‹ Précis d'anthropologieChapitre 234 sur 319 · BttlL de la Soc. (TAnthrop., t. I, p · texte numérisé non relu

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anciens exploraleurs ont signalé deux types en Nouvelle- Zélande (Rienzi, t. Illy p. 133) : l'un d'assez grande taille ou de stature moyenne, à cheveux noirs et lisses, à peau d'un jaune légèrement foncé, un jaune brunâtre sale (Finsch), couleur des Européens du midi (P. Lesson), aux yeux graads et bien faits et le corps assez glabre : c'est l'élément poly-* nésien; l'autre type est représenté par des gens de plus petite taille, à cheveux crépus, à barbe frisée, à corps velu, à teint foncé, à mâchoire plus ou moins projetée : c'est l'élément mélanésien. Les chefs présentent le type le plus élevé, le type polynésien. Les Maoris, refoulés par les Anglais, parqués en quelque sorte dans certaines régions, ont beaucoup perdu de leurs anciennes mœurs, non pas tout. Ici encore nous retrouvons la pratique très développée et tFès artistique du tatouage, le vêtement primitif, de simples nattes de phormium (P. Lesson, t. II, p. 354), le costume magnifique des guerriers; de misérables cabanes faites de pieux et de feuillage; des instruments de pierre, d'os, de jonc; une alimentation principalement végétale, notamment la fougère torréfiée et amollie à coups de maillet; les pirogues creusées dans la longueur d'un tronc d'arbre; les croyances animistes, les prêtres devins et sorciers, le tabou; les funérailles sur plates-formes et dans des grottes ; l'anthropophagie développée plus que partout ailleurs dans les lies polynésiennes; la division en classes (ranga-liraSy nobles, maîtres du sol, iangalasy menu peuple, et enfin esclaves conquis à la guerre). Sans insister sur chacun de ces points, nous rappellerons seulement que la Nouvelle- Zélande est ou a été le pays où la pratique du tabou a peutêtre été le plus en honneur; tantôt le tabou était absolu, s'appliquait à tout le monde, tantôt il n'était que relatif. Les chefs tiraient de cette institution de précieuses ressources pour assurer leur domination. Certains objets sont sacrés

par eux-mêmes, comme les dépouilles des morts; les malades, les femmes sur le point d'accoucher sont taboues ; le poisson péché dans certaines saisons, dans certaines circonstances, est taboue. Des honneurs particuliers sont rendus aux parents défunts. A la mort d'un chef, ses voisins se réunissent pour venir piller ses propriétés; c'est affaire aux sujets du mort de se défendre contre les incursions de celle nature. Ordinairement les cadavres, après les lamentations d'usage, sont mis en terre; on les en tire après un certain temps et les ossements sont portés dans quelque caverne tabouée*.

Les Maoris, la race la plus énergique de tout l'ensemble polynésien, frappés par un brusque changement d'existence, disparaissent rapidement. On estime que leur nombre esl actuellement d'un peu plus de 40000; en 1850, ils étaient 70000; en 1842, 114000. Dans l'île du nord, un cerlain nombre de Maoris sont restés indépendants.

Iles Chatham. — Dans ces petites îles, situées un peu à l'est de la Nouvelle-Zélande, le type polynésien est bien conservé d'après quelques auteurs (ZûckerkandI) ; d'autres, au contraire, voient chez les Morioris des traces non douteuses de sang mélanésien. Broughton les a dépeints comme ayant le teint brun, les traits prononcés, la taiHe moyenne et étant bien proportionnés.

En dehors des limites occidentales des Polynésiens, on trouve dans la région déjà mélanésienne quelques points occupés par une population polynésienne, par exemple dans File de Ticopia ', et quelques endroits des îles Salomon. Rienzi décrit les habitants de Ticopia comme grands, robustes, d'une couleur cuivre peu foncée. Ils portent les cheveux

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