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premier enfant. On avait pour armes le casse-tète, la sagaie, la fronde; on ne se servait de Tare que pour chasser les oiseaux.

A Tahiti on retrouvé nombre de mœurs marquésanes: l'ava, fabriqué de même par la mastication, mais bu avant toute fermentation (Cuzent) ; Tamour des divertissements ; un caractère en général doux, tranquille, hospitalier, léger, expansif, une forte disposition au larcin (P. Lesson). Le contact avec la civilisation européenne dépeuple également les lies de la Société : en 1857, on n'y comptait pas plus de 7000 indigènes.

Iles Tonga. — Aux lies des Amis, le type polynésien a gardé sa pureté malgré le voisinage des Mélanésiens. La taille est haute, le nez aquilin, les cheveux sont lisses, les lèvres peu prononcées, le teint est peu foncé, parfois très clair chez les femmes (Cook). LMnfluence européenne s'est profondément fait sentir sur la civilisation. Cette influence, il y a cinquante ans, était encore à peu près nulle. Dumontd'Urville considérait les indigènes comme supérieurs à beaucoup de Polynésiens. D'après cet explorateur, les femmes étaient plus réservées que dans les autres archipels et ne vivaient point en état ordinaire d'humiliation; le tabou n'était pas stupidement rigoureux. C'étaient de bons artisans, industrieux, construisant des pirogues fort remarquables (Mariner), des instruments de musique, etc. Leur vêtement consistait en une natte fine ou une pièce d'étoffe, les gens du peuple se contentant d'un pagne de feuillage. Les femmes tenaient leurs cheveux fort courts, les hommes les disposaient avec soin et de façon très variée. Ils ne semblaient pas connaître les idoles des Polynésiens orientaux, mais n'en étaient pas moins purement animistes. On pratiquait le tatouage et la circoncision. Pour obtenir la guérison des chefs malades, on sacrifiait des enfants. Le nombre des indi-

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gènes des îles des Amis est actuellement de 34000. La tète est plus arrondie que celle des Tahitiens (indice de largeur, 80 ou un peu plus), un peu moins élevée (indice de hauteurlargeur, 98); le nez n'est pas tout à fait aussi large, les orbites sont de forme presque aussi arrondie.

Iles de Cook, — Les îles du groupe de Rarotonga, ou de Cook, se trouvent entre les archipels de Tahiti et de Tonga. Les indigènes vont nus ou drapés dans des étoffes blanches. Ce sont de vrais Polynésiens par la taille, par la chevelure noire et lisse. La peau est un peu cuivrée. Les pirogues des îles de Cook sont fabriquées avec un certain art et sculptées. Â Tile de Manaya, on avait l'habitude de jeter les morts dans un gouffre (Rienzi). A Rarotonga, il existaitune secte d'Aréoîs, mais elle ne massacrait que les enfants du sexe féminin. En guerre, le corps des vaincus était mangé par les vainqueurs. Tout cela aujourd'hui est changé, mais depuis le contact avec la civilisation européenne, depuis l'intrusion des missionnaires et l'extirpation de l'ancien culte, la dépopulation n'a.cessé de s'accentuer.

Iles Samoa. — Les mensurations crâniennes permettent de l'anger en un seul groupe les indigènes de Samoa et ceux de Tonga. Le type est vraiment polynésien, quelle qu'ait pu être l'influence mélanésienne signalée par Dumont-d'Urville. La stature est haute, les cheveux sont noirs et lisses, le nez est élargi aux i^arines, la tendance à l'obésité est caractérisée chez les femmes. Celles-ci n'ont pas la sveltesse des Marquésanes^ et elles offrent peu d'attrait. Elles sont à demi vêtues au moyen de nippes quelconques, et se marquent souvent de pointes de feu au long des bras et au-dessus des seins. Les deux sexes s'ornent de feuillages. Le tatouage est beaucoup moins important que dans d'autres archipels. Chez les

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