‹ Précis d'anthropologieChapitre 255 sur 319 · Rev. d'Anthrop,, t. I, p · texte numérisé non relu

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le front un peu étroit, le nez aquilin sans protubérance, le corps sec et robuste ; dans ces familles, à côté des cheveux et des veux foncés, se rencontrent des cheveux d'un rouge brun et des yeux verdâtres *.

g 22. — Les Sémites.

Cette dénomination d'origine biblique (Sem, Kham, Japhet) n'a aucune valeur ethnogénique ; elle a toutefois si bien pénétré dans l'usage qu'on ne peut plus ne pas l'employer. Le terme de c syro-arabe » n'est pas non plus sans défaut. Les peuples sémitiques étaient beaucoup plus nombreux jadis qu'ils ne le sont aujourd'hui. Les Assyriens, les Babylonietis étaient des Sémites que les événements historiques ont fait disparaître plus ou moins complètement au milieu d'autres populations. Dans les contrées que ces populations occupaient autrefois, l'ancien type sémitique est loin cependant d'avoir été partout et toujours anéanti. Ce type, il faut le chercher aujourd'hui chez un grand nombre d'Arabes et chez un certain nombre de Juifs.

Juifs. — Ils sont répandus dans toutes les parties du monde, pour les cinq sixièmes en Europe. Certes, tous les Juifs, tous les pratiquants du culte Israélite (7 millions d'individus, dit-on), ne peuvent être mis à contribution pour l'établissement d'un type juif commun. Beaucoup d'anciens Européens appartenant à des races diverses sont entrés dans les familles juives ; le sang européen et le sang juif ont été mélangés ; non seulement il y a des Juifs blonds et des Juifs bruns, mais bien des variétés sont nées du croisemenl de telles ou telles races avec des familles juives qui déjà étaient plus ou moins métissées. En Galicie, par exemple, un tiei^

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