Diciionn. encyclop, des Sciences médicaUiy art Slayes
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état de cause, étant donné que les Slaves qui avoisinent les Russes à Touest ont le crâne plus arrondi que ces derniers, il est très vraisemblable que le crâne russe actuel témoigne d'une influence de la race des kourganes, ce qui n'aurait rien que de naturel.
Si les traditions ne laissent aucun doute sur ce fait que les Russes sont venus de l'ouest et du sud-ouest, dans la région qu'ils occupent actuellement, il est, par contre, fort difQcile de déterminer l'origine du groupe slave dont ils se sont détachés. Au commencement de l'ère chrétienne les Sarmates, peuple slave, occupaient le pays étendu entre la Caspienne et la Vistule. Les ancêtres des Russes établis alors dans le pays du haut Dnieper durent, vraisemblablement sous la pression des invasions orientales, gagner le nord, où ils se fixèrent, pressant à leur tour d'autres peuples. Mais d'où venaient les Slaves du haut Dnieper? Il ne suffit pas de dire que la Yolhynie et la Russie blanche sont la patrie commune de tous les Slaves du nord; il faut chercher plus loin encore. On a parlé de la Scythie méridionale, puis du Caucase. Rien d'impossible à cela, mais nous voici en Asie, et l'on peut se demander maintenant à quels peuples asiatiques se rattacheraient les Slaves blonds du nord. Cette question d'origine est, en définitive, fort obscure encore, et l'on n'est probablement pas en possession des éléments qui permettront de la résoudre.
Les Russes établis en Asie au milieu de populations altaîques ou hyperboréennes ont, par le croisement, reçu un dévebppement plus considérable de la face, en largeur, mais la complexion est restée claire (Radlov). Somme toute, leur force assimilatrice semble supérieure à celles des populations asiatiques auxquelles ils se sont mêlés.
RuTHËNES, ou Petits Russes, Rusniaques. Ils occupent une grande partie de la Russie méridionale (Kharkov, Tcherni-
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gov) et le nord-est de l*Âustro-Hongi*ie (Lvov, Przemisl). Ils ne sont pas homogènes. Tchubinsky estime que chez les Ruthènes de Russie 7.15 p. 100 ont les yeux noirs, 35.31 les yeux bruns, 17.56 les yeux bleus, 49.94 les yeux gris; que, d'autre part, 13.28 ont les cheveux noirs, 58.52 les cheveux brun foncé, 24.35 d'un brun clair, 3.82 de couleur rouge (Arch. f. Anthrop.j t. XII, p. 402). Les bruns sont, en somme, beaucoup plus nombreux que chez les Russes. En ce qui concerne la forme générale du crâne, soixante-dix pièces ont donné un indice de 80.5, d'après Prozenko (avec un indice de 94 pour hauteur-largeur). Un nombre considérable de Ruthènes autrichiens ont donné à Meyer et Kopernicki un indice de 84.3 : contre cent ayant la peau foncée et les yeux bruns, cent cinquante avaient la peau et les yeux clairs; quatre-vingts avaient les cheveux clairs contre cent les cheveux foncés. Un groupe de quatre-vingts Ruthènes a fourni à Ërckert un indice de 83.2. Les descriptions assez différentes que l'on a données du type ruthène tiennent à la diversité des lieux où les observations ont été recueillies; on peut dire, en tout cas, que le crâne ruthène est en principe arrondi (sous-brachycéphalie). Un certain nombre de Ruthènes ont été magyarisés ou roumanisés.
Polonais. — Mayer et Kopernicki, étudiant les Polonais d'Autriche, les signalent comme ayant en majorité le teint, les cheveux et les yeux clairs, le crâne arrondi (indice de 84.4 pris sur le vivant), le front plutôt large qu'étroit, la face généralement élargie, le nez droit. Le domaine occupé par les Polonais de Prusse appartenait, avant l'histoire, à une race à tète allongée et à nez étroit, que lissauer rattache aux Germains ; cette même race se retrouve dans les anciennes sépultures de Galicie, dans la Yolhynie, dans la région du Dniester.
Les YmDEs, Sorbes, Sorabes ou Serbes de Lusace, forment
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un ilot séparé des autres Slaves (partie en Prusse, partie en Saxe); sur le cours de la Sprée. BroBsike leur attribue un indice céphalique de 81.1; un certain nombre d'observations sur le vivant ont donné 84.9 pour les hommes, 84 pour les femmes. On peut dire, en somme, que Ton est ici sur la limite de la sous-brachycéphalie et de la brachycéphalie. Les Yindes sont de complexion claire, ont les cheveux gêné* ralement blonds, les yeux bleus ou gris ; la face n'est pas élargie comme celle des Polonais.
Tchèques. — Ceux-ci sont vraiment brachycéphales, avec un indice moyen de 83 à 84. L'os malaire est développé ; le nez est petit et plat; le crftne volumineux. Ils passent pour les plus énergiques et les plus résistants de tous les Slaves.
Les Slovaques, leurs voisins de Test (qui confinent aux Polonais et aux Ruthènes), sont eux aussi brachycéphales ; rindice du crâne est de 83.5 d'après Weisbach. Ils sont de carnation claire. Ceux de la plaine sont de statui*e moyenne, ceux du pays montagneux sont de plus grande taille (Sasinek). Ils partagent un grand nombre des qualités des Tchèques, mais sont généralement moins avancés en civilisation.
En commençant par Test, les Slaves méridionaux qui se présentent les premiers sont les Bulgares. On les regarde communément comme des Ouraliens slavisés ; ils tirent leur origine, en effet, de la région volgaîque, mais leur type s'est singulièrement modifié par suite du contact avec les populations des fialkhans. Ces anciens guerriers, précurseurs de ^Invasion turque, sont devenus de pacifiques agriculteurs, laborieux, sédentaires. Leur type n'a rien de commun avec celui des Polonais, des Tchèques, des Slovaques, auxquels ils ne sont apparentés que par leur langue d'adoption qui est un idiome slave. On les représente comme de taille moyenne, ou au-dessus delà moyenne, ayant dans certaines l'égions le teint, les cheveux, les yeux clairs (Kanitz), foncés
dans d'autres régions, rarement noirs; trapus et vigoureux; le visage généralement ovale, le nez droit ou un peu courbé; parfois les mâchoires sont projetées. En somme, il n'y a pas unité de type, et en perdant presque partout leur apparence ouralienne, les Bulgares se sont formés d'éléments divers. Tantôt la tête est allongée, tantôt elle est courte. Kopemicki distingue dans les ci*ânes bulgares deux types : l'un, qu'il, qualifie de pur, et qui n'a point d'analogue parmi les crânes européens; l'autre mixte. Le premier serait un ancien type ouralien : indice de largeur, 75.8; indice nasal, 48; grande hauteur du maxillaire supérieur et face assez longue. Le second type serait métissé d'éléments slaves : indice de largeur, 78.7; indice nasal 46.6; faible hauteur du maxillaire supérieur et de la face. (H)édénare distingue, non pas deux, mais troi« types chez les Bulgares. L'un a le crâne elliptique, le front étroit, l'occiput allongé, les cheveux assez clairs; le second rappelle la brachycéphalie asiatique; le troisième est tatar : front fuyant, larges pommettes. Chez les Bulgares fixés depuis un siècle en Roumanie le premier type aurait la prédominance.
Serbes. — Ici il y a plus d'homogénéité, et cependant a côté de tètes courtes on rencontre des tètes allongées. La taille est assez grande, le système pileux châtain clair ou brun ; les épaules sont larges, le profil accentué. Les Serbes, peuple énergique et profondément attaché â sa nationalité, vinrent d'au delà des Carpathes, dans les régions qu'ils occupent actuellement, et cette origine est aussi celle des Slavonsy Bosniaques ^ Monténégrins ^ Dalmates, CroateSy Slovènes, On ne peut dire toutefois qu'il y ait un type unique sud-slave, car bien des mélanges ont eu lieu dans la région comprise entre le Danube, la Save et l'Adriatique. On ne peut préciser non plus l'époque de la première apparition des Slaves dans cette contrée. Il est rare que les Bosniaques,