‹ Précis d'anthropologieChapitre 221 sur 319 · Mondtère, Rev. d*Anthrop., t. XII, p · texte numérisé non relu

Mondtère, Rev. d*Anthrop., t. XII, p

mariée n'esl pas confinée et a une certaine indépendance. Le Siamois est industrieux et aime l'agriculture.

Châns. — Ce sont les Thaïs du nord; ils séparent la Birmanie orientale de TÂnnam septentrional. Ils ont reçu, dans leurs différentes régions, l'influence des Birmans ou celle des Chinois. Les Chans du nord sont de teint assez clair. Ce sont de bons agriculteurs et des artisans industrieux qui travaillent les métaux avec habileté.

Khamtis. — Les Khamtis, au nord des Chans, feraient également partie du groupe thaï. On les rencontre immédiatement à l'est de l'Assam. Ils sont de taille assez grande et robustes, plus foncés que les Chans proprement dits. Convertis au bouddhisme, ils adoptent la civilisation birmane, et sont plus avancés que leurs voisins en industrie et en art.

AssAMAis. — Leur langue est aryenne, sœur du bengali, de l'hindi, mais cet idiome a remplacé pour eux une ancienne langue. On s*accorde à les regarder comme des Chans. Ce sont les anciens Ahoms.

Paloungs. — Entre les fleuves Iraouaddy et Salouen, par 28* et 24* de latitude. Certains explorateurs les rattachent au groupe thaï. Brandreth rapproche leur langue du pégouan et de l'annamite.

Birmans. — Taille moyenne des hommes, 1",67, des femmes, 1",50. Peau de couleur jaunâtre sombre, olivâtre plus ou moins foncé. Cheveux raides, noirs ou d'un brun noirâtre. Crâne arrondi, mais sans exagération (83.6, d'après B. Davis). Pommettes saillantes; œil bridé; lèvres assez fortes; bouche grande ; nez plat ; jambes courtes. Les Birmans sont robustes et résistants.

Le vêtement ordinaire est une pièce d'étoffe enroulée à la ceinture, tombant sur la jambe ; parfois, sur le torse, une sorte de jaquette. La jupe des femmes est ouvei^te sur le devant et laisse voir les cuisses pendant la marche; pour les

Birmanes, la pudeur consiste à cacher la plante des pieds. Les cheveux sont portés longs ; les hommes les réunissent en torsade au-dessus de la tête^ les femmes les laissent généralement tomber sur le dos. Le lobe de l'oreille est percé chez les deux sexes, pour recevoir des ornements de forme cylindrique. Les hommes se tatouent les cuisses, parfois le ventre ; ils y tracent des images d'animaux ou de fleurs, de couleur noire. Serviles avec les supérieurs, arrogants avec les inférieurs, les Birmans sont indolents, vindicatifs et cruels, dissimulés, pleins de vanité. La religion est le bouddhisme. On compte sept classes dans la société birmane, mais tout Birman est en réalité esclave du roi. Ils sont joailliers, fondeurs, potiers ; les femmes fabriquent les étoffes de coton et de soie.

Les Birmans arakanais ou RakhaingSj improprement appelés Moghs, ont les traits moins « indo-chinois » que les autres Birmans; ils ont été vraisemblablement modifiés par leurs rapports avec le Bengale. Le nez est plus proéminent, les yeux sont moins obliques (Arlh. Phayre).

Les Khyoungthas, habitants des plaines du Chittagong, sont en réalité des Birmans *. C'est un peuple d'agriculteurs, divisé en clans. Ils se tatouent quelques parties du corps, sont bouddhistes. Les chefs de clans lèvent un tribut sur chaque famille : en sont exemptés les célibataires, les prêtres, les veufs et les veuves, les gens qui vivent de leur chasse. Khyoungthaj habitant de la rivière, est opposé à Toungihay habitant de la montagne.

Les Karéns habitent la région montagneuse de l'Arakan, partie du Pégou et le sud de la Birmanie. C'est un peuple peu civilisé, mais énergique, intelligent et laborieux (Reclus), divisé en nombreuses tribus, ne s'alliant point en dehors du

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