteurs, élèvent des troupeaux de moutons et de chèvres, sont hospitaliers et n'ont point les mœurs pillardes de leurs voisins les Béloutches. En somme, on ne sait encore rien de précis sur l'origine des Brahouis.

§ 7. — BochlmanH et Hottentots.

Les Bochimans sont les indigènes de l'Afrique australe. Les Hottentots, leurs voisins, leur donnent le nom de sân^ au singulier sâb. Eux-mêmes ne possèdent aucun nom générique. La couleur de la peau, qui est d'un brun jaunâtre peu foncé, empêche de les classer parmi les vrais Nègres, dont ils ont d'ailleurs la chevelure crépue, noire et courte. On a prétendu que les cheveux du Bochiman étaient implantés en touffes, par petits buissons ; une recherche plus minutieuse a laissé constater qu'il n'en était pas plus ainsi chez eux que chez les Papous. Le poil pousse bien en toison

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