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SLAVES

Croates et Polonais ont réuni des éléments hétérogènes et leurs conclusions ne peuvent porter. Les moyennes prises sur une vingtaine d^autres individus auraient pu être toutes différentes. Russes et Ruthènes, que Ton range dans le même groupe, sont, par exemple, différenciés en ce que les uns sont généralement blonds, les autres généralement bruns (Barchevitz). Les Slaves du sud ne forment pas plus un groupe particulier que n'en forment un les Slaves du nord. En ce qui concerne, par exemple, le teint et la chevelure, il existe chez eux des populations claires et des populations foncées. En Croatie, pour préciser plus nettement encore, il y a des populations rustiques i teint et i cheveux clairs et des populations également rustiques i teint et à cheveux foncés. Les Bosniaques, les Herzégovins, les Monténégrins sont essentiellement bruns. Ami Boue a différencié catégoriquement de leurs voisins les Serbes, les Bulgares i tête moins volumineuse, à figure plus allongée. Au surplus, les observations ci-dessous, relatives à chacun des peuples slaves pris séparément, mettront suffisamment en relief cette diversité.

Russes, également appelés Grands Russes. Ce sont les Russes du nord, du centre, de Test. Le sud de la Russie est du domaine ruthène, ou petit russe, dont il sera parlé tout à l'heure. Il est incontestable que le sang finnois et le sang de divers peuples ouraliens a eu une influence considérable dans certains districts du domaine russe, mais quelle qu'ait été cette influence, il est inexact de dire que les Russes sont des Altaïques slavisés. Les Russes sont des colons slaves venus de Touest et du sud-ouest dans les régions qu'ils occupent actuellement, et qui, en partie, se sont alliés aux populations finnoises et autres qu'ils ont rencontrées. L'influence altaîque a été grande en certaines régions, moindre ailleurs, ailleurs encore elle a été nulle. De là la difficulté de déter-

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miner le vrai type russe. En général le Grand Rosse est représenté comme blond, clair de carnation, ayant les yeux petits et gris (Barchevitz). D'après Maïnov, la chevelure est communément d*un brun châtain, la barbe est longue, le nez camus. D'autres auteurs signalent un cou court, une nuque forte, une poitrine et des épaules larges ^ Le crâne n'est ni court ni long : l'indice de lai'geur est celui de la mésaticéphalie. D'après dix-huit crânes, Kopernicki donne un indice de 77; d'après trente crânes, Prozenko donne 80.6 (indice de largeur-hauteur, 93.5); B. Davis, 78; les dix crânes du Muséum de Francfort donnent 77.7. On est loin de la brachycéphalie attribuée à tous les peuples dits slaves'.

En tout cas, lorsque les ancêtres des Russes actuels vinrent se fixer en Moscovie, ils rencontrèrent la race dont les c kourganes > montrent l'ossature et quelque mobilier. Cette race i^égnait dans le pays aux ix*, x% xi% xii* siècles; elle était de haute taille, avait la tète allongée. Bogdanov donne une stature moyenne de i",71 pour les hommes; sur une série de cent quarante crânes, un cinquième au plus est mésaticéphale, le reste est dolichocéphale. Deux questions se posent ici. L'une est celle de savoir quelle influence ont pu avoir les hommes des kourganes sur lesîmmigrants ; l'autre question concerne les affinités, la parenté de cette race des kourganes avec quelque autre peuple. Pour Tcherkov les auteurs des kourganes étaient les Russes Yarègues; pour Bieliajev c'étaient des Finnois et des colons slaves; Baervoil en eux une race distincte, autochtone, n'ayant rien de commun avec les Finnois. Kopernicki, Maïnov en font des orientaux. D'autres hypothèses peuvent être faites, car rien de ce qui a été dit jusqu'ici n'est encore bien démontré. En tout

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